Me Vanderveeren n'aura pas attendu longtemps pour réagir, au nom de son client, à la publication de notre article sur la mise en examen de Chodiev par la justice française, dans le cadre du Kazakhgate. Dans son courrier, envoyé par mail, il déplore que nous fassions état "d'informations qui paraissent avoir été obtenues illégalement en violation du secret des instructions en cours". Pascal Vanderveeren rappelle que son client a, par le passé, déjà souffert de telles violations. Il évoque "un traitement à charge que lui ont réservé les médias", notamment dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire.

"Ces violations furent le fait de plusieurs organes de presse en liaison avec certains membres de la commission", continue l'avocat, en évoquant les actions en responsabilité en cours contre l'Etat belge, ainsi que contre les députés Georges Gilkinet (Ecolo) et Dirk Van der Maelen (SP.A) qui présidait la commission. Précisons que, le 19 juin dernier (juste avant son audition par les enquêteurs belges), Chodiev a perdu en première instance son action civile contre Gilkinet. Il a fait appel de la décision du tribunal de Namur. Quant à l'action contre Van der Maelen, le tribunal d'Audenarde a décidé de joindre l'affaire à l'action de Chodiev contre l'Etat belge. Les avocats de l'homme d'affaires ont, ici aussi, fait appel de la décision. La Cour d'appel de Gand doit trancher dans les jours qui viennent.

Dans la lettre envoyée ce matin, Me Vanderveeren dit encore que son client envisage de porter plainte pour que "les personnes à l'origine ou recevant les informations issues des dites violations soient poursuivies pénalement". Il termine : "Dès lors, notre client ne peut ni infirmer ni confirmer les informations que vous prétendez détenir". Et enfin : "Comme il le fait depuis le début de cette affaire, Monsieur Patokh Chodiev conteste l'ensemble des allégations mensongères formulées à son encontre."