"Au moment où nous félicitons les lauréats, réaffirmons le droit à la liberté de la presse, reconnaissons le rôle fondamental des journalistes et renforçons les efforts à tous les niveaux pour soutenir des médias libres, indépendants et pluriels", a-t-il dit dans un communiqué. "Aucune société ne peut être libre et juste sans des journalistes capables d'enquêter sur les méfaits, d'informer les citoyens, de demander des comptes aux dirigeants", a-t-il ajouté.

M. Guterres a dit son inquiétude en raison d'un "discours anti-médias" qui monte, ainsi que "des violences et du harcèlement croissants contre les journalistes, en personne et sur internet", visant en particulier les femmes journalistes. Le prix Nobel de la paix a récompensé vendredi deux journalistes d'investigation, la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov, consécration d'une liberté de la presse menacée de toutes parts.

Mouratov dédie son Nobel à des journalistes tués et à Navalny emprisonné

Le journaliste russe Dmitri Mouratov a annoncé vendredi qu'il dédiait son prix Nobel de la paix à ses collègues du journal Novaïa Gazeta assassinés pour leurs enquêtes et à l'opposant emprisonné Alexeï Navalny. "Je suis le mauvais bénéficiaire" de ce prix, a lancé M. Mouratov, rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, devant la presse, en le dédiant aux six journalistes et contributeurs assassinés de la publication, dont Anna Politkovskaïa. Ils ont "donné leur vie pour leur travail", a-t-il ajouté.

M. Mouratov a aussi affirmé qu'il aurait remis cette distinction à Alexeï Navalny, bête noire de Vladimir Poutine. "J'aurais voté pour la personne sur laquelle pariaient les bookmakers, et cette personne a tout l'avenir devant elle. Je veux dire Alexeï Navalny", a souligné M. Mouratov. Il a promis de reverser une partie de la somme accompagnant le Nobel pour soutenir les "médias indépendants et autonomes" de Russie.

L'opposition et les médias indépendants sont actuellement sous la pression croissante du pouvoir russe qui a classé plusieurs organisations et journalistes "agents de l'étranger" et interdit des groupes critiques du Kremlin. Vendredi après-midi, les autorités russes ont encore classé neuf personnes, dont des journalistes, "agents de l'étranger", ce qui les soumet à de fastidieuses procédures administratives et contrôles de leurs dépenses, sous peine de prison. Plusieurs organisations ont également été inclues à la liste, y compris le site d'investigation Bellingcat.

"Au moment où nous félicitons les lauréats, réaffirmons le droit à la liberté de la presse, reconnaissons le rôle fondamental des journalistes et renforçons les efforts à tous les niveaux pour soutenir des médias libres, indépendants et pluriels", a-t-il dit dans un communiqué. "Aucune société ne peut être libre et juste sans des journalistes capables d'enquêter sur les méfaits, d'informer les citoyens, de demander des comptes aux dirigeants", a-t-il ajouté.M. Guterres a dit son inquiétude en raison d'un "discours anti-médias" qui monte, ainsi que "des violences et du harcèlement croissants contre les journalistes, en personne et sur internet", visant en particulier les femmes journalistes. Le prix Nobel de la paix a récompensé vendredi deux journalistes d'investigation, la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov, consécration d'une liberté de la presse menacée de toutes parts.Le journaliste russe Dmitri Mouratov a annoncé vendredi qu'il dédiait son prix Nobel de la paix à ses collègues du journal Novaïa Gazeta assassinés pour leurs enquêtes et à l'opposant emprisonné Alexeï Navalny. "Je suis le mauvais bénéficiaire" de ce prix, a lancé M. Mouratov, rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, devant la presse, en le dédiant aux six journalistes et contributeurs assassinés de la publication, dont Anna Politkovskaïa. Ils ont "donné leur vie pour leur travail", a-t-il ajouté. M. Mouratov a aussi affirmé qu'il aurait remis cette distinction à Alexeï Navalny, bête noire de Vladimir Poutine. "J'aurais voté pour la personne sur laquelle pariaient les bookmakers, et cette personne a tout l'avenir devant elle. Je veux dire Alexeï Navalny", a souligné M. Mouratov. Il a promis de reverser une partie de la somme accompagnant le Nobel pour soutenir les "médias indépendants et autonomes" de Russie.L'opposition et les médias indépendants sont actuellement sous la pression croissante du pouvoir russe qui a classé plusieurs organisations et journalistes "agents de l'étranger" et interdit des groupes critiques du Kremlin. Vendredi après-midi, les autorités russes ont encore classé neuf personnes, dont des journalistes, "agents de l'étranger", ce qui les soumet à de fastidieuses procédures administratives et contrôles de leurs dépenses, sous peine de prison. Plusieurs organisations ont également été inclues à la liste, y compris le site d'investigation Bellingcat.