Arrivé nettement en tête du premier tour du scrutin les 12 et 13 janvier, il a appelé ses partisans dans son langage typiquement badin à voter pour lui et à "prendre avec eux aussi leurs amis, amants et maîtresses" au second tour qui l'oppose au pro-européen Jiri Drahos.

Le président sortant ne cache pas ses sympathies à l'égard de la Russie et de la Chine.

En mai 2015, il participe à Moscou aux cérémonies anniversaires de la victoire sur l'Allemagne nazie boudées par la plupart des dirigeants occidentaux. En septembre de la même année, il est le seul chef d'Etat européen présent à Pékin au défilé militaire de commémoration de la capitulation du Japon.

Le mot "idiot" pour désigner ses opposants sort souvent de la bouche de celui qui s'en prend avec plaisir aussi aux journalistes, taxés un jour de "fumiers". Lors d'un autre déplacement en Chine, il n'hésite pas à affirmer, en présence de Vladimir Poutine, qu'ils devraient être "liquidés".

En phase avec une bonne partie de l'opinion tchèque, il qualifie l'afflux de migrants en Europe d'"invasion organisée" et se dit opposé à leur accueil, à l'origine selon lui d'un "bouillon de culture propice à des attaques terroristes".

"Quand une inondation arrive, il ne faut pas attendre qu'il y ait de l'eau jusqu'au genou. Les barrières anti-inondation doivent être montées plus tôt", lance-t-il, rétorquant à l'objection que son pays n'a jusqu'à présent accueilli que 12 migrants.

Connu aussi pour ses positions pro-israéliennes, Milos Zeman n'a pas hésité à accuser l'UE d'être "lâche", en commentant la réaction de Bruxelles après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président américain Donald Trump.

'Embrasser les arbres'

Né le 28 septembre 1944 à Kolin près de Prague, cet économiste de formation fait déjà parler de lui avant la chute du régime totalitaire en 1989, en lançant des critiques acerbes à l'adresse de l'économie communiste.

Après la "Révolution de velours", il forme avec Vaclav Havel et Vaclav Klaus, ses prédécesseurs à la présidence, le trio qui a le plus marqué l'évolution du pays.

Brièvement membre du parti communiste lors d'une période de dégel à la fin des années 1960, il fait renaître après 1989 le parti social-démocrate, avant de devenir chef de la Chambre basse du Parlement (1996-1998) puis Premier ministre (1998-2002).

En 2002, il se retire dans un village paisible loin de la métropole, pour "embrasser les arbres", mais ne cesse jamais de tirer les ficelles du pouvoir en coulisses.

Brièvement sorti de sa réclusion pour briguer sans succès la présidence en 2003, il retourne en politique en 2010, à la tête d'un nouveau Parti des droits du citoyen.

En janvier 2013, il atteint le sommet en remportant la première présidentielle au suffrage universel direct, face au candidat de la droite Karel Schwarzenberg.

'Virose' ou 'cuite'?

Milos Zeman est marié à son ancienne secrétaire Ivana, de plus de vingt ans sa cadette, une passionnée d'armes, qui s'engage activement en faveur de sa réélection. Il est père d'un fils, David, issu de son premier mariage, et d'une fille, Katerina.

Gros fumeur, il ne cesse de lever la voix contre la loi bannissant depuis mai 2017 la cigarette des bars et restaurants tchèques.

Milos Zeman ne cache pas non plus sa passion pour le vin et la bière tout comme pour les alcools plus forts, dont la "slivovice", une eau-de-vie de prune locale.

En mai 2013, la télévision le montre titubant, le regard vitreux, à l'ouverture d'une exposition ayant suivi une réception à l'ambassade de Russie.

La présidence a alors démenti les conjectures sur l'état d'ébriété du chef de l'Etat, évoquant une "virose". Depuis, le mot "virose" est devenu synonyme de "cuite" dans le langage populaire.

Une démarche hésitante et un air parfois absent ne cessent de susciter des interrogations sur l'état de santé de l'homme qui marche avec une canne, et qui souffre de neuropathie diabétique et d'ennuis d'audition, selon ses médecins.

Arrivé nettement en tête du premier tour du scrutin les 12 et 13 janvier, il a appelé ses partisans dans son langage typiquement badin à voter pour lui et à "prendre avec eux aussi leurs amis, amants et maîtresses" au second tour qui l'oppose au pro-européen Jiri Drahos.Le président sortant ne cache pas ses sympathies à l'égard de la Russie et de la Chine. En mai 2015, il participe à Moscou aux cérémonies anniversaires de la victoire sur l'Allemagne nazie boudées par la plupart des dirigeants occidentaux. En septembre de la même année, il est le seul chef d'Etat européen présent à Pékin au défilé militaire de commémoration de la capitulation du Japon.Le mot "idiot" pour désigner ses opposants sort souvent de la bouche de celui qui s'en prend avec plaisir aussi aux journalistes, taxés un jour de "fumiers". Lors d'un autre déplacement en Chine, il n'hésite pas à affirmer, en présence de Vladimir Poutine, qu'ils devraient être "liquidés". En phase avec une bonne partie de l'opinion tchèque, il qualifie l'afflux de migrants en Europe d'"invasion organisée" et se dit opposé à leur accueil, à l'origine selon lui d'un "bouillon de culture propice à des attaques terroristes"."Quand une inondation arrive, il ne faut pas attendre qu'il y ait de l'eau jusqu'au genou. Les barrières anti-inondation doivent être montées plus tôt", lance-t-il, rétorquant à l'objection que son pays n'a jusqu'à présent accueilli que 12 migrants.Connu aussi pour ses positions pro-israéliennes, Milos Zeman n'a pas hésité à accuser l'UE d'être "lâche", en commentant la réaction de Bruxelles après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président américain Donald Trump.Né le 28 septembre 1944 à Kolin près de Prague, cet économiste de formation fait déjà parler de lui avant la chute du régime totalitaire en 1989, en lançant des critiques acerbes à l'adresse de l'économie communiste.Après la "Révolution de velours", il forme avec Vaclav Havel et Vaclav Klaus, ses prédécesseurs à la présidence, le trio qui a le plus marqué l'évolution du pays.Brièvement membre du parti communiste lors d'une période de dégel à la fin des années 1960, il fait renaître après 1989 le parti social-démocrate, avant de devenir chef de la Chambre basse du Parlement (1996-1998) puis Premier ministre (1998-2002).En 2002, il se retire dans un village paisible loin de la métropole, pour "embrasser les arbres", mais ne cesse jamais de tirer les ficelles du pouvoir en coulisses.Brièvement sorti de sa réclusion pour briguer sans succès la présidence en 2003, il retourne en politique en 2010, à la tête d'un nouveau Parti des droits du citoyen.En janvier 2013, il atteint le sommet en remportant la première présidentielle au suffrage universel direct, face au candidat de la droite Karel Schwarzenberg.Milos Zeman est marié à son ancienne secrétaire Ivana, de plus de vingt ans sa cadette, une passionnée d'armes, qui s'engage activement en faveur de sa réélection. Il est père d'un fils, David, issu de son premier mariage, et d'une fille, Katerina.Gros fumeur, il ne cesse de lever la voix contre la loi bannissant depuis mai 2017 la cigarette des bars et restaurants tchèques.Milos Zeman ne cache pas non plus sa passion pour le vin et la bière tout comme pour les alcools plus forts, dont la "slivovice", une eau-de-vie de prune locale. En mai 2013, la télévision le montre titubant, le regard vitreux, à l'ouverture d'une exposition ayant suivi une réception à l'ambassade de Russie.La présidence a alors démenti les conjectures sur l'état d'ébriété du chef de l'Etat, évoquant une "virose". Depuis, le mot "virose" est devenu synonyme de "cuite" dans le langage populaire.Une démarche hésitante et un air parfois absent ne cessent de susciter des interrogations sur l'état de santé de l'homme qui marche avec une canne, et qui souffre de neuropathie diabétique et d'ennuis d'audition, selon ses médecins.