"Je peux être critiqué pour mes performances, mon penalty raté, mais jamais je ne m'excuserai pour qui je suis et d'où je viens. Je suis Marcus Rashford, un homme noir de Withington et Wythenshawe, du sud de Manchester. Pour tous les messages gentils, merci. Je reviendrai plus fort. On reviendra plus fort."

La réponse de Marcus Rashford au harcèlement raciste dont il a fait l'objet, en compagnie de ses coéquipiers Jason Sancho et Bukayo Saka, est à la hauteur du personnage: grand et digne.

Les trois joueurs avaient manqué leur tir au but dans l'épreuve psychologique finale qui a permis à l'Italie de remporter le titre de championne d'Euro, dimanche. Gareth Southgate, l'entraîneur anglais, avait fait monter Marcus Rashford, attaquant de Manchester United, et Jason Sancho à une minute de la fin du temps réglementaire en vue des penaltys.

Tous les trois ont subi d'innombrables attaques racistes en ligne à la suite de la défaite anglaise. La Fédération anglaise les a dénoncées et promet des sanctions. Le Premier ministre, Boris Johnson, a souligné que les auteurs de ces messages devraient être "honteux d'eux-mêmes". Les soutiens ont afflué, de toutes parts, pour qualifier les trois joueurs de "héros" qui ont pris leurs responsabilités en tirant un penalty.

Des trois, Marcus Rashford a été le plus visé. Pour une autre raison. Depuis un an, le joueur est devenu un symbole politique, avec son combat contre le malnutrition des enfants les plus démunis. A coups de messages et d'actions, il a fait plier le gouvernement Johnson et obtenu des repas gratuits dans les cantines scolaires.

Natalie Elphicke, députée conservatrice, avait même laissé entendre qu'il aurait connu une meilleur saison, sportivement, s'il avait "perfectionné son jeu" plutôt que de "jouer à la politique". Elle s'est ensuite excusée.

Les attaques contre le joueur se sont matérialisées dans la dégradation d'une fresque qui avait été peinte sur un mur en son honneur, à Manchester. En retour, de nombreux supports sont venus coller des messages de soutien.

"J'ai eu l'impression d'avoir laissé tombé mes coéquipiers, tout le monde, confie Rashford dans son message. Tout ce que je peux dire, c'est que je suis désolé et que j'aurais aimé que ça se passe différemment." A tous les niveaux.

"Je peux être critiqué pour mes performances, mon penalty raté, mais jamais je ne m'excuserai pour qui je suis et d'où je viens. Je suis Marcus Rashford, un homme noir de Withington et Wythenshawe, du sud de Manchester. Pour tous les messages gentils, merci. Je reviendrai plus fort. On reviendra plus fort."La réponse de Marcus Rashford au harcèlement raciste dont il a fait l'objet, en compagnie de ses coéquipiers Jason Sancho et Bukayo Saka, est à la hauteur du personnage: grand et digne.Les trois joueurs avaient manqué leur tir au but dans l'épreuve psychologique finale qui a permis à l'Italie de remporter le titre de championne d'Euro, dimanche. Gareth Southgate, l'entraîneur anglais, avait fait monter Marcus Rashford, attaquant de Manchester United, et Jason Sancho à une minute de la fin du temps réglementaire en vue des penaltys.Tous les trois ont subi d'innombrables attaques racistes en ligne à la suite de la défaite anglaise. La Fédération anglaise les a dénoncées et promet des sanctions. Le Premier ministre, Boris Johnson, a souligné que les auteurs de ces messages devraient être "honteux d'eux-mêmes". Les soutiens ont afflué, de toutes parts, pour qualifier les trois joueurs de "héros" qui ont pris leurs responsabilités en tirant un penalty.Des trois, Marcus Rashford a été le plus visé. Pour une autre raison. Depuis un an, le joueur est devenu un symbole politique, avec son combat contre le malnutrition des enfants les plus démunis. A coups de messages et d'actions, il a fait plier le gouvernement Johnson et obtenu des repas gratuits dans les cantines scolaires. Natalie Elphicke, députée conservatrice, avait même laissé entendre qu'il aurait connu une meilleur saison, sportivement, s'il avait "perfectionné son jeu" plutôt que de "jouer à la politique". Elle s'est ensuite excusée.Les attaques contre le joueur se sont matérialisées dans la dégradation d'une fresque qui avait été peinte sur un mur en son honneur, à Manchester. En retour, de nombreux supports sont venus coller des messages de soutien."J'ai eu l'impression d'avoir laissé tombé mes coéquipiers, tout le monde, confie Rashford dans son message. Tout ce que je peux dire, c'est que je suis désolé et que j'aurais aimé que ça se passe différemment." A tous les niveaux.