"A première vue, il pourrait sembler que la situation dans le golfe Persique s'oriente vers un conflit militaire mais en y regardant de plus près, nous voyons que la probabilité d'un tel conflit est de moins en moins élevée", a déclaré le général Ahmad Reza Pourdastan.

"Tous les pays qui ont des intérêts dans la région ne veulent en aucun cas voir une nouvelle crise au Moyen-Orient", a-t-il affirmé, cité par l'agence de presse iranienne Mehr.

Les tensions n'ont cessé de monter dans le Golfe depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran.

Depuis mai, des sabotages et attaques de navires dans le Golfe --imputées par les Etats-Unis à Téhéran, qui dément--, la saisie de pétroliers étrangers ainsi que la destruction d'un drone américain par l'Iran ont encore fait monter la pression.

Après la destruction du drone, qui se trouvait selon Téhéran dans son espace aérien, le président américain Donald Trump avait affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles contre l'Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces.

"Les capacités militaires de nos forces armées sont si importantes que nos ennemis n'osent pas choisir une option militaire contre nous", a estimé M. Pourdastan.

"Le golfe Persique est comme une poudrière et l'explosion du premier pétard peut mener à un énorme désastre", a-t-il aussi affirmé.

Le tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète transite par la région du Golfe et du détroit d'Ormuz, selon l'Agence américaine d'informations sur l'Energie.