Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais en 2016, la Russie avait tenté d'interférer dans les élections américaines en créant de faux profils, du contenu manipulé et de la désinformation. Quelque chose a-t-il changé ces dernières années ? Il ne semble pas. Aujourd'hui, contre toute attente, le même scénario semble se reproduire: en effet le groupe russe "Internet Research Agency",qui s'était déjà illustré lors de l'élection présidentielle de 2016, est à nouveau actif. Sans que l'on puisse rien faire?

Le Real Facebook Oversight Board: un point de départ

Le 6 mai 2020, Facebook a annoncé son Oversight Board: à savoir un groupe d'experts, dont le but est d'aider la plateforme à gérer la frontière entre liberté d'expression, censure et sécurité (y compris, celle concernant les décisions politiques et électorales). Mark Zuckerberg soutient que le groupe sera en mesure d'exercer un jugement indépendant sur certaines des décisions concernant les contenus les plus difficiles et les plus significatifs sur les réseaux sociaux du groupe Facebook.

Mais le "Board" a été critiqué pour ne pas être encore actif malgré l'approche des prochaines élections américaines. En effet, il est tard et Zuckerberg a déclaré que le "Board" serait actif d'ici la mi-octobre. Or, un groupe parallèle composé d'environ 25 experts du monde universitaire, de la société civile, de la politique et du journalisme a annoncé sa volonté d'analyser les décisions concernant la gestion des contenus sur Facebook, à partir de la période précédant les élections présidentielles. Une prise de conscience de la société civile qui n'est nullement anodine et qui doit être observée attentivement.

Le groupe parallèle se fait appeler le "Real Facebook Oversight Board". En ajoutant le mot "Real", le groupe est clairement en opposition avec le "Board" de Facebook. Comme le rapporte NBCN, il s'agit d'un projet développé par The Citizens, un groupe basé au Royaume-Uni fondé par la journaliste du Guardian Carole Cadwalladr, l'auteur de l'enquête qui a rendu le nom de Cambridge Analytica célèbre dans le monde .

Que faire alors? Surveiller, comprendre et agir en conséquence

La construction de groupes d'observation comme le "Real Facebook Oversight Board" constitue un signal important de prise de conscience. Cependant, en tant que société civile qui s'occupe du monde de l'information, il est de notre devoir de choisir soigneusement les sources avec lesquelles nous nous informons, les surveillons et apprenons à reconnaître les contenus manipulés, les fausses nouvelles et les tentatives de modifier la réalité à diverses fins : y compris électorale.

Prétendre que les réseaux sociaux sont un danger pour notre démocratie est probablement excessif, mais prétendre qu'ils n'ont aucune influence, c'est adopter une attitude partisane. Beaucoup proposent des recettes pour réduire la portée de certains types de contenu, les bloquer automatiquement et supprimer plus rapidement les groupes incitant à la haine.

Tout est correct, cependant, il est aussi de notre responsabilité en tant qu'électeurs, citoyens et membres de la société civile, d'essayer de sélectionner correctement nos sources et de comprendre, si nous sommes confrontés à un contenu manipulé, un fake new ou un contenu créé pour nous tromper. Il faut apprendre à vivre avec la "société de désinformation" pour le moment. Ce n'est pas facile, la route est difficile mais des groupes comme le Real Facebook Oversight Board peuvent aider a faire le tri dans les informations.

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais en 2016, la Russie avait tenté d'interférer dans les élections américaines en créant de faux profils, du contenu manipulé et de la désinformation. Quelque chose a-t-il changé ces dernières années ? Il ne semble pas. Aujourd'hui, contre toute attente, le même scénario semble se reproduire: en effet le groupe russe "Internet Research Agency",qui s'était déjà illustré lors de l'élection présidentielle de 2016, est à nouveau actif. Sans que l'on puisse rien faire?Le Real Facebook Oversight Board: un point de départLe 6 mai 2020, Facebook a annoncé son Oversight Board: à savoir un groupe d'experts, dont le but est d'aider la plateforme à gérer la frontière entre liberté d'expression, censure et sécurité (y compris, celle concernant les décisions politiques et électorales). Mark Zuckerberg soutient que le groupe sera en mesure d'exercer un jugement indépendant sur certaines des décisions concernant les contenus les plus difficiles et les plus significatifs sur les réseaux sociaux du groupe Facebook.Mais le "Board" a été critiqué pour ne pas être encore actif malgré l'approche des prochaines élections américaines. En effet, il est tard et Zuckerberg a déclaré que le "Board" serait actif d'ici la mi-octobre. Or, un groupe parallèle composé d'environ 25 experts du monde universitaire, de la société civile, de la politique et du journalisme a annoncé sa volonté d'analyser les décisions concernant la gestion des contenus sur Facebook, à partir de la période précédant les élections présidentielles. Une prise de conscience de la société civile qui n'est nullement anodine et qui doit être observée attentivement.Le groupe parallèle se fait appeler le "Real Facebook Oversight Board". En ajoutant le mot "Real", le groupe est clairement en opposition avec le "Board" de Facebook. Comme le rapporte NBCN, il s'agit d'un projet développé par The Citizens, un groupe basé au Royaume-Uni fondé par la journaliste du Guardian Carole Cadwalladr, l'auteur de l'enquête qui a rendu le nom de Cambridge Analytica célèbre dans le monde .Que faire alors? Surveiller, comprendre et agir en conséquenceLa construction de groupes d'observation comme le "Real Facebook Oversight Board" constitue un signal important de prise de conscience. Cependant, en tant que société civile qui s'occupe du monde de l'information, il est de notre devoir de choisir soigneusement les sources avec lesquelles nous nous informons, les surveillons et apprenons à reconnaître les contenus manipulés, les fausses nouvelles et les tentatives de modifier la réalité à diverses fins : y compris électorale.Prétendre que les réseaux sociaux sont un danger pour notre démocratie est probablement excessif, mais prétendre qu'ils n'ont aucune influence, c'est adopter une attitude partisane. Beaucoup proposent des recettes pour réduire la portée de certains types de contenu, les bloquer automatiquement et supprimer plus rapidement les groupes incitant à la haine.Tout est correct, cependant, il est aussi de notre responsabilité en tant qu'électeurs, citoyens et membres de la société civile, d'essayer de sélectionner correctement nos sources et de comprendre, si nous sommes confrontés à un contenu manipulé, un fake new ou un contenu créé pour nous tromper. Il faut apprendre à vivre avec la "société de désinformation" pour le moment. Ce n'est pas facile, la route est difficile mais des groupes comme le Real Facebook Oversight Board peuvent aider a faire le tri dans les informations.