L'association observe que des individus sont poursuivis en justice et harcelés dans toute l'Europe pour avoir donné des vêtements chauds, proposé un abri ou sauvé la vie à des migrants en mer.

Les magistrats utilisent les lois contre les passeurs et des mesures antiterroristes de manière abusive pour s'en prendre à des défenseurs des droits humains, signale Amnesty International, qui a analysé des cas dans 8 pays européens entre 2017 et 2019.

En Italie par exemple, les autorités ont saisi des bateaux affrétés par des ONG à plusieurs reprises depuis 2017, alors que le nombre de morts en mer a augmenté par la suite, rapporte l'association. Des campagnes de dénigrement et des enquêtes pénales ont ciblé des sauveteurs. Un code de conduite susceptible de retarder les secours leur a été imposé. Les autorités en ont aussi bloqués en mer sans les laisser débarquer les personnes secourues.

De leur côté, les autorités espagnoles se sont basées sur des lois administratives pour restreindre les opérations de secours, menaçant les ONG d'amendes pouvant atteindre 901.000 euros, dénonce encore le rapport.

Le document pointe "l'aide à l'entrée irrégulière" sur le territoire comme chef d'inculpation dans de nombreux exemples. Arrêtés par les autorités grecques, Sarah Mardini et Seán Binder ont passé plusieurs mois en détention provisoire pour avoir aidé des migrants qui arrivaient sur l'île de Lesbos. Accusés entre autres d'aide à l'entrée irrégulière et d'espionnage, ils attendent toujours leur procès.

"Nous risquons 25 ans de prison pour avoir secouru des gens, mais si vous me demandiez aujourd'hui si j'agirais autrement, sachant que ma vie pourrait en être bouleversée, je vous répondrais que je ferais exactement la même chose", a déclaré Sarah Mardini.

Le Français Pierre Mumber, guide de haute montagne, a été jugé pour "aide à l'entrée irrégulière" d'étrangers en France, après avoir offert du thé et des vêtements chauds à quatre personnes demandeuses d'asile originaires d'Afrique de l'Ouest. Il a finalement été acquitté en appel.

Amnesty International appelle l'Union européenne et ses États membres à redéfinir l'aide à l'entrée, au transit et au séjour irréguliers. Les défenseurs des droits humains demandent d'en exclure les gestes de solidarité et de ne considérer les actes comme infraction qu'en cas de gain matériel.

L'association observe que des individus sont poursuivis en justice et harcelés dans toute l'Europe pour avoir donné des vêtements chauds, proposé un abri ou sauvé la vie à des migrants en mer.Les magistrats utilisent les lois contre les passeurs et des mesures antiterroristes de manière abusive pour s'en prendre à des défenseurs des droits humains, signale Amnesty International, qui a analysé des cas dans 8 pays européens entre 2017 et 2019. En Italie par exemple, les autorités ont saisi des bateaux affrétés par des ONG à plusieurs reprises depuis 2017, alors que le nombre de morts en mer a augmenté par la suite, rapporte l'association. Des campagnes de dénigrement et des enquêtes pénales ont ciblé des sauveteurs. Un code de conduite susceptible de retarder les secours leur a été imposé. Les autorités en ont aussi bloqués en mer sans les laisser débarquer les personnes secourues. De leur côté, les autorités espagnoles se sont basées sur des lois administratives pour restreindre les opérations de secours, menaçant les ONG d'amendes pouvant atteindre 901.000 euros, dénonce encore le rapport. Le document pointe "l'aide à l'entrée irrégulière" sur le territoire comme chef d'inculpation dans de nombreux exemples. Arrêtés par les autorités grecques, Sarah Mardini et Seán Binder ont passé plusieurs mois en détention provisoire pour avoir aidé des migrants qui arrivaient sur l'île de Lesbos. Accusés entre autres d'aide à l'entrée irrégulière et d'espionnage, ils attendent toujours leur procès. "Nous risquons 25 ans de prison pour avoir secouru des gens, mais si vous me demandiez aujourd'hui si j'agirais autrement, sachant que ma vie pourrait en être bouleversée, je vous répondrais que je ferais exactement la même chose", a déclaré Sarah Mardini. Le Français Pierre Mumber, guide de haute montagne, a été jugé pour "aide à l'entrée irrégulière" d'étrangers en France, après avoir offert du thé et des vêtements chauds à quatre personnes demandeuses d'asile originaires d'Afrique de l'Ouest. Il a finalement été acquitté en appel. Amnesty International appelle l'Union européenne et ses États membres à redéfinir l'aide à l'entrée, au transit et au séjour irréguliers. Les défenseurs des droits humains demandent d'en exclure les gestes de solidarité et de ne considérer les actes comme infraction qu'en cas de gain matériel.