CNN s'est procuré plusieurs extraits de ce livre de Michael Bender, journaliste au Wall Street Journal. L'ouvrage entier est consacré au témoignage du chef d'État-Major américain, Mark Milley. Ce dernier révèle qu'il a repoussé à plusieurs reprises l'argument de Donald Trump selon lequel l'armée devrait intervenir violemment afin de réprimer les troubles civils qui ont éclaté dans le pays l'année dernière.

Pour rappel, de nombreuses manifestations ont éclaté aux quatre coins des Etats-Unis l'été dernier, suite à la mort de George Floyd, et ont donné lieu à la naissance du mouvement Black Lives Matter. Le général Mark Milley explique qu'il était souvent la seule voix d'opposition aux demandes de Trump, lors de discussions houleuses dans le bureau ovale.

Intitulé "Franchement, nous avons gagné cette élection: les coulisses de la défaite de Trump", le livre révèle de nouveaux détails sur la façon dont le langage de Trump est devenu de plus en plus violent lors des réunions du bureau ovale, au fur et à mesure que les manifestation Black Lives Matter se déployaient dans le pays.

Selon le témoignage du haut gradé américain, dont CNN s'est procuré certains extraits, le président Trump diffusait des vidéos qui montraient les forces de l'ordre se battre physiquement avec les manifestants. Il disait à son administration qu'il souhaitait davantage voir ce genre de comportement.

"Brisez leurs crânes!"

"C'est comme ça que vous êtes censés gérer ces gens", aurait déclaré Trump à ses plus hauts responsables, selon les extraits du livre de Michael Bender. "Brisez leurs crânes!", aurait-il hurlé. Trump aurait également déclaré à son équipe qu'il souhaitait que l'armée "écrase" les manifestants Black Lives Matter, et qu'il suffisait de "leur tirer dessus."

"Eh bien, tirez-leur dans la jambe ou peut-être dans le pied", aurait déclaré Trump, toujours selon les extraits dévoilés par CNN. "Mais soyez durs avec eux!"

Mark Milley aux côtés de Donald Trump, en octobre 2019., iStock
Mark Milley aux côtés de Donald Trump, en octobre 2019. © iStock

Outre l'extrême violence des propos, ces révélations montrent aussi à quel point les hauts fonctionnaires de l'administration Trump ont été contraints de faire face au comportement de plus en plus volatile de leur président au cours de ses derniers mois au pouvoir.Ces coulisses ne font que confirmer les dysfonctionnements à l'intérieur de la Maison Blanche à cette époque, note CNN.

"Cela souligne également le niveau de tension entre Trump et les hauts responsables du Pentagone avant l'élection présidentielle de novembre dernier", analyse le média américain sur son site web.

Les extraits relatent également une discussion extrêmement tendue entre Mark Milley et Stephen Miller, conseiller principal de Trump à l'époque. Ce dernier aurait comparé les scènes des manifestions à celles d'un pays du tiers monde, tout en affirmant que les grandes villes américaines avaient été transformées en zones de guerre. "Ces villes brûlent", a aurait lancé Miller, selon les extraits. Le commentaire a exaspéré Milley, et la conversation a explosé au sein du bureau ovale.

L'Insurrection Act évité de peu

Une préoccupation importante pour Milley à l'époque était aussi de savoir comment conseiller Trump s'il décidait d'invoquer l'Insurrection Act à la suite de troubles civils. Une décision qui autoriserait aux forces militaires de se déployer dans les rues contre les civils.

En fin de compte, Trump n'a jamais invoqué la loi sur l'insurrection, mais a suggéré à plusieurs reprises de le faire à la fin de son mandat. Milley s'y est toujours fermement opposé, et aura finalement convaincu le président de ne pas en arriver là.

Mark Milley n'est pas le premier à s'adonner à des révélations fracassantes sur Donald Trump. John Bolton, son ex-conseiller à la sécurité nationale, avait lui aussi sorti un livre à charge de l'ex-président des Etats-Unis. Trump l'avait qualifié de "pure fiction". Quel sera, cette-fois, l'adjectif choisi par Trump pour balayer les révélations de Mark Milley?

CNN s'est procuré plusieurs extraits de ce livre de Michael Bender, journaliste au Wall Street Journal. L'ouvrage entier est consacré au témoignage du chef d'État-Major américain, Mark Milley. Ce dernier révèle qu'il a repoussé à plusieurs reprises l'argument de Donald Trump selon lequel l'armée devrait intervenir violemment afin de réprimer les troubles civils qui ont éclaté dans le pays l'année dernière. Pour rappel, de nombreuses manifestations ont éclaté aux quatre coins des Etats-Unis l'été dernier, suite à la mort de George Floyd, et ont donné lieu à la naissance du mouvement Black Lives Matter. Le général Mark Milley explique qu'il était souvent la seule voix d'opposition aux demandes de Trump, lors de discussions houleuses dans le bureau ovale.Intitulé "Franchement, nous avons gagné cette élection: les coulisses de la défaite de Trump", le livre révèle de nouveaux détails sur la façon dont le langage de Trump est devenu de plus en plus violent lors des réunions du bureau ovale, au fur et à mesure que les manifestation Black Lives Matter se déployaient dans le pays. Selon le témoignage du haut gradé américain, dont CNN s'est procuré certains extraits, le président Trump diffusait des vidéos qui montraient les forces de l'ordre se battre physiquement avec les manifestants. Il disait à son administration qu'il souhaitait davantage voir ce genre de comportement. "C'est comme ça que vous êtes censés gérer ces gens", aurait déclaré Trump à ses plus hauts responsables, selon les extraits du livre de Michael Bender. "Brisez leurs crânes!", aurait-il hurlé. Trump aurait également déclaré à son équipe qu'il souhaitait que l'armée "écrase" les manifestants Black Lives Matter, et qu'il suffisait de "leur tirer dessus.""Eh bien, tirez-leur dans la jambe ou peut-être dans le pied", aurait déclaré Trump, toujours selon les extraits dévoilés par CNN. "Mais soyez durs avec eux!"Outre l'extrême violence des propos, ces révélations montrent aussi à quel point les hauts fonctionnaires de l'administration Trump ont été contraints de faire face au comportement de plus en plus volatile de leur président au cours de ses derniers mois au pouvoir.Ces coulisses ne font que confirmer les dysfonctionnements à l'intérieur de la Maison Blanche à cette époque, note CNN."Cela souligne également le niveau de tension entre Trump et les hauts responsables du Pentagone avant l'élection présidentielle de novembre dernier", analyse le média américain sur son site web. Les extraits relatent également une discussion extrêmement tendue entre Mark Milley et Stephen Miller, conseiller principal de Trump à l'époque. Ce dernier aurait comparé les scènes des manifestions à celles d'un pays du tiers monde, tout en affirmant que les grandes villes américaines avaient été transformées en zones de guerre. "Ces villes brûlent", a aurait lancé Miller, selon les extraits. Le commentaire a exaspéré Milley, et la conversation a explosé au sein du bureau ovale.Une préoccupation importante pour Milley à l'époque était aussi de savoir comment conseiller Trump s'il décidait d'invoquer l'Insurrection Act à la suite de troubles civils. Une décision qui autoriserait aux forces militaires de se déployer dans les rues contre les civils.En fin de compte, Trump n'a jamais invoqué la loi sur l'insurrection, mais a suggéré à plusieurs reprises de le faire à la fin de son mandat. Milley s'y est toujours fermement opposé, et aura finalement convaincu le président de ne pas en arriver là. Mark Milley n'est pas le premier à s'adonner à des révélations fracassantes sur Donald Trump. John Bolton, son ex-conseiller à la sécurité nationale, avait lui aussi sorti un livre à charge de l'ex-président des Etats-Unis. Trump l'avait qualifié de "pure fiction". Quel sera, cette-fois, l'adjectif choisi par Trump pour balayer les révélations de Mark Milley?