Le sud de l'Europe doit faire face à de terribles incendies depuis le début du mois de juillet : des feux ont détruit plusieurs hectares de forêts et ravagé des régions en Italie, en Espagne en Grèce et désormais en Turquie. La cause ? L'une des pires vagues de chaleur jamais recensées depuis des décennies, provoquée par un courant d'air chaud venu d'Afrique. Résultat : les températures atteignent parfois plus de 40°C dans plusieurs régions.
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Le sud de l'Europe doit faire face à de terribles incendies depuis le début du mois de juillet : des feux ont détruit plusieurs hectares de forêts et ravagé des régions en Italie, en Espagne en Grèce et désormais en Turquie. La cause ? L'une des pires vagues de chaleur jamais recensées depuis des décennies, provoquée par un courant d'air chaud venu d'Afrique. Résultat : les températures atteignent parfois plus de 40°C dans plusieurs régions. Quatre villages du nord-ouest du Péloponnèse, près de la ville de Patras, ont été évacués ce week-end et une vingtaine de maisons ont brûlé. Au total, plus de 3.000 hectares de pinèdes et d'oliveraies ont brûlé en Achaïe et une cinquantaine d'incendies se sont déclarés depuis samedi matin, selon les pompiers. Cette surface pourrait encore augmenter car l'incendie n'était pas totalement maîtrisé lundi matin.Il y a quelques jours, un incendie a également ravagé la pinède du mont Penteli, dans la banlieue athénienne, endommageant plusieurs habitations. L'incendie se serait déclenché mardi dernier dans la localité de Stamata, à une trentaine de kilomètres d'Athènes, avant de se propager aux communes de Dionysos et Rodopoli, sans néanmoins faire de victime. Un apiculteur de 64 ans a été arrêté, accusé d'être à l'origine de cet incendie de forêt. Il est soupçonné d'avoir mis le feu à des feuillages à proximité de ses ruches. Sur l'île de Rhodes, un nouveau feu important s'est déclaré ce week-end et paralyse aujourd'hui de nombreux touristes belges. "Nous sommes actuellement à Rhodes. Un feu s'est déclaré il y a quelques heures. Nous paniquons un peu car nous voyons à présent des flammes depuis notre hôtel. Nous avons également été privés d'électricité depuis plusieurs heures", témoigne une touriste belge à RTL. En raison du risque de voir les flammes se propager dans leur direction, les touristes sont pour l'instant dans l'interdiction de prendre un bateau et de quitter l'île.Selon les données de l'UE, 13 500 hectares ont été brûlés en Grèce, contre une moyenne de 7500 à ce stade de l'année 2008-2020.De l'autre côté de la mer Ionienne, l'Italie subit elle aussi de terribles incendies dans plusieurs de ses régions. "Au cours des dernières 24 heures, les pompiers ont effectué plus de 800 interventions : 250 en Sicile, 130 dans les Pouilles et en Calabre, 90 dans le Latium et 70 en Campanie", a tweeté le service incendies italien. C'est à Pescara, haut-lieu du tourisme, que l'inquiétude était la plus grande. L'un de ces feux, attisé par un vent chaud, s'est notamment déclaré dans la réserve naturelle Pineta Dannunziana, large de 53 hectares, provoquant ainsi l'évacuation de quelque 800 personnes domiciliées dans les environs. Plusieurs maisons et stations balnéaires ont en effet dû être évacuées à cause de la fumée. La réserve serait aujourd'hui complètement détruite, déplore le maire de la ville Carlo Masci : "Les dommages environnementaux sont incalculables. Cette réserve, c'est les racines de Pescara, le coeur de la ville, son poumon vert et on le voit aujourd'hui complètement détruit, c'est à pleurer."La Turquie subit actuellement les pires incendies depuis au moins une décennie, selon des données officielles, avec près de 95.000 hectares brûlés jusqu'à présent en 2021, contre une moyenne de 13.516 à ce stade de l'année entre 2008 et 2020. Des feux de forêt d'une rare ampleur ont notamment touché la très touristique région d'Antalya. Poussées par des vents violents, les flammes ont rapidement atteint les zones habitées, provoquant l'évacuation de dizaines de villages et la mort de huit personnes. Dans la station balnéaire huppée de Bodrum, un quartier a dû lui aussi être évacué. Incapables de prendre la route, 540 personnes ont même été transportées par bateau.Sur les 129 incendies de forêt qui ont fait rage dans 35 provinces turques depuis mercredi, 122 sont déjà sous contrôle, a néanmoins indiqué un porte-parole du gouvernement turc. Seuls Bodrum, Marmaris et Manavgat - sur la côte sud de la Turquie - sont toujours en proie aux flammes.