Agé de 63 ans, Andrew Cuomo est gouverneur de l'Etat de New York, depuis 2011 et a déjà été réélu en 2014 et 2018. Pressenti pour se représenter en 2022, Andrew Cuomo se retrouve au coeur de la polémique. Selon une enquête indépendante, Andrew Cuomo "a harcelé sexuellement plusieurs femmes et, ce faisant, violé la loi fédérale et celle de l'Etat" de New York, a affirmé la procureure de l'Etat, Letitia James, lors d'une conférence de presse.

"Baisers et étreintes non désirées"

On découvre dans le rapport que parmi les onze victimes figurent d'anciennes et actuelles fonctionnaires de l'Etat, dont une femme qui avait été affectée au service de protection du gouverneur, à la demande même d'Andrew Cuomo, après qu'il l'eut rencontrée en novembre 2017.

"Baisers et étreintes non désirées", "commentaires inappropriés", gestes déplacés, le rapport attribue une longue liste d'actes répréhensibles au gouverneur, accusé à plusieurs reprises d'avoir posé ses mains de manière indécente sur ses employées.

Selon les conclusions de l'enquête, le gouverneur et des membres de son personnel ont "aussi pris des mesures de représailles à l'encontre d'au moins une employée pour avoir témoigné" contre le gouverneur, sur fond d'"environnement de travail toxique".

"C'était une culture où vous ne pouviez pas dire non au gouverneur", a résumé Joon Kim, l'un des responsables de l'enquête, qui s'exprimait aux côtés de la procureure.

L'intéressé nie les faits

Andrew Cuomo rejette les accusations à son encontre. "Je n'ai jamais touché quelqu'un de manière inappropriée ou fait des avances sexuelles inappropriées", a-t-il réagi, dans une déclaration filmée depuis son bureau.

Andrew Cuomo avait longuement été entendu par les enquêteurs le 17 juillet. Durant son intervention mardi, il s'est employé à nier les accusations ou à les relativiser, affirmant notamment qu'il lui arrivait "d'embrasser les gens sur le front, sur la joue", ou de les étreindre, une habitude pour les mettre à l'aise, selon lui.

Dans un document de 85 pages qu'il a ensuite fait diffuser pour se défendre, il joint des photos de l'actuel ou d'anciens présidents américains, Joe Biden, George W. Bush ou Barack Obama, serrant ou embrassant d'autres personnes.

"Je comprends maintenant qu'il y a des questions générationnelles ou culturelles que, franchement, je n'avais pas totalement saisies. Et j'ai appris de cela", a-t-il ajouté, dans un début de mea culpa. Il a notamment affirmé avoir fait appel à un expert pour établir de nouvelles règles et procédures en matière de lutte contre le harcèlement sexuel au sein de son administration.

Une enquête ouverte

Si le gouverneur de l'Etat de New York nie les faits, une enquête qui pourrait aboutir à sa destitution a d'ores et déjà été ouverte devant le Parlement de l'Etat de New York.

Carl Heastie, chef de file des démocrates à la chambre basse souhaite accélérer la procédure tandis que le procureur du comté d'Albany, la capitale de l'Etat, David Soares, a évoqué de son côté une "enquête criminelle en cours" et a encouragé d'éventuelles victimes à se faire connaître.

Appel à la démission

Homme politique expérimenté, Andrew Cuomo s'était élevé au rang de figure nationale pendant la pandémie de Covid-19, beaucoup reconnaissant sa compétence et sa poigne pour gérer la situation lorsque New York et sa région avaient été l'épicentre de la crise sanitaire, au printemps 2020.

Certains voyaient déjà ce fils de gouverneur, ex-ministre du gouvernement de Bill Clinton et ami de Joe Biden, briguer la Maison Blanche.

Mais un an plus tard, sa position avait été fragilisée par les premiers témoignages de harcèlement sexuel. Il avait aussi été mis en difficulté par des accusations d'avoir minimisé le bilan du Covid-19 dans les maisons de retraite de l'Etat.

Suite aux conclusions de cette enquête, les appels à la démission se sont multipliés dans le camp démocrate, de la présidente (démocrate) de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, au président des Etats-Unis, Joe Biden.

Agé de 63 ans, Andrew Cuomo est gouverneur de l'Etat de New York, depuis 2011 et a déjà été réélu en 2014 et 2018. Pressenti pour se représenter en 2022, Andrew Cuomo se retrouve au coeur de la polémique. Selon une enquête indépendante, Andrew Cuomo "a harcelé sexuellement plusieurs femmes et, ce faisant, violé la loi fédérale et celle de l'Etat" de New York, a affirmé la procureure de l'Etat, Letitia James, lors d'une conférence de presse."Baisers et étreintes non désirées"On découvre dans le rapport que parmi les onze victimes figurent d'anciennes et actuelles fonctionnaires de l'Etat, dont une femme qui avait été affectée au service de protection du gouverneur, à la demande même d'Andrew Cuomo, après qu'il l'eut rencontrée en novembre 2017."Baisers et étreintes non désirées", "commentaires inappropriés", gestes déplacés, le rapport attribue une longue liste d'actes répréhensibles au gouverneur, accusé à plusieurs reprises d'avoir posé ses mains de manière indécente sur ses employées.Selon les conclusions de l'enquête, le gouverneur et des membres de son personnel ont "aussi pris des mesures de représailles à l'encontre d'au moins une employée pour avoir témoigné" contre le gouverneur, sur fond d'"environnement de travail toxique"."C'était une culture où vous ne pouviez pas dire non au gouverneur", a résumé Joon Kim, l'un des responsables de l'enquête, qui s'exprimait aux côtés de la procureure.L'intéressé nie les faitsAndrew Cuomo rejette les accusations à son encontre. "Je n'ai jamais touché quelqu'un de manière inappropriée ou fait des avances sexuelles inappropriées", a-t-il réagi, dans une déclaration filmée depuis son bureau. Andrew Cuomo avait longuement été entendu par les enquêteurs le 17 juillet. Durant son intervention mardi, il s'est employé à nier les accusations ou à les relativiser, affirmant notamment qu'il lui arrivait "d'embrasser les gens sur le front, sur la joue", ou de les étreindre, une habitude pour les mettre à l'aise, selon lui.Dans un document de 85 pages qu'il a ensuite fait diffuser pour se défendre, il joint des photos de l'actuel ou d'anciens présidents américains, Joe Biden, George W. Bush ou Barack Obama, serrant ou embrassant d'autres personnes."Je comprends maintenant qu'il y a des questions générationnelles ou culturelles que, franchement, je n'avais pas totalement saisies. Et j'ai appris de cela", a-t-il ajouté, dans un début de mea culpa. Il a notamment affirmé avoir fait appel à un expert pour établir de nouvelles règles et procédures en matière de lutte contre le harcèlement sexuel au sein de son administration.Une enquête ouverteSi le gouverneur de l'Etat de New York nie les faits, une enquête qui pourrait aboutir à sa destitution a d'ores et déjà été ouverte devant le Parlement de l'Etat de New York. Carl Heastie, chef de file des démocrates à la chambre basse souhaite accélérer la procédure tandis que le procureur du comté d'Albany, la capitale de l'Etat, David Soares, a évoqué de son côté une "enquête criminelle en cours" et a encouragé d'éventuelles victimes à se faire connaître.Appel à la démissionHomme politique expérimenté, Andrew Cuomo s'était élevé au rang de figure nationale pendant la pandémie de Covid-19, beaucoup reconnaissant sa compétence et sa poigne pour gérer la situation lorsque New York et sa région avaient été l'épicentre de la crise sanitaire, au printemps 2020.Certains voyaient déjà ce fils de gouverneur, ex-ministre du gouvernement de Bill Clinton et ami de Joe Biden, briguer la Maison Blanche.Mais un an plus tard, sa position avait été fragilisée par les premiers témoignages de harcèlement sexuel. Il avait aussi été mis en difficulté par des accusations d'avoir minimisé le bilan du Covid-19 dans les maisons de retraite de l'Etat.Suite aux conclusions de cette enquête, les appels à la démission se sont multipliés dans le camp démocrate, de la présidente (démocrate) de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, au président des Etats-Unis, Joe Biden.