C'est toujours la même histoire qui se répète indéfiniment. Les élections présidentielles françaises arrivent à grand pas et l'on observe que la gauche est vouée à l'échec depuis un moment, à la faveur de sondages faiblards qui affirment la droitisation inéluctable des Français. Mais de là à prouver que la gauche est en déliquescence ?

Mettons à la poubelle les sondages catastrophiques et penchons-nous plutôt sur les valeurs de la gauche. La tolérance, la solidarité, la justice sociale, l'écologie seraient-elles des convictions dépassées et des principes en repli ? Rien n'est moins sûr. Ce qui est certain, c'est qu'il y a une difficulté insurmontable de faire émerger un chef de file unique comme la gauche a pu le faire dans le passé. Ce défaut est quasiment intrinsèque à la gauche puisque le collectif est en même temps sa force et sa faiblesse. Cette collégialité a été sévèrement mise à mal par le dernier président de "gauche" qui a imaginé le loi Travail, imposé l'austérité budgétaire, privé l'Etat d'environ 100 milliards d'euros de recettes fiscales, baissé les impôts des grandes entreprises et si peu révolutionné le système bancaire après avoir pourtant martelé : "Mon véritable adversaire est le monde de la finance". On a fait mieux comme projet et comme état des lieux socialistes.

Après le quinquennat de François Hollande, on a voulu nous faire croire qu'Emmanuel Macron avait fait exploser en plein air les partis et, par la même occasion, la traditionnelle coupure entre la gauche et la droite. Mais en allant faire les courses au supermarché chez les Républicains avec son gros caddy, il a pu s'acheter en soldes Edouard Philippe, Gérald Darmanin et Bruno Le Maire. En recentrant sa politique sur l'identité, sur l'immigration et sur la sécurité, l'actuel président a fait sortir de terre une nouvelle droite, certes un peu plus large, qu'il veut opposer à tout prix au Rassemblement National pour les élections présidentielles de 2022.

Sa tentative de faire imploser le parti des Républicains, à l'aune de cette présidentielle qui se rapproche, est une preuve de plus. Et à gauche, ah la gauche, c'est la vacuité des personnalités qui se présentent, comme Anne Hidalgo, ou la compromission des anciens, comme Jean-Luc Mélenchon, qui détournent les électeurs.

Le Grand Soir ou les lendemains qui chantent, ça n'est sans doute pas pour la prochaine présidentielle. La lutte déclasse, en ce moment même, la gauche française.

C'est toujours la même histoire qui se répète indéfiniment. Les élections présidentielles françaises arrivent à grand pas et l'on observe que la gauche est vouée à l'échec depuis un moment, à la faveur de sondages faiblards qui affirment la droitisation inéluctable des Français. Mais de là à prouver que la gauche est en déliquescence ? Mettons à la poubelle les sondages catastrophiques et penchons-nous plutôt sur les valeurs de la gauche. La tolérance, la solidarité, la justice sociale, l'écologie seraient-elles des convictions dépassées et des principes en repli ? Rien n'est moins sûr. Ce qui est certain, c'est qu'il y a une difficulté insurmontable de faire émerger un chef de file unique comme la gauche a pu le faire dans le passé. Ce défaut est quasiment intrinsèque à la gauche puisque le collectif est en même temps sa force et sa faiblesse. Cette collégialité a été sévèrement mise à mal par le dernier président de "gauche" qui a imaginé le loi Travail, imposé l'austérité budgétaire, privé l'Etat d'environ 100 milliards d'euros de recettes fiscales, baissé les impôts des grandes entreprises et si peu révolutionné le système bancaire après avoir pourtant martelé : "Mon véritable adversaire est le monde de la finance". On a fait mieux comme projet et comme état des lieux socialistes. Après le quinquennat de François Hollande, on a voulu nous faire croire qu'Emmanuel Macron avait fait exploser en plein air les partis et, par la même occasion, la traditionnelle coupure entre la gauche et la droite. Mais en allant faire les courses au supermarché chez les Républicains avec son gros caddy, il a pu s'acheter en soldes Edouard Philippe, Gérald Darmanin et Bruno Le Maire. En recentrant sa politique sur l'identité, sur l'immigration et sur la sécurité, l'actuel président a fait sortir de terre une nouvelle droite, certes un peu plus large, qu'il veut opposer à tout prix au Rassemblement National pour les élections présidentielles de 2022. Sa tentative de faire imploser le parti des Républicains, à l'aune de cette présidentielle qui se rapproche, est une preuve de plus. Et à gauche, ah la gauche, c'est la vacuité des personnalités qui se présentent, comme Anne Hidalgo, ou la compromission des anciens, comme Jean-Luc Mélenchon, qui détournent les électeurs. Le Grand Soir ou les lendemains qui chantent, ça n'est sans doute pas pour la prochaine présidentielle. La lutte déclasse, en ce moment même, la gauche française.