Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Shamkhani, a déclaré que des indices ont été découverts "en examinant les vidéos disponibles et les preuves rassemblées par les renseignements" sur l'identité de l'auteur de ce qu'il a qualifié d'"attaque au missile" contre le tanker iranien Sabiti, sans donner plus de précisions.

"La piraterie maritime et la cruauté dans les eaux internationales (...) ne resteront pas sans réponse", a-t-il dit selon Isna, mettant en garde contre les "risques inquiétants" qui pèsent sur l'économie mondiale à cause de l'insécurité dans les eaux internationales.

Cet incident survient sur fond de vives tensions entre l'Iran d'un côté et l'Arabie saoudite et son allié américain de l'autre, ces derniers ayant accusé Téhéran d'être derrière des attaques contre des sites pétroliers saoudiens en septembre, allégations démenties par la République islamique.

L'attaque présumée de vendredi survient aussi après la saisie de plusieurs tankers par l'Iran ces derniers mois dans le Golfe et l'arraisonnement en juillet au large de Gibraltar (extrême-sud de l'Espagne) d'un pétrolier iranien, autorisé à repartir en août.

La National Iranian Tanker Company (NITC), propriétaire du tanker Sabiti, a déclaré que la coque du pétrolier avait été touchée par deux explosions "probablement causées par des frappes de missile" à environ 100 kilomètres des côtes saoudiennes, au large du port de Jeddah (ouest).

Mais la compagnie étatique iranienne (NITC) a nié des allégations selon lesquelles l'attaque avait été perpétrée depuis le sol saoudien.

Selon la NITC, ces explosions ont causé une fuite de pétrole en mer Rouge maîtrisée par l'équipage du navire qui, d'après le site TankerTrackers, transporte un million de barils de pétrole.

Selon le site de suivi du trafic maritime Marine Traffic, le Sabiti était toujours en mer Rouge samedi en début d'après-midi, à environ 400 kilomètres au sud du port saoudien de Jeddah.

Le porte-parole du gouvernement iranien Ali Rabii a déclaré samedi dans un communiqué que l'attaque du tanker était "lâche" et a affirmé que Téhéran donnerait "une réponse proportionnée" après le résultat de l'enquête.