Bien que l'attaque ait été revendiquée par les rebelles pro-iraniens Houthis qui tirent, depuis le Yémen, régulièrement des missiles balistiques sur des cibles dans le sud de l'Arabie saoudite, avec une précision toute relative, les services de renseignement américains disposent d'éléments qui permettent de localiser l'origine des tirs, a précisé ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Alors qu'on lui demandait si Washington avait la certitude que les missiles soient partis du sol iranien, le responsable a répondu "oui".

De même, il a répondu par l'affirmative à la question de savoir si des missiles de croisière avaient été utilisés. Il a refusé de préciser le nombre de missiles de croisière utilisés. "Je ne rentrerai pas dans ce genre de détails", a-t-il répondu.

L'administration américaine est en train de préparer un dossier pour prouver ses dires et convaincre la communauté internationale, notamment les Européens, à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine, a-t-il ajouté.

Les tirs de samedi ont entraîné la réduction de moitié de la production de pétrole du premier exportateur mondial et donc fortement entravé l'approvisionnement de la planète en or noir.

Pompeo part pour l'Arabie saoudite pour évoquer la "réponse" aux attaques

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo doit s'envoler mardi pour l'Arabie saoudite pour "évoquer" la "réponse" des Etats-Unis aux attaques contre des installations pétrolières saoudiennes, a annoncé le vice-président américain Mike Pence.

L'administration américaine a clairement accusé l'Iran d'être responsable des attaques qui ont frappé la production du premier exportateur mondial de brut, même si le président Donald Trump lui-même s'est montré jusqu'ici plus prudent, affirmant lundi attendre d'en avoir la certitude et vouloir se concerter avec Ryad sur toute éventuelle riposte.