La tension monte encore d'un cran dans la prison américaine controversée de Guantanamo. Hier, 84 des 166 prisonniers que compte le camp situé sur la base navale américaine, au sud-est de Cuba, étaient en grève de la faim. Selon le lieutenant-colonel Samuel House, 16 des grévistes sont nourris de force et cinq sont hospitalisés. Débuté le 6 février dernier, le mouvement brusquement enfler la semaine dernière.

Cette grève de la faim a débuté en protestation contre une opération de fouille visant à examiner des Corans, un examen perçu comme une profanation religieuse par les détenus. Mais au-delà de cet épisode, ce sont contre leur condition de détention illimitée que protestent les prisonniers qui sont à Guantanamo depuis 11 ans sans jamais avoir été jugés. "Jusqu'à ce que notre gouvernement agisse de la bonne manière, la frustration ne fera que croître et ne vois pas comment cela pourrait bien se terminer", estime l'avocat d'un des détenus.

Lors de sa première campagne présidentielle en 2008, Barack Obama s'était engagé à fermer la prison. Une promesse non tenue jusqu'à ce jour.

La tension monte encore d'un cran dans la prison américaine controversée de Guantanamo. Hier, 84 des 166 prisonniers que compte le camp situé sur la base navale américaine, au sud-est de Cuba, étaient en grève de la faim. Selon le lieutenant-colonel Samuel House, 16 des grévistes sont nourris de force et cinq sont hospitalisés. Débuté le 6 février dernier, le mouvement brusquement enfler la semaine dernière. Cette grève de la faim a débuté en protestation contre une opération de fouille visant à examiner des Corans, un examen perçu comme une profanation religieuse par les détenus. Mais au-delà de cet épisode, ce sont contre leur condition de détention illimitée que protestent les prisonniers qui sont à Guantanamo depuis 11 ans sans jamais avoir été jugés. "Jusqu'à ce que notre gouvernement agisse de la bonne manière, la frustration ne fera que croître et ne vois pas comment cela pourrait bien se terminer", estime l'avocat d'un des détenus. Lors de sa première campagne présidentielle en 2008, Barack Obama s'était engagé à fermer la prison. Une promesse non tenue jusqu'à ce jour.