Cet agenda des réouvertures, communiqué à la PQR et dévoilé par plusieurs quotidiens, prévoit aussi une fin de l'attestation pour les déplacements en journée à compter du 3 mai.

Les commerces, terrasses de bars et restaurants ainsi que les lieux culturels, dont les cinémas et les musées, rouvriront à partir du mercredi 19 mai, a également indiqué le président.

À cette date les tables en terrasse seront limitées à 6 personnes, alors que les musées, monuments, cinémas, théâtres et salles de spectacle avec public assis pourront reprendre leur activité avec un maximum de 800 personnes en intérieur et 1.000 en extérieur.

Les Français sont essorés par plus d'un an de pandémie

Le président français s'est exprimé dans un entretien publié vendredi par la presse régionale où il présentera "les perspectives" de "sortie progressive" des restrictions anti-Covid, selon les termes du Premier ministre Jean Castex mercredi. M. Macron, qui s'est entretenu mardi avec une dizaine de maires, avait évoqué un plan en plusieurs phases pour rouvrir les terrasses, les lieux culturels, les salles de sports et les restaurants entre la mi-mai et la fin juin.

On sait déjà depuis la semaine dernière que les restrictions de déplacement à 10 km du domicile seront levées lundi 3 mai. Le même jour, collégiens et lycéens retrouveront les salles de classe, une semaine après les élèves de maternelle et primaire. Et à terme, un assouplissement du couvre-feu de 19H00 est envisagé.Mais les spécialistes l'affirment: aller trop vite serait une erreur.

Il ne faut "pas penser qu'on peut lever toutes les mesures de restrictions d'un coup, en comptant uniquement sur les vaccins et la météo" pour limiter la circulation du virus, a averti jeudi dans le quotidien Le Figaro Simon Cauchemez, membre du Conseil scientifique qui conseille le gouvernement. "Leurs effets ne seront pas suffisants pour que, dès le 15 mai, on puisse tout relâcher", a prévenu cet expert des modélisations à l'Institut Pasteur, selon qui la plus grande transmissibilité du variant anglais rend la situation précaire.

- Baisse des hospitalisations -

Selon les chiffres de mercredi, 5.879 malades du Covid sont hospitalisés dans les services de réanimation. C'est moins qu'au pic de la première vague en avril 2020 (autour de 7.000) mais plus qu'à celui de la deuxième à l'automne (4.900). Le Covid a encore fait 324 morts dans les dernières 24 heures, pour un total de 103.947 décès depuis le début de l'épidémie. En revanche, une baisse des hospitalisations semble s'être amorcée sous l'effet des trois dernières semaines de restrictions. Et le nombre quotidien de cas positifs (27.000 en moyenne sur ces sept derniers jours) est inférieur à ce qu'il était il y a un mois (environ 40.000), même s'il reste très élevé.

Pour autant, un scénario plus optimiste n'est pas inenvisageable. "Si l'on étale progressivement la levée des restrictions sanitaires jusqu'à début juillet, avec un rythme plus soutenu sur la vaccination, on se retrouve au début des grandes vacances dans une situation épidémique plus tenable", explique Simon Cauchemez. "Comme à ce moment il y aura davantage de personnes vaccinées, le risque de rebond (épidémique) sera moins important", poursuit-il.

Ces derniers jours, de nombreuses voix pressent le gouvernement d'anticiper l'ouverture des injections aux 50-55 ans sans conditions de comorbidité, fixée pour l'instant au 15 mai.

Cet agenda des réouvertures, communiqué à la PQR et dévoilé par plusieurs quotidiens, prévoit aussi une fin de l'attestation pour les déplacements en journée à compter du 3 mai. Les commerces, terrasses de bars et restaurants ainsi que les lieux culturels, dont les cinémas et les musées, rouvriront à partir du mercredi 19 mai, a également indiqué le président. À cette date les tables en terrasse seront limitées à 6 personnes, alors que les musées, monuments, cinémas, théâtres et salles de spectacle avec public assis pourront reprendre leur activité avec un maximum de 800 personnes en intérieur et 1.000 en extérieur.Le président français s'est exprimé dans un entretien publié vendredi par la presse régionale où il présentera "les perspectives" de "sortie progressive" des restrictions anti-Covid, selon les termes du Premier ministre Jean Castex mercredi. M. Macron, qui s'est entretenu mardi avec une dizaine de maires, avait évoqué un plan en plusieurs phases pour rouvrir les terrasses, les lieux culturels, les salles de sports et les restaurants entre la mi-mai et la fin juin.On sait déjà depuis la semaine dernière que les restrictions de déplacement à 10 km du domicile seront levées lundi 3 mai. Le même jour, collégiens et lycéens retrouveront les salles de classe, une semaine après les élèves de maternelle et primaire. Et à terme, un assouplissement du couvre-feu de 19H00 est envisagé.Mais les spécialistes l'affirment: aller trop vite serait une erreur.Il ne faut "pas penser qu'on peut lever toutes les mesures de restrictions d'un coup, en comptant uniquement sur les vaccins et la météo" pour limiter la circulation du virus, a averti jeudi dans le quotidien Le Figaro Simon Cauchemez, membre du Conseil scientifique qui conseille le gouvernement. "Leurs effets ne seront pas suffisants pour que, dès le 15 mai, on puisse tout relâcher", a prévenu cet expert des modélisations à l'Institut Pasteur, selon qui la plus grande transmissibilité du variant anglais rend la situation précaire.Selon les chiffres de mercredi, 5.879 malades du Covid sont hospitalisés dans les services de réanimation. C'est moins qu'au pic de la première vague en avril 2020 (autour de 7.000) mais plus qu'à celui de la deuxième à l'automne (4.900). Le Covid a encore fait 324 morts dans les dernières 24 heures, pour un total de 103.947 décès depuis le début de l'épidémie. En revanche, une baisse des hospitalisations semble s'être amorcée sous l'effet des trois dernières semaines de restrictions. Et le nombre quotidien de cas positifs (27.000 en moyenne sur ces sept derniers jours) est inférieur à ce qu'il était il y a un mois (environ 40.000), même s'il reste très élevé.Pour autant, un scénario plus optimiste n'est pas inenvisageable. "Si l'on étale progressivement la levée des restrictions sanitaires jusqu'à début juillet, avec un rythme plus soutenu sur la vaccination, on se retrouve au début des grandes vacances dans une situation épidémique plus tenable", explique Simon Cauchemez. "Comme à ce moment il y aura davantage de personnes vaccinées, le risque de rebond (épidémique) sera moins important", poursuit-il.Ces derniers jours, de nombreuses voix pressent le gouvernement d'anticiper l'ouverture des injections aux 50-55 ans sans conditions de comorbidité, fixée pour l'instant au 15 mai.