Les élections régionales et départementales françaises organisées ce dimanche 20 juin ont été marquées par un taux record d'abstention, à un an de la présidentielle. Entre 66,1 et 68,6% des Français, selon les estimations des instituts de sondage, ne se sont pas déplacés pour aller voter dans leur région. Ce record tous scrutins confondus en France hors référendum, est "particulièrement préoccupant", selon le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin qui s'est exprimé sur Twitter. Le second tour a lieu dans à peine une semaine.

D'une manière générale, il y a eu une prime aux élus sortants, ce qui favorise les Républicains (LR) et le parti socialiste (PS), au détriment du RN et LREM, peu implantés localement.

Abstention record lors des élections régionales en France ce dimanche 20 juin., BELGA
Abstention record lors des élections régionales en France ce dimanche 20 juin. © BELGA

L'extrême droite française, le Rassemblement national (RN), a connu un revers inattendu lors de ce premier tour. Le parti de Marine Le Pen, finaliste de la présidentielle de 2017, a fait moins bien que les sondages ne le prédisaient et que lors des précédentes régionales de 2015, quand il était arrivé en tête dans six régions. "Nos électeurs ne se sont pas déplacés", a regretté Marine Le Pen, lançant un appel: "Aux urnes, patriotes!", pour le second tour dimanche prochain.

Ailleurs, le RN s'est hissé à la deuxième place dans un nombre important de régions, mais ne semble pas en mesure d'en emporter dimanche prochain. Le parti de Marine Le Pen n'a pas réussi, malgré ses très gros scores au fil des élections, à constituer de fief électoral. Il est handicapé par le système de vote et fait face depuis des décennies à l'hostilité des autres partis qui créent généralement un front uni contre lui lors des seconds tours. Un seul candidat du RN, Thierry Mariani, est en mesure d'arriver en tête de ce premier tour, en Province-Alpes-Côte d'Azur (Paca, sud), et encore in extremis, selon des estimations qui le donne au coude à coude avec le président sortant.

Pour LREM, créé autour d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017, "c'était difficile", a reconnu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. , BELGA
Pour LREM, créé autour d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017, "c'était difficile", a reconnu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. © BELGA

Le bloc de gauche profondément divisé

Le bloc de gauche - du PS à l'extrême gauche La France insoumise (LFI) en passant par Les écologistes (EELV) - engrange un nombre important de voix, mais est profondément divisé, notamment en vue de l'élection présidentielle pour laquelle tous veulent présenter un candidat. Les tractations s'annoncent intenses entre les deux tours. Les écologistes (EELV), qui avaient réalisé une belle performance dans des grandes villes lors des élections municipales de 2020, n'ont pas non plus obtenu de bons résultats.

Le parti présidentiel, La République en marche (LREM), qui n'a pas d'ancrage local, n'a pas non plus réalisé de bons scores. Pour LREM, créé autour d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017, "c'était difficile", a reconnu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Analystes et sondages voient un face à face Le Pen-Macron au second tour de la présidentielle 2022. Ces élections régionales semblent remettre ce duel en question même si l'abstention record rend hasardeuses les extrapolations.

Les élections régionales et départementales françaises organisées ce dimanche 20 juin ont été marquées par un taux record d'abstention, à un an de la présidentielle. Entre 66,1 et 68,6% des Français, selon les estimations des instituts de sondage, ne se sont pas déplacés pour aller voter dans leur région. Ce record tous scrutins confondus en France hors référendum, est "particulièrement préoccupant", selon le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin qui s'est exprimé sur Twitter. Le second tour a lieu dans à peine une semaine.D'une manière générale, il y a eu une prime aux élus sortants, ce qui favorise les Républicains (LR) et le parti socialiste (PS), au détriment du RN et LREM, peu implantés localement. L'extrême droite française, le Rassemblement national (RN), a connu un revers inattendu lors de ce premier tour. Le parti de Marine Le Pen, finaliste de la présidentielle de 2017, a fait moins bien que les sondages ne le prédisaient et que lors des précédentes régionales de 2015, quand il était arrivé en tête dans six régions. "Nos électeurs ne se sont pas déplacés", a regretté Marine Le Pen, lançant un appel: "Aux urnes, patriotes!", pour le second tour dimanche prochain.Ailleurs, le RN s'est hissé à la deuxième place dans un nombre important de régions, mais ne semble pas en mesure d'en emporter dimanche prochain. Le parti de Marine Le Pen n'a pas réussi, malgré ses très gros scores au fil des élections, à constituer de fief électoral. Il est handicapé par le système de vote et fait face depuis des décennies à l'hostilité des autres partis qui créent généralement un front uni contre lui lors des seconds tours. Un seul candidat du RN, Thierry Mariani, est en mesure d'arriver en tête de ce premier tour, en Province-Alpes-Côte d'Azur (Paca, sud), et encore in extremis, selon des estimations qui le donne au coude à coude avec le président sortant. Le bloc de gauche profondément diviséLe bloc de gauche - du PS à l'extrême gauche La France insoumise (LFI) en passant par Les écologistes (EELV) - engrange un nombre important de voix, mais est profondément divisé, notamment en vue de l'élection présidentielle pour laquelle tous veulent présenter un candidat. Les tractations s'annoncent intenses entre les deux tours. Les écologistes (EELV), qui avaient réalisé une belle performance dans des grandes villes lors des élections municipales de 2020, n'ont pas non plus obtenu de bons résultats.Le parti présidentiel, La République en marche (LREM), qui n'a pas d'ancrage local, n'a pas non plus réalisé de bons scores. Pour LREM, créé autour d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017, "c'était difficile", a reconnu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Analystes et sondages voient un face à face Le Pen-Macron au second tour de la présidentielle 2022. Ces élections régionales semblent remettre ce duel en question même si l'abstention record rend hasardeuses les extrapolations.