"Quand Vladimir Poutine rencontre des historiens, il leur pose toujours la même question : "Comment l'histoire me jugera ? Qu'est-ce que les historiens écriront sur moi dans cent ans ?", raconte le chercheur britannique Mark Galeotti, expert des services de sécurité russe, et bien intégré dans le monde académique russe. "Généralement, il se heurte à un silence un peu embarrassant", ricane-t-il. "Ensuite, l'historien interrogé tente de formuler une réponse aimable et encourageante. Chacun sait que Poutine veut qu'on se souvienne de lui comme un des grands leaders russes, à l'instar de Pierre le Grand. Mais ils réalisent que la situation ne se présente pas bien."
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