Après s'être retirés unilatéralement en mai 2018 de l'accord censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, les Etats-Unis ont rétabli en novembre de dures sanctions économiques contre l'Iran qui les juge "illégales".

Le 22 avril, Washington a accentué la pression sur l'Iran en mettant fin aux dérogations permettant encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien.

"La République islamique a de nombreux choix, (sortir du) TNP en est un", a déclaré M. Zarif dans une séquence diffusée par la télévision.

Il a tenu ces propos en réponse à des journalistes iraniens qui l'interrogeaient lors de son déplacement à New York pour une session de l'ONU consacrée au multilatéralisme.

Selon l'agence officielle iranienne Irna, M. Zarif répondait plus précisément à un reporter qui lui demandait pourquoi il n'avait pas, pendant son séjour, fait publiquement mention de cette possibilité qu'il avait déjà évoquée par le passé.

"Les responsables du pays sont en train de délibérer" sur les différentes options et mesures, a réagi M. Zarif, précisant que la sortie du TNP en était une.

Les Etats-Unis ont par ailleurs inscrit le 8 avril les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, sur leur "liste des organisations terroristes étrangères".

L'accord de 2015 conclu entre l'Iran et six puissances mondiales --Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne-- limitait sévèrement les activités nucléaires iraniennes, en échange d'un allégement des sanctions et d'une relance des relations économiques.