Semaine chargée pour les adeptes de politique américaine. Plusieurs audiences importantes sont programmées au Sénat et pourraient apporter des éclaircissements, voire des révélations, à propos de l'enquête sur les contacts présumés entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump.
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Semaine chargée pour les adeptes de politique américaine. Plusieurs audiences importantes sont programmées au Sénat et pourraient apporter des éclaircissements, voire des révélations, à propos de l'enquête sur les contacts présumés entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump. Mercredi, il y aura notamment le témoignage du Procureur général adjoint Rod Rosenstein devant le Sénat. Le nom de Rosenstein est apparu à plusieurs reprises dans la presse le mois dernier car il a écrit une note de service qui était initialement destinée à justifier le licenciement du désormais ancien directeur du FBI, James Comey (ceci avant que le Président Trump confie dans une interview à NBC que virer Comey était déjà planifié). Ce mémo était à propos d'une erreur que Comey aurait commise durant l'enquête sur le scandale des emails d'Hillary Clinton.Rosenstein est également responsable de l'enquête sur la Russie au nom du gouvernement américain. Il a confié il y a quelques semaines des pouvoirs étendus à Robert Mueller en tant que procureur spécial chargé de cette enquête. Rosenstein viendra au Sénat parler de l'extension d'une disposition de la loi sur le renseignement étranger et la surveillance (Foreign Intelligence Surveillance Act - FISA). La disposition en question donne aux agences de renseignements américaines la possibilité d'intercepter une grande quantité de données en ligne de cibles étrangères spécifiques. Les noms des citoyens américains qui apparaissent dans ces données doivent être dissimulés des rapports de service. Cela ne s'est pas produit à plusieurs reprises sous l'administration Obama (par exemple, il a été révélé que l'ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn avait parlé des sanctions envers la Russie avec l'ambassadeur russe des Etats-Unis Sergei Kislyak, ce qui a mené à la destitution de Flynn). Les Républicains au Sénat veulent donc rendre cette disposition 702 plus précise avant de la prolonger. En plus de Rod Rosenstein, le directeur de la NSA et l'actuel directeur du FBI seront aussi entendus. Mais le témoignage de Rosenstein parlera très probablement aussi de son implication autour du limogeage de l'ancien directeur du FBI James Comey. Jeudi, c'est Comey lui-même qui sera appelé à témoigner devant le Sénat sur ses contacts avec le Président Trump. Il est attendu qu'il confirme les nouvelles parues le mois dernier dans la presse (sur base des mémos qu'il a rédigés après ses interactions avec Donald Trump). Une des questions cruciales est celle de savoir si, en licenciant Comey, Trump a délibérément essayé de contrecarrer l'enquête du FBI sur les coopérations entre les membres de sa campagne et des agents russes. Ce qui est illégal. Si Comey dit qu'il croit que cette raison est possible, alors il s'agira d'un énorme problème pour Trump. Dans ce cas, Comey deviendrait le témoin-clé dans l'enquête menée par le procureur spécial Mueller, qui pourrait poursuivre Trump pour avoir tenté d'entraver une enquête judiciaire. La dernière fois que Comey a témoigné, en mars de cette année, il a révélé que le FBI enquêtait en fait depuis l'été 2016 sur les liens présumés entre la campagne de Trump et la Russie.