"Les relations entre nos deux pays sont si importantes qu'elles peuvent supporter quelques turbulences comme ça été le cas ces deux dernières semaines", a déclaré M. Steinmeier lors d'une rencontre avec son homologue israélien Reuven Rivlin dans sa résidence à Jérusalem.

Fin avril, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait refusé de recevoir le ministre des Affaires étrangères allemand Sigmar Gabriel après que le diplomate, en visite officielle en Israël, eut refusé d'annuler une rencontre avec des groupes de défense des droits civils opposés à la politique israélienne.

"La relation unique entre nos deux pays est trop importante pour être jugée sur la seule question de qui est un interlocuteur légitime", a déclaré M. Steinmeier.

Le président allemand, qui ne devait rencontrer aucun groupe potentiellement controversé lors de sa visite, a souligné la confiance et la compréhension entre Israël et l'Allemagne qui ne devrait aboutir, selon lui, à aucune limitation.

"Nous ne devrions pas imposer de restrictions, nous devrions avoir confiance (dans le fait) que des amis comme nous peuvent interpréter ce qu'ils entendent de la bonne manière", a-t-il affirmé.

De son côté, M. Rivlin a déclaré qu'Israël était "une démocratie dynamique avec des voix différentes, variées et critiques, même si ces voix sont parfois difficiles à accepter et exaspérantes".

Lors de sa visite, M. Gabriel avait rencontré des représentants des ONG Breaking the Silence et B'Tselem.

B'Tselem documente les violations des droits de l'Homme dans les Territoires palestiniens occupés depuis 50 ans par l'Etat hébreu, alors que Breaking the Silence offre sous le couvert d'anonymat une plateforme aux soldats israéliens pour raconter leur vécu et dénoncer les agissements selon eux condamnables de l'armée.

Le gouvernement de droite de M. Netanyahu affirme que ces groupes ternissent l'image d'Israël et renforcent les arguments de ses ennemis.

Lors de sa rencontre dimanche avec le président allemand, M. Netanyahu a fait allusion à la controverse en évoquant "l'armée capable de nous défendre avec des soldats et officiers courageux et porteurs de hautes valeurs morales (...)".

Le Premier ministre israélien a également souligné "l'alliance unique (entre les deux pays), née d'une perspective historique particulière et de la compréhension de l'importance d'un avenir de paix et de développement pour Israël".

Le président allemand doit rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas mardi à Ramallah.

"Les relations entre nos deux pays sont si importantes qu'elles peuvent supporter quelques turbulences comme ça été le cas ces deux dernières semaines", a déclaré M. Steinmeier lors d'une rencontre avec son homologue israélien Reuven Rivlin dans sa résidence à Jérusalem. Fin avril, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait refusé de recevoir le ministre des Affaires étrangères allemand Sigmar Gabriel après que le diplomate, en visite officielle en Israël, eut refusé d'annuler une rencontre avec des groupes de défense des droits civils opposés à la politique israélienne. "La relation unique entre nos deux pays est trop importante pour être jugée sur la seule question de qui est un interlocuteur légitime", a déclaré M. Steinmeier. Le président allemand, qui ne devait rencontrer aucun groupe potentiellement controversé lors de sa visite, a souligné la confiance et la compréhension entre Israël et l'Allemagne qui ne devrait aboutir, selon lui, à aucune limitation. "Nous ne devrions pas imposer de restrictions, nous devrions avoir confiance (dans le fait) que des amis comme nous peuvent interpréter ce qu'ils entendent de la bonne manière", a-t-il affirmé. De son côté, M. Rivlin a déclaré qu'Israël était "une démocratie dynamique avec des voix différentes, variées et critiques, même si ces voix sont parfois difficiles à accepter et exaspérantes". Lors de sa visite, M. Gabriel avait rencontré des représentants des ONG Breaking the Silence et B'Tselem. B'Tselem documente les violations des droits de l'Homme dans les Territoires palestiniens occupés depuis 50 ans par l'Etat hébreu, alors que Breaking the Silence offre sous le couvert d'anonymat une plateforme aux soldats israéliens pour raconter leur vécu et dénoncer les agissements selon eux condamnables de l'armée. Le gouvernement de droite de M. Netanyahu affirme que ces groupes ternissent l'image d'Israël et renforcent les arguments de ses ennemis. Lors de sa rencontre dimanche avec le président allemand, M. Netanyahu a fait allusion à la controverse en évoquant "l'armée capable de nous défendre avec des soldats et officiers courageux et porteurs de hautes valeurs morales (...)". Le Premier ministre israélien a également souligné "l'alliance unique (entre les deux pays), née d'une perspective historique particulière et de la compréhension de l'importance d'un avenir de paix et de développement pour Israël". Le président allemand doit rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas mardi à Ramallah.