Après cet incident qui a tendu les relations américano-iraniennes, "nous avons décidé jeudi de contourner le détroit d'Ormuz dans le Golfe", a indiqué un porte-parole de Lufthansa à l'AFP. Une décision similaire avait été auparavant annoncée notamment par la compagnie néerlandaise KLM.

La zone évitée par les avions de Lufthansa a été élargie vendredi et comprend désormais une partie de la côte longeant l'Iran, a ajouté la même source.

La compagnie allemande a dit suivre les recommandations de l'agence américaine de régulation de l'aviation civile (FAA) et l'interdiction prononcée par Washington jeudi soir aux compagnies aériennes américaines de survoler l'espace aérien contrôlé par Téhéran au-dessus du Golfe et du Golfe d'Oman "jusqu'à nouvel ordre" après que l'Iran a abattu un drone militaire américain.

Le tir d'un missile contre le drone tôt jeudi matin a été qualifiée d'"énorme erreur" par le président américain Donald Trump.

L'Iran a assuré vendredi disposer de preuves "irréfutables" montrant que le drone était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu'affirme Washington.

Assurant suivre de près les développements pouvant être liés à la sécurité de l'espace aérien, Lufthansa "ajustera à nouveau son plan de vol s'il le fallait", a indiqué le porte-parole de la compagnie.

"D'autres parties de l'espace aérien iranien restent survolées, ainsi nous continuons à proposer les vols à destination de Téhéran", a-t-il précisé.

Les Etats-Unis ont justifié les restrictions émises jeudi par une augmentation des activités militaires et la tension politique croissante dans la région, qui représentent un risque pour les opérations de l'aviation civile accompagné d'un risque d'"erreur d'identification".