56% des Américains interrogés jugent qu'il n'est "pas apte" à occuper la présidence contre 42% d'un avis contraire, selon cette enquête d'opinion réalisée par Quinnipiac. La question divise profondément les sondés en fonction de leurs préférences politiques, leur genre et leur couleur de peau.

Chez les démocrates, 94% des électeurs pensent que Donald Trump est inapte à occuper le Bureau ovale, alors que 84% des républicains pensent qu'il l'est. Cette proportion est 50% contre 48% chez les électeurs blancs et 49% dans chaque camp pour les hommes.

Les électeurs noirs sont 94% à juger le 45e président des Etats-Unis inapte, et 63% des femmes sont du même avis, toujours selon ce sondage réalisé du 21 au 26 septembre avec une marge d'erreur de 3,1%.

"Il n'y a pas d'aspect positif"

Ces électeurs américains s'accordent en revanche sur un point: Donald Trump devrait arrêter de tweeter. 69% des 1.412 sondés pensent que le président américain devrait prendre ses distances avec Twitter, contre seulement 26% qui approuvent son utilisation intensive du réseau social.

Le taux de satisfaction de l'action du président américain a oscillé entre 33 et 40% depuis mars. 51% des personnes interrogées se disent embarrassées d'avoir Donald Trump comme président et 27% se disent fières.

"Il n'y a pas d'aspect positif", analyse Tim Malloyn directeur adjoint de Quinnipiac University Poll.

"Avec un taux de satisfaction bloqué dans les 30%, son caractère et son jugement mis en cause, le président Donald Trump doit faire face à la dure réalité qu'une majorité d'électeurs américains pense qu'il n'est tout simplement pas apte à occuper le poste le plus important du pays", ajoute-t-il.

Une majorité de Noirs inquiets

Plus spécifiquement, le désamour continue entre Donald Trump et l'électorat noir, qu'il avait vainement tenté d'attirer lors de l'élection présidentielle de novembre 2016.

Selon le sondage de l'Université Quinnipiac, 94% des électeurs noirs estiment donc que Donald Trump est inapte à la fonction présidentielle. Ils sont encore plus nombreux (95%) à désapprouver sa façon de gérer les relations raciales, un thème éminemment sensible aux Etats-Unis.

Dans un autre sondage paru en début de semaine et réalisé par l'institut PerryUndem auprès de 1.003 Afro-Américains, près des deux tiers des Noirs vivant aux Etats-Unis sont inquiets de la façon dont le président Donald Trump gère le pays et davantage encore estiment qu'il va dans la mauvaise direction.

"Un diviseur, responsable de l'agrandissement du fossé de la discorde raciale", dit Tim Malloy, directeur assistant du sondage de Quinnipiac, qui a interrogé 1.412 électeurs dans tout le pays. "Les électeurs qui voient les relations raciales se détériorer depuis le début de son mandat", explique-t-il.

L'électorat noir a voté massivement pour la candidate démocrate Hillary Clinton (88%) lors de l'élection de novembre 2016, contre seulement 8% pour Donald Trump. Le désamour n'est pas surprenant si on considère que le magnat de l'immobilier a lancé sa carrière politique en se faisant l'avocat d'une théorie du complot aux relents racistes.

Celle-ci prétendait que Barack Obama, premier président noir américain, n'est pas né aux Etats-Unis et que son élection était donc illégitime. Lors des primaires du parti républicain, Donald Trump avait également tardé à désavouer David Duke, figure des suprémacistes blancs et ancien dirigeant du Ku Klux Klan, qui lui avait apporté son soutien.

M. Trump avait pourtant tenté de convaincre les Américains noirs qu'avec lui, la situation ne serait pas plus mauvaise, et sûrement même meilleure, qu'avec Mme Clinton. "Vous vivez dans la pauvreté, vos écoles sont mauvaises, vous n'avez pas de boulot, 58% des jeunes sont au chômage. Qu'est-ce que vous avez à perdre?", avait-il lancé lors d'une réunion publique dans le Michigan.

Avant Charlottesville

L'appel n'a pas été entendu et même s'il a assuré que, finalement, Barack Obama était un homme "très bien", ses relations avec la communauté noire restent très compliquée.

Ainsi, selon le sondage PerryUndem, 84% des personnes interrogées ont ainsi estimé que le pays était sur la mauvaise voie. Les enquêteurs ont demandé à cette population noire comment elle se sentait avec Donald Trump à la tête du pays. Au total, 63% se sont dits inquiets, 45% ont déclaré avoir peur et 42% être en colère. Seules 12% des personnes interrogées ont répondu être optimistes.

Les enquêteurs ont également demandé à cet échantillon en qui ils avaient le plus confiance en matière de sujets les concernant. Barack Obama et l'ancienne Première dame Michelle Obama ont tous les deux obtenu 92% de réponses positives. Le mouvement Black Lives Matter, qui dénonce la violence policière contre les Noirs, a été cité par 81% d'entre eux.

L'enquête a été menée avant le 12 août et les violences de Charlottesville, en Virginie, au cours desquelles une femme de 32 ans qui participait à une manifestation antiraciste avait été tuée par un sympathisant néo-nazi. M. Trump avait alors été critiqué pour avoir renvoyé dos-à-dos les deux camps dans la responsabilité des violences.

Depuis, Donald Trump a également engagé un bras de fer avec des joueurs de football américain qui posent un genou à terre pendant l'hymne national pour dénoncer les violences raciales aux Etats-Unis, un geste que le président américain interprète comme un manque de respect envers le pays.

Les Afro-Américains représentent 13% de la population adulte aux Etats-Unis.

56% des Américains interrogés jugent qu'il n'est "pas apte" à occuper la présidence contre 42% d'un avis contraire, selon cette enquête d'opinion réalisée par Quinnipiac. La question divise profondément les sondés en fonction de leurs préférences politiques, leur genre et leur couleur de peau. Chez les démocrates, 94% des électeurs pensent que Donald Trump est inapte à occuper le Bureau ovale, alors que 84% des républicains pensent qu'il l'est. Cette proportion est 50% contre 48% chez les électeurs blancs et 49% dans chaque camp pour les hommes. Les électeurs noirs sont 94% à juger le 45e président des Etats-Unis inapte, et 63% des femmes sont du même avis, toujours selon ce sondage réalisé du 21 au 26 septembre avec une marge d'erreur de 3,1%.Ces électeurs américains s'accordent en revanche sur un point: Donald Trump devrait arrêter de tweeter. 69% des 1.412 sondés pensent que le président américain devrait prendre ses distances avec Twitter, contre seulement 26% qui approuvent son utilisation intensive du réseau social. Le taux de satisfaction de l'action du président américain a oscillé entre 33 et 40% depuis mars. 51% des personnes interrogées se disent embarrassées d'avoir Donald Trump comme président et 27% se disent fières. "Il n'y a pas d'aspect positif", analyse Tim Malloyn directeur adjoint de Quinnipiac University Poll. "Avec un taux de satisfaction bloqué dans les 30%, son caractère et son jugement mis en cause, le président Donald Trump doit faire face à la dure réalité qu'une majorité d'électeurs américains pense qu'il n'est tout simplement pas apte à occuper le poste le plus important du pays", ajoute-t-il.Plus spécifiquement, le désamour continue entre Donald Trump et l'électorat noir, qu'il avait vainement tenté d'attirer lors de l'élection présidentielle de novembre 2016.Selon le sondage de l'Université Quinnipiac, 94% des électeurs noirs estiment donc que Donald Trump est inapte à la fonction présidentielle. Ils sont encore plus nombreux (95%) à désapprouver sa façon de gérer les relations raciales, un thème éminemment sensible aux Etats-Unis.Dans un autre sondage paru en début de semaine et réalisé par l'institut PerryUndem auprès de 1.003 Afro-Américains, près des deux tiers des Noirs vivant aux Etats-Unis sont inquiets de la façon dont le président Donald Trump gère le pays et davantage encore estiment qu'il va dans la mauvaise direction."Un diviseur, responsable de l'agrandissement du fossé de la discorde raciale", dit Tim Malloy, directeur assistant du sondage de Quinnipiac, qui a interrogé 1.412 électeurs dans tout le pays. "Les électeurs qui voient les relations raciales se détériorer depuis le début de son mandat", explique-t-il.L'électorat noir a voté massivement pour la candidate démocrate Hillary Clinton (88%) lors de l'élection de novembre 2016, contre seulement 8% pour Donald Trump. Le désamour n'est pas surprenant si on considère que le magnat de l'immobilier a lancé sa carrière politique en se faisant l'avocat d'une théorie du complot aux relents racistes. Celle-ci prétendait que Barack Obama, premier président noir américain, n'est pas né aux Etats-Unis et que son élection était donc illégitime. Lors des primaires du parti républicain, Donald Trump avait également tardé à désavouer David Duke, figure des suprémacistes blancs et ancien dirigeant du Ku Klux Klan, qui lui avait apporté son soutien.M. Trump avait pourtant tenté de convaincre les Américains noirs qu'avec lui, la situation ne serait pas plus mauvaise, et sûrement même meilleure, qu'avec Mme Clinton. "Vous vivez dans la pauvreté, vos écoles sont mauvaises, vous n'avez pas de boulot, 58% des jeunes sont au chômage. Qu'est-ce que vous avez à perdre?", avait-il lancé lors d'une réunion publique dans le Michigan.L'appel n'a pas été entendu et même s'il a assuré que, finalement, Barack Obama était un homme "très bien", ses relations avec la communauté noire restent très compliquée.Ainsi, selon le sondage PerryUndem, 84% des personnes interrogées ont ainsi estimé que le pays était sur la mauvaise voie. Les enquêteurs ont demandé à cette population noire comment elle se sentait avec Donald Trump à la tête du pays. Au total, 63% se sont dits inquiets, 45% ont déclaré avoir peur et 42% être en colère. Seules 12% des personnes interrogées ont répondu être optimistes.Les enquêteurs ont également demandé à cet échantillon en qui ils avaient le plus confiance en matière de sujets les concernant. Barack Obama et l'ancienne Première dame Michelle Obama ont tous les deux obtenu 92% de réponses positives. Le mouvement Black Lives Matter, qui dénonce la violence policière contre les Noirs, a été cité par 81% d'entre eux.L'enquête a été menée avant le 12 août et les violences de Charlottesville, en Virginie, au cours desquelles une femme de 32 ans qui participait à une manifestation antiraciste avait été tuée par un sympathisant néo-nazi. M. Trump avait alors été critiqué pour avoir renvoyé dos-à-dos les deux camps dans la responsabilité des violences.Depuis, Donald Trump a également engagé un bras de fer avec des joueurs de football américain qui posent un genou à terre pendant l'hymne national pour dénoncer les violences raciales aux Etats-Unis, un geste que le président américain interprète comme un manque de respect envers le pays.Les Afro-Américains représentent 13% de la population adulte aux Etats-Unis.