"J'ai décidé de rompre les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement fasciste de Colombie dont les ambassadeur et consuls ont 24 heures pour quitter le Venezuela", a déclaré M. Maduro devant un rassemblement de ses partisans à Caracas.

Pour Maduro, tout de rouge vêtu, "la patience est à bout, nous ne pouvons continuer de supporter que le territoire de Colombie se prête à une agression contre le Venezuela".

"Sortez d'ici, dehors les oligarques" a-t-il lancé, ajoutant "Ivan Duque, tu es le diable", jamais un gouvernement de Colombie n'était tombé aussi bas".

Des violences ont éclaté à la frontière entre les deux pays samedi, notamment quand quatre camions ont tenté de forcer le passage, soutenus par la foule qui exigeait le libre passage de l'aide humanitaire envoyée principalement par les Etats-Unis.

Les soldats et les policiers vénézuéliens ont fait usage de lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser les manifestants, faisant une dizaine de blessés, selon les équipes de l'AFP sur les ponts Simón Bolívar et Santander, qui relient les villes de San Antonio et Ureña, au Venezuela, à Cúcuta en Colombie.

Le président Maduro ne veut pas de cette aide, des vivres et des médicaments notamment, qui cache selon lui une tentative d'intervention militaire des Etats-Unis.

La Colombie nie toute relation avec le "dictateur" Maduro

La vice-présidente de Colombie, Marta Lucia Ramirez, a réagi à l'annonce samedi par le Venezuela de la rupture des relations diplomatiques bilatérales, en répondant qu'il ne pouvait rompre des relations inexistantes, et a à nouveau qualifié le président Nicolas Maduro de "dictateur".

Mme Ramirez a affirmé sur Twitter que "Maduro ne peut rompre des relations diplomatiques que la Colombie n'a pas avec lui", ajoutant que le dirigeant chaviste "n'est qu'un dictateur qui occupe de force Miraflores", le palais présidentiel à Caracas. "Notre gouvernement n'a pas nommé d'ambassadeur là-bas, ni ne reconnaît l'ambassadeur de Maduro, étant donné que son mandat (présidentiel) s'est achevé le 9 janvier", a-t-elle précisé.

Lire aussi la carte blanche: Venezuela: Trump se dirige-t-il vers une intervention militaire ?