En moyenne, le taux de pauvreté infantile s'est établi pour la période 2015-2016 à 13,4% dans les pays de l'OCDE, soit un enfant sur sept, contre 11,8% dans la population générale, indique mercredi l'organisation dans cette note publiée à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère.

Les taux de pauvreté infantile sont particulièrement élevés au Chili, en Espagne, aux États-Unis, en Israël et en Turquie, où plus d'un enfant sur cinq vit en situation de pauvreté monétaire, soit presque sept fois plus qu'au Danemark ou en Finlande.

Selon la note, qui prend comme année de référence 2007, la pauvreté infantile s'est accrue dans près des deux tiers des pays de l'Organisation en une dizaine d'années. "La Slovaquie a connu la plus forte augmentation depuis 2007, avec 5,4 points de pourcentage. Mais des pays comme la France, la Hongrie, la Grèce, l'Italie, la Lituanie et la Suède ont également vu leur taux de pauvreté relative augmenter de deux points ou plus", est-il souligné.

En 2014, un enfant pauvre sur deux avait un père qui n'était pas employé à temps plein, toute l'année, et huit sur dix une mère dans la même situation. "Si tous les parents de familles pauvres occupaient un emploi rémunéré, le taux de pauvreté des personnes vivant dans des ménages avec enfants passerait de 11% à moins de 6% en moyenne", précise à l'AFP l'auteur de cette note, Olivier Thévenon, économiste à l'OCDE, soulignant que, pour favoriser l'emploi, il faut aussi "investir massivement dans des modes de garde pour les enfants".

Familles monoparentales

Les enfants de familles monoparentales représentent d'ailleurs une part très conséquente des enfants pauvres: 39% en moyenne en 2014 dans les pays de l'OCDE, en progression de 4 points par rapport à 2007. Si on oeuvrait contre le chômage de ces familles, portées en grande majorité par la mère, leur taux de pauvreté passerait de 33% actuellement à 22%, a calculé l'OCDE.

Pour réduire la pauvreté infantile, l'institution préconise de "mieux cibler, à argent constant" les allocations familiales et aides au logement pour les recentrer vers les familles les plus pauvres, "moins bien couvertes et davantage sujettes au non-recours", ajoute M. Thévenon.

En moyenne, le taux de pauvreté infantile s'est établi pour la période 2015-2016 à 13,4% dans les pays de l'OCDE, soit un enfant sur sept, contre 11,8% dans la population générale, indique mercredi l'organisation dans cette note publiée à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère.Les taux de pauvreté infantile sont particulièrement élevés au Chili, en Espagne, aux États-Unis, en Israël et en Turquie, où plus d'un enfant sur cinq vit en situation de pauvreté monétaire, soit presque sept fois plus qu'au Danemark ou en Finlande.Selon la note, qui prend comme année de référence 2007, la pauvreté infantile s'est accrue dans près des deux tiers des pays de l'Organisation en une dizaine d'années. "La Slovaquie a connu la plus forte augmentation depuis 2007, avec 5,4 points de pourcentage. Mais des pays comme la France, la Hongrie, la Grèce, l'Italie, la Lituanie et la Suède ont également vu leur taux de pauvreté relative augmenter de deux points ou plus", est-il souligné.En 2014, un enfant pauvre sur deux avait un père qui n'était pas employé à temps plein, toute l'année, et huit sur dix une mère dans la même situation. "Si tous les parents de familles pauvres occupaient un emploi rémunéré, le taux de pauvreté des personnes vivant dans des ménages avec enfants passerait de 11% à moins de 6% en moyenne", précise à l'AFP l'auteur de cette note, Olivier Thévenon, économiste à l'OCDE, soulignant que, pour favoriser l'emploi, il faut aussi "investir massivement dans des modes de garde pour les enfants".Les enfants de familles monoparentales représentent d'ailleurs une part très conséquente des enfants pauvres: 39% en moyenne en 2014 dans les pays de l'OCDE, en progression de 4 points par rapport à 2007. Si on oeuvrait contre le chômage de ces familles, portées en grande majorité par la mère, leur taux de pauvreté passerait de 33% actuellement à 22%, a calculé l'OCDE.Pour réduire la pauvreté infantile, l'institution préconise de "mieux cibler, à argent constant" les allocations familiales et aides au logement pour les recentrer vers les familles les plus pauvres, "moins bien couvertes et davantage sujettes au non-recours", ajoute M. Thévenon.