Le crash s'est déroulé peu après le tir de missiles iraniens contre les troupes américaines en Irak, mais rien n'indique à ce stade qu'un quelconque lien existe entre ces événements.

Le Boeing 737 qui s'est écrasé mercredi à Téhéran avait fait demi-tour après un "problème", a indiqué l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO)."L'avion a disparu des écrans radars au moment même où il atteignait une altitude 8.000 pieds [environ 2.400 mètres]. Le pilote n'a transmis aucun message radio concernant des circonstances inhabituelles", a précisé la CAO dans son premier rapport d'enquête préliminaire publié sur son site internet dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Selon des témoins oculaires [...] un incendie a été observé dans l'avion et a gagné en intensité", indique le texte. Une vidéo amateur montrant la chute du Boeing 737 indique que celui-ci était en feu et a subi une explosion avant l'impact au sol rapporte le journaliste Ali Hashem, correspondant de la BBC sur les affaires iraniennes via Twitter.

"L'avion, qui se dirigeait initialement vers l'ouest pour sortir de la zone [aérienne] de l'aéroport, a tourné à droite à la suite du problème et était sur le chemin du retour à l'aéroport au moment du crash", dans lequel les 176 passagers et membres d'équipage ont péri, ajoute la CAO. L'Organisation laisse entendre que parmi les témoins de l'incendie figurent des personnes au sol et d'autres à bord d'un appareil qui se serait trouvé au-dessus du Boeing au moment du début de drame.

La thèse d'un tir de missil étudiée

Les autorités ukrainiennes ont indiqué jeudi étudier sept thèses du crash du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines mercredi à Téhéran.

"Nous examinons minutieusement toutes les thèses, il y en a sept", a déclaré à l'AFP Serguiï Danylov, secrétaire du Conseil ukrainien de sécurité et de défense nationale. Pour l'instant, "aucune n'est prioritaire", a-t-il précisé. Parmi ces thèses figurent celle d'un tir de missile antiaérien contre le Boeing, de l'explosion d'une bombe placée à bord, de la collision de l'avion avec un drone ou encore d'une déflagration du moteur "pour raisons techniques".

L'Ukraine a dépêché à Téhéran 45 de ses experts pour étudier les causes de la tragédie. Arrivée jeudi, la délégation espère pouvoir participer à l'enquête et notamment "au décryptage des boîtes noires" du Boeing, a indiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que l'Iran a déjà indiqué qu'il refusait de les remettre aux Américains. Selon M. Danylov, certains des experts ukrainiens envoyés en Iran ont participé à l'enquête sur la destruction du vol MH17, abattu par un missile au dessus de l'est de l'Ukraine en guerre en 2014, une tragédie qui a fait 298 morts.

Lire aussi: Crash d'un Boeing 737 en Iran: l'avion était-il en flammes avant de s'écraser? (VIDEO)

Aucune piste exclue

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau n'a exclu, de son côté, aucune piste pour ce crash qui a fait 63 victimes canadiennes. Interrogé par la presse à Ottawa pour savoir s'il excluait catégoriquement la possibilité que le Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines (UIA) ait été abattu, M. Trudeau a répondu: "Je ne peux pas".

"C'est dangereux de spéculer sur de possibles causes", a cependant ajouté le chef du gouvernement canadien. "Quelque chose de très inhabituel s'est produit" avec l'avion peu après le décollage normal de l'appareil de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran, a indiqué de son côté Marc Garneau, ministre canadien des Transports.

"Quelque chose de soudain", a précisé M. Garneau, en se refusant lui aussi à spéculer sur de possibles causes de l'accident. L'enquête pour tenter de déterminer les causes de l'accident incombera aux autorités iraniennes, conformément à la Convention de Chicago de l'Organisation de l'aviation civile internationale.

reuters
© reuters

La convention stipule également que l'Etat où a été conçu et construit l'appareil (les Etats-Unis) et l'Etat de l'exploitant (l'Ukraine) "ont chacun la faculté de désigner un représentant accrédité qui participera à l'enquête". Le Bureau de la sécurité des Transports du Canada (BST) a indiqué pour sa part qu'en vertu de ce même accord, "du fait que des citoyens canadiens ont perdu la vie", il a nommé un expert qui recevra et examinera les renseignements factuels rendus publics par le gouvernement iranien. Marc Garneau a précisé que les autorités ukrainiennes avaient accepté l'offre d'assistance du BST canadien. Il a également offert l'aide du Canada aux autorités iraniennes pour le décryptage des boîtes noires de l'appareil qui enregistrent toutes les données d'un vol, alors que Téhéran a déjà indiqué qu'il refusait de les remettre aux Américains.

Crispation autour des boîtes noires

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé mercredi à la "pleine coopération avec toute enquête sur les causes" de l'accident qui s'est déroulé peu après le tir de missiles iraniens contre les troupes américaines en Irak, mais rien n'indique à ce stade qu'un quelconque lien existe entre ces événements. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné l'ouverture d'une enquête, appelant à "s'abstenir de toute spéculation".

Il s'agit d'un avertissement à peine voilé à Téhéran, qui a affirmé refuser de donner les boîtes noires au constructeur américain de l'appareil, Boeing, et "aux Américains" plus largement. "Les Etats-Unis vont continuer à suivre cet incident de près et sont prêts à fournir à l'Ukraine toute l'assistance nécessaire", a affirmé le secrétaire d'Etat américain dans un communiqué, sans jamais citer l'Iran.

Mike Pompeo a présenté les "plus sincères condoléances" de la diplomatie américaine aux proches des victimes.

Le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines avait décollé mercredi à 6 h 10 (heure locale) de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran en direction de l'aéroport Boryspyl de Kiev. Le Boeing 737-800 a disparu des radars quelques minutes après et s'est ensuite écrasé tuant tous les passagers à son bord.

Le crash s'est déroulé peu après le tir de missiles iraniens contre les troupes américaines en Irak, mais rien n'indique à ce stade qu'un quelconque lien existe entre ces événements. Le Boeing 737 qui s'est écrasé mercredi à Téhéran avait fait demi-tour après un "problème", a indiqué l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO)."L'avion a disparu des écrans radars au moment même où il atteignait une altitude 8.000 pieds [environ 2.400 mètres]. Le pilote n'a transmis aucun message radio concernant des circonstances inhabituelles", a précisé la CAO dans son premier rapport d'enquête préliminaire publié sur son site internet dans la nuit de mercredi à jeudi."Selon des témoins oculaires [...] un incendie a été observé dans l'avion et a gagné en intensité", indique le texte. Une vidéo amateur montrant la chute du Boeing 737 indique que celui-ci était en feu et a subi une explosion avant l'impact au sol rapporte le journaliste Ali Hashem, correspondant de la BBC sur les affaires iraniennes via Twitter. "L'avion, qui se dirigeait initialement vers l'ouest pour sortir de la zone [aérienne] de l'aéroport, a tourné à droite à la suite du problème et était sur le chemin du retour à l'aéroport au moment du crash", dans lequel les 176 passagers et membres d'équipage ont péri, ajoute la CAO. L'Organisation laisse entendre que parmi les témoins de l'incendie figurent des personnes au sol et d'autres à bord d'un appareil qui se serait trouvé au-dessus du Boeing au moment du début de drame.Les autorités ukrainiennes ont indiqué jeudi étudier sept thèses du crash du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines mercredi à Téhéran."Nous examinons minutieusement toutes les thèses, il y en a sept", a déclaré à l'AFP Serguiï Danylov, secrétaire du Conseil ukrainien de sécurité et de défense nationale. Pour l'instant, "aucune n'est prioritaire", a-t-il précisé. Parmi ces thèses figurent celle d'un tir de missile antiaérien contre le Boeing, de l'explosion d'une bombe placée à bord, de la collision de l'avion avec un drone ou encore d'une déflagration du moteur "pour raisons techniques". L'Ukraine a dépêché à Téhéran 45 de ses experts pour étudier les causes de la tragédie. Arrivée jeudi, la délégation espère pouvoir participer à l'enquête et notamment "au décryptage des boîtes noires" du Boeing, a indiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que l'Iran a déjà indiqué qu'il refusait de les remettre aux Américains. Selon M. Danylov, certains des experts ukrainiens envoyés en Iran ont participé à l'enquête sur la destruction du vol MH17, abattu par un missile au dessus de l'est de l'Ukraine en guerre en 2014, une tragédie qui a fait 298 morts.Lire aussi: Crash d'un Boeing 737 en Iran: l'avion était-il en flammes avant de s'écraser? (VIDEO)Le Premier ministre canadien Justin Trudeau n'a exclu, de son côté, aucune piste pour ce crash qui a fait 63 victimes canadiennes. Interrogé par la presse à Ottawa pour savoir s'il excluait catégoriquement la possibilité que le Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines (UIA) ait été abattu, M. Trudeau a répondu: "Je ne peux pas". "C'est dangereux de spéculer sur de possibles causes", a cependant ajouté le chef du gouvernement canadien. "Quelque chose de très inhabituel s'est produit" avec l'avion peu après le décollage normal de l'appareil de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran, a indiqué de son côté Marc Garneau, ministre canadien des Transports. "Quelque chose de soudain", a précisé M. Garneau, en se refusant lui aussi à spéculer sur de possibles causes de l'accident. L'enquête pour tenter de déterminer les causes de l'accident incombera aux autorités iraniennes, conformément à la Convention de Chicago de l'Organisation de l'aviation civile internationale. La convention stipule également que l'Etat où a été conçu et construit l'appareil (les Etats-Unis) et l'Etat de l'exploitant (l'Ukraine) "ont chacun la faculté de désigner un représentant accrédité qui participera à l'enquête". Le Bureau de la sécurité des Transports du Canada (BST) a indiqué pour sa part qu'en vertu de ce même accord, "du fait que des citoyens canadiens ont perdu la vie", il a nommé un expert qui recevra et examinera les renseignements factuels rendus publics par le gouvernement iranien. Marc Garneau a précisé que les autorités ukrainiennes avaient accepté l'offre d'assistance du BST canadien. Il a également offert l'aide du Canada aux autorités iraniennes pour le décryptage des boîtes noires de l'appareil qui enregistrent toutes les données d'un vol, alors que Téhéran a déjà indiqué qu'il refusait de les remettre aux Américains.Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé mercredi à la "pleine coopération avec toute enquête sur les causes" de l'accident qui s'est déroulé peu après le tir de missiles iraniens contre les troupes américaines en Irak, mais rien n'indique à ce stade qu'un quelconque lien existe entre ces événements. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné l'ouverture d'une enquête, appelant à "s'abstenir de toute spéculation".Il s'agit d'un avertissement à peine voilé à Téhéran, qui a affirmé refuser de donner les boîtes noires au constructeur américain de l'appareil, Boeing, et "aux Américains" plus largement. "Les Etats-Unis vont continuer à suivre cet incident de près et sont prêts à fournir à l'Ukraine toute l'assistance nécessaire", a affirmé le secrétaire d'Etat américain dans un communiqué, sans jamais citer l'Iran.Mike Pompeo a présenté les "plus sincères condoléances" de la diplomatie américaine aux proches des victimes. Le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines avait décollé mercredi à 6 h 10 (heure locale) de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran en direction de l'aéroport Boryspyl de Kiev. Le Boeing 737-800 a disparu des radars quelques minutes après et s'est ensuite écrasé tuant tous les passagers à son bord.