"Ce n'était pas un cas isolé", a expliqué la cheffe de l'exécutif européen au journal allemand WirtschaftsWoche. Rome avait annoncé jeudi avoir bloqué l'exportation de 250.000 doses du vaccin contre le Covid d'AstraZeneca produites sur le sol européen, arguant notamment d'une "pénurie persistante" et des "retards d'approvisionnement" de ce laboratoire.

AstraZeneca n'a à cet égard livré que "moins de 10%" des doses commandées entre décembre et mars, a déploré la cheffe de l'exécutif européen. Cette entreprise suédo-britannique a été vivement critiquée par les gouvernements européens pour des manquements de livraisons, alors qu'elle fournissait au Royaume-Uni le stock promis.

C'était la première fois qu'un Etat membre, l'Italie, avait bloqué des exportations via le mécanisme de contrôle mis en place fin janvier par Bruxelles et vivement critiqué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il prévoit que chaque Etat examine les demandes d'autorisation d'exportation pour les vaccins manufacturés sur son territoire, avant de solliciter l'avis de la Commission, auquel il doit se conformer. Le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a toutefois rappelé la semaine passée que l'UE avait une "autre approche" en fournissant en général des vaccins à d'autres pays, contrairement aux Etats-Unis en particulier.

100 millions de doses par mois

Mme von der Leyen a expliqué dans une interview distincte s'attendre à ce que "100 millions de doses par mois" de vaccin contre le Covid soient livrées au deuxième trimestre à l'UE, où les programmes d'immunisation tournent au ralenti. Ainsi, l'Union européenne recevra "au total 300 millions de doses" en avril, mai et juin, a-t-elle assuré au quotidien régional Stuttgarter Nachrichten (sud-ouest), évoquant à la fois une augmentation de la cadence des livraisons et l'autorisation proche de nouveaux produits. Elle dit s'attendre à une livraison de 50 millions de doses en mars alors que jusqu'ici, l'UE, avec ses près de 450 millions d'habitants, n'en a reçu que 51,5 millions depuis fin décembre.

Trois vaccins ont été autorisés par l'autorité européenne - ceux de BionNTech/Pfizer, d'AstraZeneca/Oxford et de Moderna - et l'Agence européenne des médicaments (EMA) qui est établie à Amsterdam doit décider jeudi de l'autorisation du produit de Johnson & Johnson, qui ne requiert qu'une seule injection. Le vaccin russe Spoutnik V a franchi la semaine dernière une étape clé pour son déploiement dans l'Union européenne, avec le début de son examen par l'EMA.

La Commission européenne vise 70% d'Européens vaccinés avant la fin de l'été, mais le chemin reste long : au moins 41,4 millions de doses ont été administrées à environ 28,6 millions de personnes, soit 6,4% de la population, selon un comptage réalisé par l'AFP lundi à 12H30 GMT à partir de sources officielles. En outre, 12,8 millions de personnes ont reçu leur deuxième dose, soit 2,9% de la population. L'Allemagne a notamment vacciné en moyenne 203.000 personnes par jour la semaine passée. Au total 6,2% de sa population y a reçu au moins une injection, ce qui représente 7,6 millions de doses administrées sur 10,4 millions livrées. En France, 5,7 millions de doses ont été administrées au 6 mars à 3,8 millions de personnes, soit à 5,6% de la population. A titre de comparaison, le pays le plus en avance, Israël, a déjà injecté des doses à plus de 57% de sa population. Et près de 44% de ses habitants y ont reçu les deux doses.

"Ce n'était pas un cas isolé", a expliqué la cheffe de l'exécutif européen au journal allemand WirtschaftsWoche. Rome avait annoncé jeudi avoir bloqué l'exportation de 250.000 doses du vaccin contre le Covid d'AstraZeneca produites sur le sol européen, arguant notamment d'une "pénurie persistante" et des "retards d'approvisionnement" de ce laboratoire.AstraZeneca n'a à cet égard livré que "moins de 10%" des doses commandées entre décembre et mars, a déploré la cheffe de l'exécutif européen. Cette entreprise suédo-britannique a été vivement critiquée par les gouvernements européens pour des manquements de livraisons, alors qu'elle fournissait au Royaume-Uni le stock promis.C'était la première fois qu'un Etat membre, l'Italie, avait bloqué des exportations via le mécanisme de contrôle mis en place fin janvier par Bruxelles et vivement critiqué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il prévoit que chaque Etat examine les demandes d'autorisation d'exportation pour les vaccins manufacturés sur son territoire, avant de solliciter l'avis de la Commission, auquel il doit se conformer. Le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a toutefois rappelé la semaine passée que l'UE avait une "autre approche" en fournissant en général des vaccins à d'autres pays, contrairement aux Etats-Unis en particulier.Mme von der Leyen a expliqué dans une interview distincte s'attendre à ce que "100 millions de doses par mois" de vaccin contre le Covid soient livrées au deuxième trimestre à l'UE, où les programmes d'immunisation tournent au ralenti. Ainsi, l'Union européenne recevra "au total 300 millions de doses" en avril, mai et juin, a-t-elle assuré au quotidien régional Stuttgarter Nachrichten (sud-ouest), évoquant à la fois une augmentation de la cadence des livraisons et l'autorisation proche de nouveaux produits. Elle dit s'attendre à une livraison de 50 millions de doses en mars alors que jusqu'ici, l'UE, avec ses près de 450 millions d'habitants, n'en a reçu que 51,5 millions depuis fin décembre.Trois vaccins ont été autorisés par l'autorité européenne - ceux de BionNTech/Pfizer, d'AstraZeneca/Oxford et de Moderna - et l'Agence européenne des médicaments (EMA) qui est établie à Amsterdam doit décider jeudi de l'autorisation du produit de Johnson & Johnson, qui ne requiert qu'une seule injection. Le vaccin russe Spoutnik V a franchi la semaine dernière une étape clé pour son déploiement dans l'Union européenne, avec le début de son examen par l'EMA.La Commission européenne vise 70% d'Européens vaccinés avant la fin de l'été, mais le chemin reste long : au moins 41,4 millions de doses ont été administrées à environ 28,6 millions de personnes, soit 6,4% de la population, selon un comptage réalisé par l'AFP lundi à 12H30 GMT à partir de sources officielles. En outre, 12,8 millions de personnes ont reçu leur deuxième dose, soit 2,9% de la population. L'Allemagne a notamment vacciné en moyenne 203.000 personnes par jour la semaine passée. Au total 6,2% de sa population y a reçu au moins une injection, ce qui représente 7,6 millions de doses administrées sur 10,4 millions livrées. En France, 5,7 millions de doses ont été administrées au 6 mars à 3,8 millions de personnes, soit à 5,6% de la population. A titre de comparaison, le pays le plus en avance, Israël, a déjà injecté des doses à plus de 57% de sa population. Et près de 44% de ses habitants y ont reçu les deux doses.