"Supprimer les brevets maintenant ou imposer une suspension ne produirait pas une seule dose (de vaccin) de plus", affirmé Thomas Cueni, le président de la Fédération internationale de l'industrie pharmaceutique (Ifpma) lors d'un point de presse virtuel avec l'Association des correspondants accrédités auprès des Nations unies. "C'est avant tout une question de savoir-faire, de qualification", a-t-il dit, reprenant des arguments maintes fois répétés ces derniers mois, et depuis une initiative de l'Inde et de l'Afrique du sud auprès de l'Organisation mondiale du commerce pour suspendre les brevets afin de pouvoir faire fabriquer plus de vaccins dans plus d'endroits.

Une centaine de pays se disent en faveur de cette exemption, mais les Etats-Unis, l'Union européenne et la Suisse, autant de pays où se trouvent les sièges de géants pharmaceutiques, y sont opposés.

Jim Robinson, qui est en charge de la stratégie de fabrication des vaccins anti-Covid auprès de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi), n'est pas favorable non plus à cette initiative, insistant sur "la complexité liée à la fabrication de produits biologiques". "Il ne s'agit pas ici de créer de la pénurie pour faire grimper les prix", a-t-il affirmé lors de la conférence de presse, soulignant qu'il fallait être certain de la qualité des vaccins produits face à un scepticisme grandissant envers l'immunisation.

"Il ne s'agit pas ici de créer de la pénurie pour faire grimper les prix

L'industrie pharmaceutique pense pouvoir produire 10 milliards de doses de vaccins anti-Covid cette année, soit le double de la capacité de fabrication de 2019, tous vaccins confondus.

M. Cueni a déclaré que l'on sous-estime la difficulté de produire un vaccin, soulignant que les incidents sont fréquents en raison de la complexité des processus et que cela rend les estimations des volumes de production très incertaines.

Lundi, le patron de l'OMS a accusé certains pays riches de "saper" le dispositif de distribution de vaccins anti-Covid, Covax, destiné notamment aux pays défavorisés, en persistant à approcher directement les fabricants pour avoir accès à davantage de doses. Thomas Cueni a rétorqué que des groupes avaient ouvert leurs sites à des rivaux pour produire plus. "Nous avons du mal à répondre aux exigences d'équité mais il n'est tout simplement pas possible d'appuyer sur un bouton et d'avoir 10 milliards" de doses.

"Supprimer les brevets maintenant ou imposer une suspension ne produirait pas une seule dose (de vaccin) de plus", affirmé Thomas Cueni, le président de la Fédération internationale de l'industrie pharmaceutique (Ifpma) lors d'un point de presse virtuel avec l'Association des correspondants accrédités auprès des Nations unies. "C'est avant tout une question de savoir-faire, de qualification", a-t-il dit, reprenant des arguments maintes fois répétés ces derniers mois, et depuis une initiative de l'Inde et de l'Afrique du sud auprès de l'Organisation mondiale du commerce pour suspendre les brevets afin de pouvoir faire fabriquer plus de vaccins dans plus d'endroits.Une centaine de pays se disent en faveur de cette exemption, mais les Etats-Unis, l'Union européenne et la Suisse, autant de pays où se trouvent les sièges de géants pharmaceutiques, y sont opposés.Jim Robinson, qui est en charge de la stratégie de fabrication des vaccins anti-Covid auprès de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi), n'est pas favorable non plus à cette initiative, insistant sur "la complexité liée à la fabrication de produits biologiques". "Il ne s'agit pas ici de créer de la pénurie pour faire grimper les prix", a-t-il affirmé lors de la conférence de presse, soulignant qu'il fallait être certain de la qualité des vaccins produits face à un scepticisme grandissant envers l'immunisation.L'industrie pharmaceutique pense pouvoir produire 10 milliards de doses de vaccins anti-Covid cette année, soit le double de la capacité de fabrication de 2019, tous vaccins confondus.M. Cueni a déclaré que l'on sous-estime la difficulté de produire un vaccin, soulignant que les incidents sont fréquents en raison de la complexité des processus et que cela rend les estimations des volumes de production très incertaines.Lundi, le patron de l'OMS a accusé certains pays riches de "saper" le dispositif de distribution de vaccins anti-Covid, Covax, destiné notamment aux pays défavorisés, en persistant à approcher directement les fabricants pour avoir accès à davantage de doses. Thomas Cueni a rétorqué que des groupes avaient ouvert leurs sites à des rivaux pour produire plus. "Nous avons du mal à répondre aux exigences d'équité mais il n'est tout simplement pas possible d'appuyer sur un bouton et d'avoir 10 milliards" de doses.