De plus en plus de pays envisagent d'administrer une troisième dose du vaccin contre le covid. La Belgique n'a pas encore pris de décision, mais étudie la question.
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De plus en plus de pays envisagent d'administrer une troisième dose du vaccin contre le covid. La Belgique n'a pas encore pris de décision, mais étudie la question.La Suède Le pays prévoit de proposer une dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 à "une grande partie de la population" en 2022, même si elle pourrait commencer par des populations vulnérables dès cet automne, ont annoncé mardi les autorités sanitaires. La décision finale n'est toutefois pas encore prise, a annoncé l'Agence de santé publique.L'Allemagne L'Allemagne va proposer dès le 1er septembre l'administration d'une dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 aux populations âgées et vulnérables, ainsi qu'aux personnes qui n'ont pas reçu de vaccin à ARN messager, a décidé lundi le ministère de la Santé. "Les vaccinations de rappel seront réalisées avec l'un des deux vaccins à ARN messager", indique le ministère selon lequel cette décision est "dans l'intérêt des soins de santé préventifs". Le ministère explique s'appuyer sur des études récentes montrant que "la réponse immunitaire est réduite ou en déclin rapide après une vaccination complète contre le Covid-19" chez certaines populations, "en particulier pour les patients immunodéprimés, ainsi que les personnes très âgées et celles nécessitant des soins". À partir de septembre, ce rappel sera notamment proposé dans les maisons de retraite, les structures d'aide à l'insertion et autres hébergements accueillant des groupes vulnérables. Les médecins traitants seront invités à faire de même auprès de leurs patients immunodéprimés. La nouvelle injection interviendra "généralement au moins six mois" après la première vaccination complète, quel quel que soit le type de vaccin qui a été utilisé initialement.Un autre groupe se voit également recommander un rappel : ceux qui ont été vaccinés avec les vaccins d'AstraZeneca et Johnson & Johnson. Ils se verront proposer une dose supplémentaire d'un vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNTech ou Moderna).IsraëlCes dernières semaines, le nombre de contaminations, puis d'hospitalisations, est reparti à la hausse en Israël avec la propagation du variant Delta chez des adultes non vaccinés, mais aussi chez des personnes vaccinées il y a plus de six mois. Pour la première fois depuis avril, plus de 200 personnes présentant des symptômes graves sont hospitalisées.En raison de cette hausse, le Premier ministre, Naftali Bennett, a annoncé jeudi une campagne autorisant l'administration d'une troisième dose aux personnes âgées de plus de 60 ans, les premières victimes du Covid-19. Selon le ministère israélien de la Santé, l'efficacité du vaccin Pfizer/BioNTech a diminué contre le variant delta.Les études préliminaires parmi les personnes vaccinées il y a six mois révèlent que le vaccin Pfizer n'est efficace qu'à 16 % contre le variant delta. Une étude datant de début juillet montre que Pfizer a obtenu un taux d'efficacité de 64 % contre les infections symptomatiques en Israël le mois dernier. Au début de la campagne de vaccination, ce taux était encore supérieur à 90 %. Un rapport du 22 juillet donne même un taux d'efficacité de seulement 40%, alors que la variante delta représente 90% des infections en Israël. L'efficacité contre la maladie grave chez les personnes âgées de 60 ans et plus a également chuté, passant de 97 à 81 %.Le Royaume-Uni Dès le mois prochain, 32 millions de résidents du Royaume-Uni pourront bénéficier d'une troisième dose d'un vaccin contre le coronavirus, rapporte le quotidien national The Telegraph.A ce jour, le schéma vaccinal complet outre-Manche porte sur deux doses d'un vaccin contre le coronavirus. Mais vu la propagation du variant delta du virus, et la diminution escomptée de l'efficacité du vaccin dans le temps, une troisième dose est envisagée. Les Britanniques pourraient dès le 6 septembre prochain déjà prétendre à une nouvelle injection. Selon The Telegraph, 2,5 millions de nouvelles doses seraient alors administrées par semaine. Et la Belgique ? En Belgique, aucune décision quant à l'administration d'une troisième dose n'a encore été prise, mais la taskforce vaccination étudie la question. "D'un point de vue immunologique et d'après des études scientifiques préliminaires, il semble qu'un vaccin de rappel soit nécessaire pour maintenir un niveau adéquat d'immunité individuelle contre le SRAS-CoV-2 après la primo-vaccination, indique la taskforce. En particulier pour les groupes présentant les risques les plus élevés, comme les patients oncologiques, ce rappel sera probablement indiqué. Les groupes à risque auraient donc besoin également d'un vaccin de rappel afin d'augmenter la protection contre une grave infection COVID-19 et veiller ainsi à limiter la pression sur le système de soins ." Elle rappelle que de nombreuses incertitudes subsistent "quant aux groupes-cibles concernés, quant au timing des éventuelles vaccinations ou encore, quant aux caractéristiques des vaccins en cours de développement ou à développer." Contrairement à l'administration des deux premières doses du vaccin, l'injection d'une troisième dose passerait par les services de santé traditionnels tels que les généralistes, la médecine du travail et la médecine scolaire et les pharmacies."Cupidité" Il y a quinze jours, le patron de l'OMS dénonçait la "cupidité" de ceux qui pensent déjà à l'injection d'une troisième dose de vaccin anti-Covid, dont la nécessité est loin d'être prouvée scientifiquement, quand une bonne partie du monde attend son premier vaccin."Si la solidarité ne fonctionne pas, il y a un mot pour expliquer la prolongation de l'agonie de ce monde, cette prise d'otage par le virus... c'est la cupidité", a déclaré le directeur général de l'organisation onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il a dénoncé le fossé mondial dans les livraisons de vaccins qui sont "irrégulières et inégales". "Certains pays, certaines régions sont en train de commander des millions de doses de rappel tandis que d'autres n'ont pas pu vacciner leurs personnels soignants et les parties les plus vulnérables de leur population", avait-il déploré.Avec l'AFP