Lors d'une opération exceptionnelle, Levif.be répond à vos interrogations sur le Covid. Aujourd'hui, nous répondons une question sur la ville de Wuhan.

Alors que l'Europe se débat une nouvelle fois avec le virus, on est en droit de se demander comment ça se passe en Chine. Et plus précisément à Wuhan, berceau de l'épidémie. Les habitants ont-ils vraiment repris une vie normale ?

Près de 3.900 personnes sont officiellement décédées du Covid-19 à Wuhan, soit plus de 80% des 4.634 morts recensés par la Chine sur son territoire. Mais depuis cette première vague, la Chine a largement endigué l'épidémie de Covid-19 grâce à des mesures de confinement, de quarantaine, de dépistage, au suivi des cas et au port du masque. On y recense plus qu'une poignée de nouveaux cas par jour.

Aujourd'hui, 11 millions de personnes vivent dans la mégapole. Si c'est là que le virus est apparu l'année dernière, il n'en parait (presque) plus rien aujourd'hui. "L'épidémie semble être un lointain souvenir", rapporte un envoyé spécial du Journal du Dimanche.

Le port du masque n'est plus obligatoire en rue, même si de nombreuses personnes décident encore de le porter. On ne prend plus la température des passants et les applications de traçage n'ont plus lieu d'être.

Pour en arriver là, il faut tout de même rappeler que la ville a subi un confinement extrêmement strict. Du 23 janvier au 8 avril, les habitants n'ont pas été autorisés à quitter leur domicile. Soit 76 jours d'enfermement total. De la nourriture était apportée aux citoyens grâce à l'organisation de comité de quartiers qui en profitaient pour surveiller les moindres déplacements. La mairie a ensuite organisé le dépistage de l'ensemble des 11 millions d'habitants.

Rattraper le temps perdu

Les habitants de Wuhan sont sortis groggy d'un confinement extrêmement dur et entendent bien rattraper le temps perdu. Aujourd'hui, les boites de nuit sont pleines, tout comme les lieux touristiques et culturels. En témoignent les images qui nous parviennent de la ville.

L'activité économique a également retrouvé son niveau d'avant l'épidémie après avoir perdu 40 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre.

Qu'en est-il du marché de Huanan d'où est partie l'épidémie ?

Il est aujourd'hui à l'abandon, caché derrière des palissades. Il devrait être détruit prochainement. On ne vend d'ailleurs plus, officiellement du moins, ni pangolin ni animaux exotiques vivants sur les marchés de Wuhan.

Un premier vol international depuis janvier

Mi-septembre, Wuhan a accueilli son premier vol international depuis janvier. La Chine a en effet drastiquement réduit fin mars ses liaisons aériennes avec le reste du monde afin de limiter l'arrivée de malades pouvant potentiellement relancer l'épidémie sur son territoire.

Les passagers arrivant à Wuhan depuis l'étranger doivent présenter un test négatif de dépistage au coronavirus datant de moins de 72 heures.

La Chine interdit toujours l'entrée du territoire national à la quasi-totalité des étrangers. Les personnes arrivant dans le pays doivent se soumettre à des tests médicaux et à 14 jours de quarantaine dans un hôtel, à leurs frais. Depuis peu, la Chine a décidé de bloquer strictement et jusqu'à nouvel ordre, l'arrivée des voyageurs en provenance de Belgique.

Près de 3.900 personnes sont officiellement décédées du Covid-19 à Wuhan, soit plus de 80% des 4.634 morts recensés par la Chine sur son territoire. Mais depuis cette première vague, la Chine a largement endigué l'épidémie de Covid-19 grâce à des mesures de confinement, de quarantaine, de dépistage, au suivi des cas et au port du masque. On y recense plus qu'une poignée de nouveaux cas par jour.Aujourd'hui, 11 millions de personnes vivent dans la mégapole. Si c'est là que le virus est apparu l'année dernière, il n'en parait (presque) plus rien aujourd'hui. "L'épidémie semble être un lointain souvenir", rapporte un envoyé spécial du Journal du Dimanche. Le port du masque n'est plus obligatoire en rue, même si de nombreuses personnes décident encore de le porter. On ne prend plus la température des passants et les applications de traçage n'ont plus lieu d'être. Pour en arriver là, il faut tout de même rappeler que la ville a subi un confinement extrêmement strict. Du 23 janvier au 8 avril, les habitants n'ont pas été autorisés à quitter leur domicile. Soit 76 jours d'enfermement total. De la nourriture était apportée aux citoyens grâce à l'organisation de comité de quartiers qui en profitaient pour surveiller les moindres déplacements. La mairie a ensuite organisé le dépistage de l'ensemble des 11 millions d'habitants.Les habitants de Wuhan sont sortis groggy d'un confinement extrêmement dur et entendent bien rattraper le temps perdu. Aujourd'hui, les boites de nuit sont pleines, tout comme les lieux touristiques et culturels. En témoignent les images qui nous parviennent de la ville. L'activité économique a également retrouvé son niveau d'avant l'épidémie après avoir perdu 40 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Il est aujourd'hui à l'abandon, caché derrière des palissades. Il devrait être détruit prochainement. On ne vend d'ailleurs plus, officiellement du moins, ni pangolin ni animaux exotiques vivants sur les marchés de Wuhan.Mi-septembre, Wuhan a accueilli son premier vol international depuis janvier. La Chine a en effet drastiquement réduit fin mars ses liaisons aériennes avec le reste du monde afin de limiter l'arrivée de malades pouvant potentiellement relancer l'épidémie sur son territoire. Les passagers arrivant à Wuhan depuis l'étranger doivent présenter un test négatif de dépistage au coronavirus datant de moins de 72 heures.La Chine interdit toujours l'entrée du territoire national à la quasi-totalité des étrangers. Les personnes arrivant dans le pays doivent se soumettre à des tests médicaux et à 14 jours de quarantaine dans un hôtel, à leurs frais. Depuis peu, la Chine a décidé de bloquer strictement et jusqu'à nouvel ordre, l'arrivée des voyageurs en provenance de Belgique.