Il faut remonter à la mi-mai pour trouver un bilan de décès sur 24 heures plus lourd que celui de mardi (1.680 morts le 15 mai). Le pays a par ailleurs de nouveau recensé plus de 60.000 cas d'infection au coronavirus en une journée, après une légère baisse ces deux derniers jours. Le nombre total de cas de Covid-19 diagnostiqués aux Etats-Unis dépasse désormais les 4,34 millions, et le pays déplore plus de 149.000 morts depuis le début de la pandémie, ce qui en fait de loin le plus endeuillé au monde.

Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, les Etats-Unis voient depuis fin juin l'épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l'ouest du pays. Il y a deux semaines, les nouvelles infections diagnostiquées chaque 24 heures ont dépassé les 60.000 durant douze jours consécutifs (dont trois jours à plus de 70.000).

Floride et Californie dépassent New York

La Floride inquiète particulièrement. Avec 186 décès en un jour mardi, elle a dépassé les 6.000 morts au total. Elle est désormais le deuxième Etat à recenser le plus de cas (plus de 440.000 au total), derrière la Californie. Ces deux Etats ont dépassé le nombre d'infections détectées à New York, qui a longtemps été l'épicentre de l'épidémie américaine, mais où elle est désormais sous contrôle.

Face à l'explosion des nouvelles contaminations, les experts craignent que la courbe des morts ne suive la même trajectoire, avec retard, puisque le consensus scientifique est que la vague de décès suit de trois ou quatre semaines celle des infections. Elle a déjà commencé à remonter. En fin de semaine dernière, le nombre de morts recensés avait dépassé la barre des 1.000 décès quatre jours de suite, ce qui n'était pas arrivé depuis fin mai.

Ces niveaux ne sont toutefois pas encore équivalents à ceux enregistrés aux Etats-Unis fin avril, lorsqu'une bonne partie du pays était confinée et que la barre des 2.000 décès journaliers était régulièrement franchie.

Un vaccin américain donne des résultats prometteurs chez les singes

Le vaccin développé par la biotech américaine Moderna en partenariat avec les Instituts nationaux de santé (NIH) a déclenché une réponse immunitaire "robuste" et empêché la réplication du virus dans les poumons et les nez des singes,.

C'est l'un des deux vaccins occidentaux, avec celui de l'université d'Oxford/AstraZeneca, à avoir commencé des essais à grande échelle, sur des milliers de participants humains, dits de phase 3. Le gouvernement de Donald Trump a investi près d'un milliard de dollars pour soutenir son développement.

Sept des huit singes vaccinés dans cette étude, puis exposés délibérément au coronavirus quatre semaines plus tard, n'avaient plus de virus en réplication détectable dans les poumons deux jours plus tard, et aucun des huit n'avait de virus dans le nez, selon les résultats publiés par la revue médicale New England Journal of Medicine. Les scientifiques avaient auparavant constaté que la vaccination, en deux doses séparées de 28 jours, provoquait non seulement la production d'anticorps contre le coronavirus, mais également de lymphocytes T indispensables à la réponse immunitaire.

"C'est la première fois qu'un vaccin expérimental contre le Covid-19 testé sur des primates non-humains démontre sa capacité à produire un contrôle viral rapide dans les voies respiratoires supérieures", se sont félicités les NIH dans un communiqué. Les scientifiques notent par comparaison que le vaccin d'Oxford (fondé sur un adénovirus, alors que celui de Moderna utilise la technologie de l'ARN messager) n'avait pas montré d'effet sur les quantités de virus dans le nez des singes. Réduire la quantité de virus dans les poumons rendrait la maladie moins virulente chez le patient, tandis que la réduction dans le nez devrait faire qu'une personne propage moins le virus autour d'elle.

Mais seuls les essais de phase 3, en cours, permettront de vérifier si l'un et/ou l'autre des vaccins protège les humains. On comparera le taux de contaminations chez les volontaires ayant reçu un placebo à ceux ayant été vraiment vaccinés. Des résultats sont possibles à partir de septembre pour le vaccin Oxford/AstraZeneca, selon le patron du laboratoire, et peut-être à partir d'octobre ou novembre pour l'américain, selon le patron de Moderna.

Il faut remonter à la mi-mai pour trouver un bilan de décès sur 24 heures plus lourd que celui de mardi (1.680 morts le 15 mai). Le pays a par ailleurs de nouveau recensé plus de 60.000 cas d'infection au coronavirus en une journée, après une légère baisse ces deux derniers jours. Le nombre total de cas de Covid-19 diagnostiqués aux Etats-Unis dépasse désormais les 4,34 millions, et le pays déplore plus de 149.000 morts depuis le début de la pandémie, ce qui en fait de loin le plus endeuillé au monde.Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, les Etats-Unis voient depuis fin juin l'épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l'ouest du pays. Il y a deux semaines, les nouvelles infections diagnostiquées chaque 24 heures ont dépassé les 60.000 durant douze jours consécutifs (dont trois jours à plus de 70.000).La Floride inquiète particulièrement. Avec 186 décès en un jour mardi, elle a dépassé les 6.000 morts au total. Elle est désormais le deuxième Etat à recenser le plus de cas (plus de 440.000 au total), derrière la Californie. Ces deux Etats ont dépassé le nombre d'infections détectées à New York, qui a longtemps été l'épicentre de l'épidémie américaine, mais où elle est désormais sous contrôle.Face à l'explosion des nouvelles contaminations, les experts craignent que la courbe des morts ne suive la même trajectoire, avec retard, puisque le consensus scientifique est que la vague de décès suit de trois ou quatre semaines celle des infections. Elle a déjà commencé à remonter. En fin de semaine dernière, le nombre de morts recensés avait dépassé la barre des 1.000 décès quatre jours de suite, ce qui n'était pas arrivé depuis fin mai.Ces niveaux ne sont toutefois pas encore équivalents à ceux enregistrés aux Etats-Unis fin avril, lorsqu'une bonne partie du pays était confinée et que la barre des 2.000 décès journaliers était régulièrement franchie.Le vaccin développé par la biotech américaine Moderna en partenariat avec les Instituts nationaux de santé (NIH) a déclenché une réponse immunitaire "robuste" et empêché la réplication du virus dans les poumons et les nez des singes,. C'est l'un des deux vaccins occidentaux, avec celui de l'université d'Oxford/AstraZeneca, à avoir commencé des essais à grande échelle, sur des milliers de participants humains, dits de phase 3. Le gouvernement de Donald Trump a investi près d'un milliard de dollars pour soutenir son développement.Sept des huit singes vaccinés dans cette étude, puis exposés délibérément au coronavirus quatre semaines plus tard, n'avaient plus de virus en réplication détectable dans les poumons deux jours plus tard, et aucun des huit n'avait de virus dans le nez, selon les résultats publiés par la revue médicale New England Journal of Medicine. Les scientifiques avaient auparavant constaté que la vaccination, en deux doses séparées de 28 jours, provoquait non seulement la production d'anticorps contre le coronavirus, mais également de lymphocytes T indispensables à la réponse immunitaire."C'est la première fois qu'un vaccin expérimental contre le Covid-19 testé sur des primates non-humains démontre sa capacité à produire un contrôle viral rapide dans les voies respiratoires supérieures", se sont félicités les NIH dans un communiqué. Les scientifiques notent par comparaison que le vaccin d'Oxford (fondé sur un adénovirus, alors que celui de Moderna utilise la technologie de l'ARN messager) n'avait pas montré d'effet sur les quantités de virus dans le nez des singes. Réduire la quantité de virus dans les poumons rendrait la maladie moins virulente chez le patient, tandis que la réduction dans le nez devrait faire qu'une personne propage moins le virus autour d'elle.Mais seuls les essais de phase 3, en cours, permettront de vérifier si l'un et/ou l'autre des vaccins protège les humains. On comparera le taux de contaminations chez les volontaires ayant reçu un placebo à ceux ayant été vraiment vaccinés. Des résultats sont possibles à partir de septembre pour le vaccin Oxford/AstraZeneca, selon le patron du laboratoire, et peut-être à partir d'octobre ou novembre pour l'américain, selon le patron de Moderna.