Les propos du président américain seront scrutés lors d'un nouveau point de presse sur le coronavirus prévu mardi en fin d'après-midi dans la salle de presse de la Maison Blanche.

Il y a une semaine, le milliardaire républicain avait, semble-t-il sous l'effet de sondages catastrophiques à l'approche de l'élection du 3 novembre, opéré un virage spectaculaire. Reconnaissant la gravité de la crise sanitaire - "cela va sûrement, malheureusement, empirer avant de s'améliorer" - il avait appelé clairement à porter le masque, et loué ses excellentes relations avec les experts de la "task force" sur le virus.

Mais lundi soir, il a tweeté une vidéo qui avait été supprimée par Facebook un peu plus tôt car elle contenait de "fausses informations" sur les traitements du Covid-19. Dans la foulée, Twitter est également intervenu, supprimant plusieurs messages partagés par le président. "Les tweets comportant la vidéo violent notre politique concernant la désinformation sur le Covid-19", a indiqué à l'AFP un porte-parole du réseau social à l'oiseau bleu.

Cette vidéo montrait un groupe de médecins affirmant, entre autres, que les masques n'étaient pas nécessaires pour arrêter la maladie. Elle faisait par ailleurs longuement la promotion de l'hydroxychloroquine, un médicament antipaludique que Donald Trump a promu à plusieurs reprises mais dont plusieurs études scientifiques ont montré l'inefficacité dans le traitement du Covid-19.

- Fauci ne lit pas les tweets -

Après une amélioration vers la fin du printemps, l'épidémie a repris de plus belle aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec plus de 148.000 morts. La situation est particulièrement inquiétante en Californie, en Floride et au Texas, où les autorités ont été contraintes d'imposer des restrictions à rebours du déconfinement.

Cible, une nouvelle fois, des attaques de la Maison Blanche, le Dr Fauci, directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, a gardé son calme habituel.

"Pouvez-vous continuer à faire votre travail quand le président des Etats-Unis met publiquement en doute votre crédibilité?", lui a demandé sur ABC le journaliste George Stephanopoulos.

"Je ne tweete pas. Je ne lis même pas les tweets", a répondu le célèbre chercheur à l'accent new-yorkais prononcé qui jouit d'une grande popularité aux Etats-Unis. "Je vais juste continuer à faire mon travail quoi qu'il arrive parce que je pense que c'est très important. Nous sommes au milieu d'une crise, d'une pandémie".

Depuis plusieurs jours, Donald Trump assure que la sortie de la crise sanitaire est en vue grâce au "génie" pharmaceutique américain. Lundi, il s'est rendu en Caroline du Nord sur le site de production du vaccin expérimental développé par l'une des sociétés dans lesquelles son gouvernement a investi.

Au total, Washington a dépensé 6,3 milliards depuis mars pour financer des projets concurrents, chez des laboratoires établis comme Johnson & Johnson, Pfizer et AstraZeneca, et chez deux petites sociétés de biotechnologie, Novavax et Moderna.

Le dirigeant a baptisé l'opération "Warp Speed" (un terme de science-fiction signifiant "plus rapide que la vitesse de la lumière") et ne cache pas que son objectif est de vacciner l'Amérique d'abord, loin des discours européens sur le vaccin comme "bien public mondial".

Interrogé sur les recherches en cours sur de possibles vaccins, le Dr Fauci s'est dit "prudemment optimiste" sur des nouvelles positives "à la fin de l'automne et au début de l'hiver".

Les propos du président américain seront scrutés lors d'un nouveau point de presse sur le coronavirus prévu mardi en fin d'après-midi dans la salle de presse de la Maison Blanche.Il y a une semaine, le milliardaire républicain avait, semble-t-il sous l'effet de sondages catastrophiques à l'approche de l'élection du 3 novembre, opéré un virage spectaculaire. Reconnaissant la gravité de la crise sanitaire - "cela va sûrement, malheureusement, empirer avant de s'améliorer" - il avait appelé clairement à porter le masque, et loué ses excellentes relations avec les experts de la "task force" sur le virus.Mais lundi soir, il a tweeté une vidéo qui avait été supprimée par Facebook un peu plus tôt car elle contenait de "fausses informations" sur les traitements du Covid-19. Dans la foulée, Twitter est également intervenu, supprimant plusieurs messages partagés par le président. "Les tweets comportant la vidéo violent notre politique concernant la désinformation sur le Covid-19", a indiqué à l'AFP un porte-parole du réseau social à l'oiseau bleu.Cette vidéo montrait un groupe de médecins affirmant, entre autres, que les masques n'étaient pas nécessaires pour arrêter la maladie. Elle faisait par ailleurs longuement la promotion de l'hydroxychloroquine, un médicament antipaludique que Donald Trump a promu à plusieurs reprises mais dont plusieurs études scientifiques ont montré l'inefficacité dans le traitement du Covid-19. - Fauci ne lit pas les tweets -Après une amélioration vers la fin du printemps, l'épidémie a repris de plus belle aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec plus de 148.000 morts. La situation est particulièrement inquiétante en Californie, en Floride et au Texas, où les autorités ont été contraintes d'imposer des restrictions à rebours du déconfinement.Cible, une nouvelle fois, des attaques de la Maison Blanche, le Dr Fauci, directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, a gardé son calme habituel. "Pouvez-vous continuer à faire votre travail quand le président des Etats-Unis met publiquement en doute votre crédibilité?", lui a demandé sur ABC le journaliste George Stephanopoulos."Je ne tweete pas. Je ne lis même pas les tweets", a répondu le célèbre chercheur à l'accent new-yorkais prononcé qui jouit d'une grande popularité aux Etats-Unis. "Je vais juste continuer à faire mon travail quoi qu'il arrive parce que je pense que c'est très important. Nous sommes au milieu d'une crise, d'une pandémie". Depuis plusieurs jours, Donald Trump assure que la sortie de la crise sanitaire est en vue grâce au "génie" pharmaceutique américain. Lundi, il s'est rendu en Caroline du Nord sur le site de production du vaccin expérimental développé par l'une des sociétés dans lesquelles son gouvernement a investi.Au total, Washington a dépensé 6,3 milliards depuis mars pour financer des projets concurrents, chez des laboratoires établis comme Johnson & Johnson, Pfizer et AstraZeneca, et chez deux petites sociétés de biotechnologie, Novavax et Moderna. Le dirigeant a baptisé l'opération "Warp Speed" (un terme de science-fiction signifiant "plus rapide que la vitesse de la lumière") et ne cache pas que son objectif est de vacciner l'Amérique d'abord, loin des discours européens sur le vaccin comme "bien public mondial".Interrogé sur les recherches en cours sur de possibles vaccins, le Dr Fauci s'est dit "prudemment optimiste" sur des nouvelles positives "à la fin de l'automne et au début de l'hiver".