"Puissance économique et démocratique globale, (l'Union européenne) peut-elle se satisfaire d'une situation où elle n'est pas en mesure d'assurer seule la sécurité et l'évacuation de ses diplomates, de ses ressortissants, de celles et ceux qui seront menacés parce qu'ils les ont assistés", interroge le dirigeant européen.

"Quel autre événement géopolitique majeur doit-on attendre pour amener l'Europe à viser davantage son autonomie de décision et sa capacité d'action?", demande-t-il.

Soulignant la solidarité européenne qui a consisté à emboîter le pas aux États-Unis il y a vingt ans en Afghanistan, l'ancien Premier ministre belge déplore le "bilan tragique" du double objectif qui consistait à éradiquer la menace terroriste et édifier un État stable et démocratique.

"L'État qu'on a patiemment tenté de construire s'est avéré un château de cartes. Et l'attentat à l'aéroport de Kaboul a montré que l'Afghanistan reste un foyer de choix pour un terrorisme qui n'a par ailleurs pas manqué depuis 20 ans d'implanter d'autres bases, notamment en Afrique."

Il souligne le caractère américain de la conclusion d'un accord politique avec les talibans, puis du principe, des modalités et du timing du désengagement militaire. Des décisions "souveraines et certainement légitimes au regard des intérêts américains", mais "ce choix ainsi que la prise rapide de Kaboul par les talibans ont créé cette situation soudaine et chaotique."

"Les implications de cette nouvelle situation ne sont pas identiques pour les États-Unis et pour l'Europe, raison pour laquelle celle-ci devra rapidement effectuer des choix en lien avec ses intérêts stratégiques."

Pour Charles Michel, "le chaos du retrait d'Afghanistan nous oblige à accélérer les réflexions sans tabou sur la défense européenne, en lien avec les discussions entre partenaires de l'OTAN."

"Puissance économique et démocratique globale, (l'Union européenne) peut-elle se satisfaire d'une situation où elle n'est pas en mesure d'assurer seule la sécurité et l'évacuation de ses diplomates, de ses ressortissants, de celles et ceux qui seront menacés parce qu'ils les ont assistés", interroge le dirigeant européen."Quel autre événement géopolitique majeur doit-on attendre pour amener l'Europe à viser davantage son autonomie de décision et sa capacité d'action?", demande-t-il. Soulignant la solidarité européenne qui a consisté à emboîter le pas aux États-Unis il y a vingt ans en Afghanistan, l'ancien Premier ministre belge déplore le "bilan tragique" du double objectif qui consistait à éradiquer la menace terroriste et édifier un État stable et démocratique. "L'État qu'on a patiemment tenté de construire s'est avéré un château de cartes. Et l'attentat à l'aéroport de Kaboul a montré que l'Afghanistan reste un foyer de choix pour un terrorisme qui n'a par ailleurs pas manqué depuis 20 ans d'implanter d'autres bases, notamment en Afrique." Il souligne le caractère américain de la conclusion d'un accord politique avec les talibans, puis du principe, des modalités et du timing du désengagement militaire. Des décisions "souveraines et certainement légitimes au regard des intérêts américains", mais "ce choix ainsi que la prise rapide de Kaboul par les talibans ont créé cette situation soudaine et chaotique." "Les implications de cette nouvelle situation ne sont pas identiques pour les États-Unis et pour l'Europe, raison pour laquelle celle-ci devra rapidement effectuer des choix en lien avec ses intérêts stratégiques." Pour Charles Michel, "le chaos du retrait d'Afghanistan nous oblige à accélérer les réflexions sans tabou sur la défense européenne, en lien avec les discussions entre partenaires de l'OTAN."