La réunion, en présence du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, "a été franche et nécessaire", selon les services de M. Michel, alors que la situation migratoire est critique aux frontières européennes avec la Turquie et les violences continues en Syrie.

Le président du Conseil a réitéré son soutien à la Grèce, à la Bulgarie et à Chypre mais aussi "salué les efforts de la Turquie pour accueillir des millions de réfugiés".

L'accord de 2016 entre l'UE et Ankara "reste la base de notre partenariat migratoire (...) et il est essentiel de réduire les tensions migratoires actuelles aux frontières de l'Europe", a souligné M. Michel, alors que M. Erdogan avait insisté pour recevoir un soutien européen en Syrie.

"L'Europe est prête à accélérer son soutien aux Syriens en Turquie et à leurs communautés d'accueil", a dit le Belge. Il a répété la demande européenne d'un cessez-le-feu et d'une solution politique durables à la crise syrienne de toute urgence. "L'Europe est disposée à fournir une assistance supplémentaire aux personnes déplacées (dans la province syrienne) d'Idleb", a-t-il ajouté en insistant sur l'accès humanitaire et le respect du droit international humanitaire.

"Si les pays européens veulent régler le problème, alors ils doivent apporter leur soutien aux solutions politiques et humanitaires turques en Syrie", avait déclaré M. Erdogan lors d'un discours plut tôt dans la journée à Ankara.

Des dizaines de milliers de personnes ont afflué vers la Grèce depuis que M. Erdogan a ordonné vendredi l'ouverture des frontières de son pays, réveillant en Europe la peur d'une crise migratoire similaire à celle de 2015.

Face à ce nouvel afflux, plusieurs dirigeants européens ont dénoncé un "chantage" d'Ankara qui, aux termes de l'accord de 2016, s'était engagé à lutter contre les passages illégaux en échange notamment d'une aide financière.

Charles Michel., belga
Charles Michel. © belga
La réunion, en présence du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, "a été franche et nécessaire", selon les services de M. Michel, alors que la situation migratoire est critique aux frontières européennes avec la Turquie et les violences continues en Syrie. Le président du Conseil a réitéré son soutien à la Grèce, à la Bulgarie et à Chypre mais aussi "salué les efforts de la Turquie pour accueillir des millions de réfugiés". L'accord de 2016 entre l'UE et Ankara "reste la base de notre partenariat migratoire (...) et il est essentiel de réduire les tensions migratoires actuelles aux frontières de l'Europe", a souligné M. Michel, alors que M. Erdogan avait insisté pour recevoir un soutien européen en Syrie. "L'Europe est prête à accélérer son soutien aux Syriens en Turquie et à leurs communautés d'accueil", a dit le Belge. Il a répété la demande européenne d'un cessez-le-feu et d'une solution politique durables à la crise syrienne de toute urgence. "L'Europe est disposée à fournir une assistance supplémentaire aux personnes déplacées (dans la province syrienne) d'Idleb", a-t-il ajouté en insistant sur l'accès humanitaire et le respect du droit international humanitaire. "Si les pays européens veulent régler le problème, alors ils doivent apporter leur soutien aux solutions politiques et humanitaires turques en Syrie", avait déclaré M. Erdogan lors d'un discours plut tôt dans la journée à Ankara. Des dizaines de milliers de personnes ont afflué vers la Grèce depuis que M. Erdogan a ordonné vendredi l'ouverture des frontières de son pays, réveillant en Europe la peur d'une crise migratoire similaire à celle de 2015. Face à ce nouvel afflux, plusieurs dirigeants européens ont dénoncé un "chantage" d'Ankara qui, aux termes de l'accord de 2016, s'était engagé à lutter contre les passages illégaux en échange notamment d'une aide financière.