Au moins vingt Afghans sont morts au cours des sept derniers jours à l'aéroport de Kaboul et dans ses environs, selon l'estimation de l'Otan. L'Organisation du traité de l'Atlantique nord ne précise pas les circonstances de ces décès.

En début de semaine, plusieurs décès ont été signalés près de l'aéroport. Plusieurs personnes auraient été touchées par des balles. Et, plus tôt dans la journée, le ministère britannique de la Défense a fait état de sept morts dans la foule. L'origine de ces chiffres n'est pas précisée.

L'Otan ajoute que les soldats étrangers se tiennent à l'écart des zones situées autour de l'aéroport pour éviter les affrontements avec les combattants talibans. La foule désespérée à l'extérieur de l'aéroport semble s'agrandir à mesure qu'approche la date limite que le gouvernement américain s'est fixée pour achever la mission d'évacuation, le 31 août. Les Afghans y voient leur dernière chance de fuir le régime taliban.

Mais la foule rend l'accès à l'aéroport de plus en plus difficile. Le président américain Joe Biden avait déjà déclaré la semaine dernière que l'opération pourrait être prolongée au-delà du 31 août, en fonction du nombre de personnes devant encore être évacuées.

Les talibans pointent du doigt les Américains

Les États-Unis sont responsables du chaos à l'aéroport de Kaboul où des milliers d'Afghans continuent désespérément à attendre un vol pour fuir le pays et cela doit cesser "le plus tôt possible", a estimé dimanche un haut responsable taliban.

"L'Amérique, avec toute sa puissance et ses équipements (...), a échoué à ramener l'ordre à l'aéroport. Il y a la paix et le calme dans tout le pays, mais il n'y a que le chaos à l'aéroport de Kaboul (...) Cela doit cesser le plus tôt possible", a déclaré ce responsable, Amir Khan Mutaqi.

Des conditions difficiles sur le terrain, sept civils afghans décédés ce dimanche

Sept civils afghans sont morts dans le chaos qui règne à l'aéroport de Kaboul, capitale de l'Afghanistan, a fait savoir le ministère britannique de la Défense dimanche.

Des dizaines de milliers de personnes tentent désespérément de fuir l'Afghanistan alors que les insurgés talibans ont pris le pouvoir dans le pays. "Les conditions sur le terrain restent très difficiles, mais nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour gérer la situation de la façon la plus sure possible", a fait savoir un porte-parole de la défense britannique dans une déclaration citée par l'agence British Press Association.

Des troupes de plusieurs pays, dont la Belgique aux côtés des USA, de l'Allemagne, du Royaume-Uni ou de la Turquie procèdent à des évacuations depuis l'aéroport de Kaboul.

Des avions de transport C-130H Hercules de l'armée belge ont déjà exfiltré samedi en deux vols quelque 170 personnes d'Afghanistan vers le Pakistan, a annoncé le gouvernement fédéral, organisateur de cette opération d'évacuation "Red Kite". Dans la nuit de samedi à dimanche, les 34 premiers Belges évacués d'Afghanistan sont arrivés à la caserne de Peutie après avoir été rapatriés par un avion néerlandais via Schiphol plus tôt dans la journée.

Le délai pour évacuer Kaboul à temps diminue alors que les USA ont fixé comme date butoir le 31 août pour le retrait de leurs troupes.

Dans les colonnes du Mail on Sunday, le ministre de la Défense Ben Wallace a déclaré qu'"aucune nation ne pourra évacuer tout le monde" du pays contrôlé par les talibans, alors que le temps presse. "Si le calendrier américain est maintenu, nous n'avons pas de temps à perdre pour évacuer la majorité des gens qui attendent", a déclaré le ministre.

"Peut-être que les Américains seront autorisés à rester plus longtemps, et ils auront tout notre soutien s'ils le font", a ajouté le ministre.

Selon le Sunday Times, le ministre des Affaires étrangères britannique, Dominic Raab, cherche à s'entretenir avec son homologue américain, Antony Blinken, pour discuter de la prolongation de cette échéance. L'ancien Premier ministre Tony Blair, qui a engagé la Grande-Bretagne dans la guerre en Afghanistan en 2001 aux côtés des Etats-Unis, a critiqué samedi "l'abandon" du pays par les Occidentaux qu'il a jugé "tragique, dangereux et inutile".

Au moins vingt Afghans sont morts au cours des sept derniers jours à l'aéroport de Kaboul et dans ses environs, selon l'estimation de l'Otan. L'Organisation du traité de l'Atlantique nord ne précise pas les circonstances de ces décès. En début de semaine, plusieurs décès ont été signalés près de l'aéroport. Plusieurs personnes auraient été touchées par des balles. Et, plus tôt dans la journée, le ministère britannique de la Défense a fait état de sept morts dans la foule. L'origine de ces chiffres n'est pas précisée. L'Otan ajoute que les soldats étrangers se tiennent à l'écart des zones situées autour de l'aéroport pour éviter les affrontements avec les combattants talibans. La foule désespérée à l'extérieur de l'aéroport semble s'agrandir à mesure qu'approche la date limite que le gouvernement américain s'est fixée pour achever la mission d'évacuation, le 31 août. Les Afghans y voient leur dernière chance de fuir le régime taliban. Mais la foule rend l'accès à l'aéroport de plus en plus difficile. Le président américain Joe Biden avait déjà déclaré la semaine dernière que l'opération pourrait être prolongée au-delà du 31 août, en fonction du nombre de personnes devant encore être évacuées. Les États-Unis sont responsables du chaos à l'aéroport de Kaboul où des milliers d'Afghans continuent désespérément à attendre un vol pour fuir le pays et cela doit cesser "le plus tôt possible", a estimé dimanche un haut responsable taliban."L'Amérique, avec toute sa puissance et ses équipements (...), a échoué à ramener l'ordre à l'aéroport. Il y a la paix et le calme dans tout le pays, mais il n'y a que le chaos à l'aéroport de Kaboul (...) Cela doit cesser le plus tôt possible", a déclaré ce responsable, Amir Khan Mutaqi.Sept civils afghans sont morts dans le chaos qui règne à l'aéroport de Kaboul, capitale de l'Afghanistan, a fait savoir le ministère britannique de la Défense dimanche. Des dizaines de milliers de personnes tentent désespérément de fuir l'Afghanistan alors que les insurgés talibans ont pris le pouvoir dans le pays. "Les conditions sur le terrain restent très difficiles, mais nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour gérer la situation de la façon la plus sure possible", a fait savoir un porte-parole de la défense britannique dans une déclaration citée par l'agence British Press Association. Des troupes de plusieurs pays, dont la Belgique aux côtés des USA, de l'Allemagne, du Royaume-Uni ou de la Turquie procèdent à des évacuations depuis l'aéroport de Kaboul. Des avions de transport C-130H Hercules de l'armée belge ont déjà exfiltré samedi en deux vols quelque 170 personnes d'Afghanistan vers le Pakistan, a annoncé le gouvernement fédéral, organisateur de cette opération d'évacuation "Red Kite". Dans la nuit de samedi à dimanche, les 34 premiers Belges évacués d'Afghanistan sont arrivés à la caserne de Peutie après avoir été rapatriés par un avion néerlandais via Schiphol plus tôt dans la journée. Le délai pour évacuer Kaboul à temps diminue alors que les USA ont fixé comme date butoir le 31 août pour le retrait de leurs troupes. Dans les colonnes du Mail on Sunday, le ministre de la Défense Ben Wallace a déclaré qu'"aucune nation ne pourra évacuer tout le monde" du pays contrôlé par les talibans, alors que le temps presse. "Si le calendrier américain est maintenu, nous n'avons pas de temps à perdre pour évacuer la majorité des gens qui attendent", a déclaré le ministre. "Peut-être que les Américains seront autorisés à rester plus longtemps, et ils auront tout notre soutien s'ils le font", a ajouté le ministre. Selon le Sunday Times, le ministre des Affaires étrangères britannique, Dominic Raab, cherche à s'entretenir avec son homologue américain, Antony Blinken, pour discuter de la prolongation de cette échéance. L'ancien Premier ministre Tony Blair, qui a engagé la Grande-Bretagne dans la guerre en Afghanistan en 2001 aux côtés des Etats-Unis, a critiqué samedi "l'abandon" du pays par les Occidentaux qu'il a jugé "tragique, dangereux et inutile".