Cette double prise de parole --l'une enregistrée à l'avance, l'autre en direct mais à distance-- promet d'être un temps fort de la grand-messe démocrate, organisée totalement en ligne dans un centre de conférences de Milwaukee dépourvu de militants.

Ce rendez-vous démocratique, étalé sur quatre jours, est censé monter en puissance jusqu'au discours final jeudi de Joe Biden, 77 ans, également absent de Milwaukee, première ville de l'Etat-clé du Wisconsin.

M. Biden a été officiellement investi mardi pour la présidentielle du 3 novembre où il affrontera Donald Trump lors d'un scrutin qui promet bien des surprises étant donné la polarisation politique actuelle en Amérique et la pandémie de Covid-19 qui y sévit.

Kamala Harris, 55 ans, devrait officiellement être intronisée comme candidate à la vice-présidence. Elle prononcera son discours à Wilmington, la ville de M. Biden dans l'Etat du Delaware devenue également celle du QG de sa campagne électorale.

Pour l'ex-procureure générale de Californie, choisie par M. Biden il y a huit jours, il s'agira de la deuxième grande occasion publique de démonter, avec son expérience des réquisitoires, le bilan de trois ans et demi de présidence de Donald Trump.

Le camp démocrate attend de cette fille d'un père jamaïcain et d'une mère indienne, illustrant le rêve américain des immigrés, qu'elle rassemble les votants issus des minorités ethniques, une part de l'électorat qui avait cruellement fait défaut à Hillary Clinton en 2016.

L'ex-candidate malheureuse prendra aussi la parole mercredi. Elle qui a échoué à devenir la première présidente des Etats-Unis sera peut-être témoin de la première accession d'une femme au poste de vice-présidente, si le "ticket" Biden-Harris remporte le scrutin dans 75 jours.

Barack Obama, qui a jusqu'à maintenant soigneusement dosé ses soutiens publics à son ancien vice-président, prononcera le discours phare mercredi soir.

Comme son épouse Michelle deux jours précédemment, il devrait appeler les électeurs à se mobiliser en insistant sur l'enjeu crucial de cette présidentielle, dans un pays où la question "pour ou contre Trump?" prime largement sur "Trump ou Biden?".

L'inconnue plane sur ce que dira M. Obama au sujet de son successeur à la Maison Blanche. Le jeune retraité de l'arène politique, âgé de 59 ans, va rarement au-delà des critiques voilées contre Donald Trump.

En face, l'actuel président républicain aura beau jeu de railler un nouveau discours enregistré, lui qui arpente les estrades de campagne et a joué cette semaine la stratégie de l'effet de contraste, en se rendant dans le Wisconsin et y envoyant mercredi son bras droit, Mike Pence.

L'effacement de M. Biden, la rareté de ses sorties de son domicile et le fait qu'il n'organise pas de conférences de presse sont devenus l'un des principaux arguments des républicains pour tenter d'affaiblir ce grognard de la politique, qui caracole pourtant en tête des sondages.

Cette dichotomie reflète le point de déchirement actuel de la société américaine: celle-ci est tiraillée entre l'appel du camp Trump à reprendre les activités dans un pays qui serait de nouveau en plein essor économique et de l'autre l'écoute du camp démocrate qui décrit un exécutif dépassé par la crise sanitaire et dont la précipitation supposée aggraverait le chaos.

La convention nationale républicaine, très largement virtuelle et revue à la baisse, se tiendra elle la semaine prochaine, du 24 au 27 août.

Cette double prise de parole --l'une enregistrée à l'avance, l'autre en direct mais à distance-- promet d'être un temps fort de la grand-messe démocrate, organisée totalement en ligne dans un centre de conférences de Milwaukee dépourvu de militants.Ce rendez-vous démocratique, étalé sur quatre jours, est censé monter en puissance jusqu'au discours final jeudi de Joe Biden, 77 ans, également absent de Milwaukee, première ville de l'Etat-clé du Wisconsin. M. Biden a été officiellement investi mardi pour la présidentielle du 3 novembre où il affrontera Donald Trump lors d'un scrutin qui promet bien des surprises étant donné la polarisation politique actuelle en Amérique et la pandémie de Covid-19 qui y sévit. Kamala Harris, 55 ans, devrait officiellement être intronisée comme candidate à la vice-présidence. Elle prononcera son discours à Wilmington, la ville de M. Biden dans l'Etat du Delaware devenue également celle du QG de sa campagne électorale.Pour l'ex-procureure générale de Californie, choisie par M. Biden il y a huit jours, il s'agira de la deuxième grande occasion publique de démonter, avec son expérience des réquisitoires, le bilan de trois ans et demi de présidence de Donald Trump.Le camp démocrate attend de cette fille d'un père jamaïcain et d'une mère indienne, illustrant le rêve américain des immigrés, qu'elle rassemble les votants issus des minorités ethniques, une part de l'électorat qui avait cruellement fait défaut à Hillary Clinton en 2016.L'ex-candidate malheureuse prendra aussi la parole mercredi. Elle qui a échoué à devenir la première présidente des Etats-Unis sera peut-être témoin de la première accession d'une femme au poste de vice-présidente, si le "ticket" Biden-Harris remporte le scrutin dans 75 jours.Barack Obama, qui a jusqu'à maintenant soigneusement dosé ses soutiens publics à son ancien vice-président, prononcera le discours phare mercredi soir. Comme son épouse Michelle deux jours précédemment, il devrait appeler les électeurs à se mobiliser en insistant sur l'enjeu crucial de cette présidentielle, dans un pays où la question "pour ou contre Trump?" prime largement sur "Trump ou Biden?".L'inconnue plane sur ce que dira M. Obama au sujet de son successeur à la Maison Blanche. Le jeune retraité de l'arène politique, âgé de 59 ans, va rarement au-delà des critiques voilées contre Donald Trump.En face, l'actuel président républicain aura beau jeu de railler un nouveau discours enregistré, lui qui arpente les estrades de campagne et a joué cette semaine la stratégie de l'effet de contraste, en se rendant dans le Wisconsin et y envoyant mercredi son bras droit, Mike Pence. L'effacement de M. Biden, la rareté de ses sorties de son domicile et le fait qu'il n'organise pas de conférences de presse sont devenus l'un des principaux arguments des républicains pour tenter d'affaiblir ce grognard de la politique, qui caracole pourtant en tête des sondages. Cette dichotomie reflète le point de déchirement actuel de la société américaine: celle-ci est tiraillée entre l'appel du camp Trump à reprendre les activités dans un pays qui serait de nouveau en plein essor économique et de l'autre l'écoute du camp démocrate qui décrit un exécutif dépassé par la crise sanitaire et dont la précipitation supposée aggraverait le chaos.La convention nationale républicaine, très largement virtuelle et revue à la baisse, se tiendra elle la semaine prochaine, du 24 au 27 août.