"Les autorités rwandaises ont le droit de poursuivre de véritables infractions à la sécurité, mais elles ont sapé leur dossier à chaque étape, à commencer par la manière dont elles ont détenu illégalement Paul Rusesabagina, par de multiples violations du droit à un procès équitable", a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l'Afrique centrale à Human Rights Watch, dans un communiqué diffusé lundi soir.

"Sans surprise, nous avons vu une fois de plus que les tribunaux rwandais sont dominés par l'influence politique", a-t-il ajouté "Pour garantir un procès équitable, il est important que les juges et les fonctionnaires de justice respectent et suivent pleinement toutes les normes relatives aux droits de l'homme", a encore déclaré M. Mudge. "Cependant, les graves violations de ces normes au cours du procès de Paul Rusesabagina ont encore compromis la crédibilité du système judiciaire rwandais dans le traitement des affaires jugées politiques", a-t-il ajouté.

La ministre des Affaires étrangères belge Sophie Wilmès avait précédemment aussi estimé que Paul Rusesabagina n'a pas bénéficié d'un procès équitable. L'ancien directeur de l'Hôtel des Mille Collines à Kigali, connu pour avoir permis le sauvetage de plus d'un millier de personnes durant le génocide de 1994, a été reconnu coupable d'avoir formé et financé le Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle accusé d'avoir mené des attaques meurtrières au Rwanda en 2018 et 2019.

La prison à vie avait été requise contre lui mais le tribunal a décidé "de réduire sa peine à 25 ans", a déclaré la juge Beatrice Mukamurenzi, en affirmant que M. Rusesabagina "a reconnu certains des crimes et s'en est excusé" et qu'il s'agit de sa première condamnation. Mais "étant donné qu'il ne s'est pas rendu à son procès, il ne peut y avoir de réduction de ces 25 ans", a précisé Mme Mukamurenzi, l'une des trois juges du tribunal de Kigali, en référence au boycott des audiences par l'accusé et sa défense depuis mars. Après l'annonce de sa culpabilité, sa fille adoptive Carine Kanimba avait dénoncé depuis la Belgique un verdict "décidé" par le président Paul Kagame, l'accusant d'avoir "kidnappé" son père. Une vingtaine d'autres accusés ont aussi été condamnés pour terrorisme lors de ce procès.

"Les autorités rwandaises ont le droit de poursuivre de véritables infractions à la sécurité, mais elles ont sapé leur dossier à chaque étape, à commencer par la manière dont elles ont détenu illégalement Paul Rusesabagina, par de multiples violations du droit à un procès équitable", a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l'Afrique centrale à Human Rights Watch, dans un communiqué diffusé lundi soir. "Sans surprise, nous avons vu une fois de plus que les tribunaux rwandais sont dominés par l'influence politique", a-t-il ajouté "Pour garantir un procès équitable, il est important que les juges et les fonctionnaires de justice respectent et suivent pleinement toutes les normes relatives aux droits de l'homme", a encore déclaré M. Mudge. "Cependant, les graves violations de ces normes au cours du procès de Paul Rusesabagina ont encore compromis la crédibilité du système judiciaire rwandais dans le traitement des affaires jugées politiques", a-t-il ajouté. La ministre des Affaires étrangères belge Sophie Wilmès avait précédemment aussi estimé que Paul Rusesabagina n'a pas bénéficié d'un procès équitable. L'ancien directeur de l'Hôtel des Mille Collines à Kigali, connu pour avoir permis le sauvetage de plus d'un millier de personnes durant le génocide de 1994, a été reconnu coupable d'avoir formé et financé le Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle accusé d'avoir mené des attaques meurtrières au Rwanda en 2018 et 2019. La prison à vie avait été requise contre lui mais le tribunal a décidé "de réduire sa peine à 25 ans", a déclaré la juge Beatrice Mukamurenzi, en affirmant que M. Rusesabagina "a reconnu certains des crimes et s'en est excusé" et qu'il s'agit de sa première condamnation. Mais "étant donné qu'il ne s'est pas rendu à son procès, il ne peut y avoir de réduction de ces 25 ans", a précisé Mme Mukamurenzi, l'une des trois juges du tribunal de Kigali, en référence au boycott des audiences par l'accusé et sa défense depuis mars. Après l'annonce de sa culpabilité, sa fille adoptive Carine Kanimba avait dénoncé depuis la Belgique un verdict "décidé" par le président Paul Kagame, l'accusant d'avoir "kidnappé" son père. Une vingtaine d'autres accusés ont aussi été condamnés pour terrorisme lors de ce procès.