Ces nouvelles normes doivent surtout permettre de lutter contre les problèmes de fraude. Les cartes d'identité et permis de séjour prolifèrent dans l'Union européenne et les règles de sécurité varient fortement d'un pays à l'autre, ce qui accroît le risque de falsification et de fraudes à l'identité. Le phénomène toucherait des centaines de milliers d'Européens, d'après une étude d'impact.

En vertu des règles approuvées mardi, les nouveaux documents d'identité devront avoir le même format que des cartes de crédit et pouvoir être lus par des machines. Ils comprendront nécessairement une photo, ainsi que deux empreintes digitales stockées en format numérique sur une puce.

Un drapeau européen figurera aussi sur ces cartes, qui indiqueront en outre le code du pays membre - BE pour la Belgique - dans lequel elles ont été émises. Leur période de validité minimale sera de cinq ans, tandis que la maximale sera de 10 ans.

L'eurodéputé belge, Gérard Deprez (MR/ALDE), qui négociait au nom du Parlement s'est montré satisfait de l'accord obtenu. "Ce qui était important pour moi, c'était notamment que le symbole des étoiles européennes figure sur ces cartes", a-t-il expliqué, tout en saluant aussi des avancés en matière d'harmonisation du format des documents.

L'une des seules lignes rouges du Conseil - qui rassemble les Etats membres - concernait visiblement l'obligation d'intégration d'empreintes digitales sur toutes les cartes dans l'UE, là où le Parlement aurait préféré laisser le libre choix aux Etats membres. Sur ce point, la position du Conseil a finalement été conservée.

Une proposition du Parlement visant à adopter la couleur bleue pour les cartes d'identité n'a par ailleurs pas été retenue dans l'accord. Ce dernier va désormais devoir être validé par le Conseil et le Parlement européen, en commission et en plénière.