Le parlement a également, par des amendements à la loi sur le budget, drastiquement réduit le financement public des formations bulgares, à moins de quatre mois des élections municipales: l'Etat ne donnera plus qu'un leva (0,50 euro) contre 11 levas (5,50 euros) jusqu'ici versés par voix obtenue aux dernières législatives.

Les dons des particuliers étaient jusqu'à présent plafonnés à 10.000 levas (5.000 euros) tandis que le financement des partis par des entreprises était interdit. Le parlement a autorisé jeudi des dons non plafonnés par des personnes juridiques et des particuliers.

Ce changement aura un impact immédiat sur les municipales en octobre-novembre, à mi-mandat du gouvernement du conservateur Boïko Borissov, au pouvoir de manière quasi-ininterrompue depuis dix ans.

Selon le politologue Daniel Smilov, la nouvelle loi tranche avec le modèle européen dans lequel le financement privé est plafonné, tandis que "l'Etat fournit des ressources financières aux partis pour éviter leur dépendance vis-à-vis des intérêts privés et pour les placer sur un pied d'égalité".

La Bulgarie est régulièrement critiquée par Bruxelles pour ses faibles résultats dans la lutte contre la corruption endémique qui l'affecte.

"Il s'agit d'un nouvel 'impôt corruption' qui compromettra totalement le processus politique", a protesté au parlement le député socialiste (opposition) Dragomir Stoïnev.

Selon le député nationaliste Valeri Simeonov, les entreprises n'auront intérêt qu'à financer les partis au pouvoir "pour gagner des marchés publics et pour éviter une pression administrative".

"Les subventions publiques aux partis ont pour objectif de défendre le pluralisme politique (...) et de servir de barrière contre la corruption", ont protesté dans une déclaration quinze ONG travaillant en Bulgarie, dont Transparency International.

Les Bulgares ont la perception de corruption la plus élevée de l'UE, leur pays occupant le 77e rang sur 180 dans le classement de Transparency pour 2018.

Le parlement a également, par des amendements à la loi sur le budget, drastiquement réduit le financement public des formations bulgares, à moins de quatre mois des élections municipales: l'Etat ne donnera plus qu'un leva (0,50 euro) contre 11 levas (5,50 euros) jusqu'ici versés par voix obtenue aux dernières législatives.Les dons des particuliers étaient jusqu'à présent plafonnés à 10.000 levas (5.000 euros) tandis que le financement des partis par des entreprises était interdit. Le parlement a autorisé jeudi des dons non plafonnés par des personnes juridiques et des particuliers.Ce changement aura un impact immédiat sur les municipales en octobre-novembre, à mi-mandat du gouvernement du conservateur Boïko Borissov, au pouvoir de manière quasi-ininterrompue depuis dix ans.Selon le politologue Daniel Smilov, la nouvelle loi tranche avec le modèle européen dans lequel le financement privé est plafonné, tandis que "l'Etat fournit des ressources financières aux partis pour éviter leur dépendance vis-à-vis des intérêts privés et pour les placer sur un pied d'égalité".La Bulgarie est régulièrement critiquée par Bruxelles pour ses faibles résultats dans la lutte contre la corruption endémique qui l'affecte."Il s'agit d'un nouvel 'impôt corruption' qui compromettra totalement le processus politique", a protesté au parlement le député socialiste (opposition) Dragomir Stoïnev.Selon le député nationaliste Valeri Simeonov, les entreprises n'auront intérêt qu'à financer les partis au pouvoir "pour gagner des marchés publics et pour éviter une pression administrative"."Les subventions publiques aux partis ont pour objectif de défendre le pluralisme politique (...) et de servir de barrière contre la corruption", ont protesté dans une déclaration quinze ONG travaillant en Bulgarie, dont Transparency International.Les Bulgares ont la perception de corruption la plus élevée de l'UE, leur pays occupant le 77e rang sur 180 dans le classement de Transparency pour 2018.