Pour le redémarrage de l'économie, ils ont chargé la Commission d'établir les besoins par Etat et par secteur et de présenter rapidement une proposition de fonds de relance qui pourrait être lié au budget 2021-2027 de l'UE, a indiqué le président du Conseil Charles Michel.

"Nous sommes tous d'accord de travailler à un fonds de relance spécifique, pour dire que c'est urgent et nécessaire, qu'il doit être d'une ampleur suffisante pour l'importance de la crise et qu'il soit orienté vers les secteurs et les régions géographiques de l'Europe qui ont été les plus touchés", a commenté le Belge à l'issue d'une réunion de plus de quatre heures.

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a évoqué la 2e ou 3e semaine de mai pour valider une proposition en collège, après une étroite concertation avec les Etats membres. D'autres sources évoquaient une échéance plus proche: le 6 mai, date de la prochaine réunion des dirigeants européens par vidéoconférence. L'ampleur, le fonctionnement et le financement du fonds n'ont pas fait l'objet d'accords, lors de cette réunion informelle pour laquelle aucune décision n'était d'ailleurs prévue à ce sujet.

"Nous parlons en millier de milliards, pas en milliard", a averti l'Allemande. La Commission envisage de collecter sur les marchés financiers, avec les garanties des Etats membres, des fonds à canaliser vers les Etats via le budget pluriannuel. Ce budget, sur lequel les 27 n'étaient pas encore parvenus à s'entendre avant l'éclatement de la crise du coronavirus, est à ses yeux l'instrument de cohésion et de solidarité le plus fiable.

Ursula Von Der Leyen et Charles Michel, Olivier HOSLET / AFP
Ursula Von Der Leyen et Charles Michel © Olivier HOSLET / AFP

"Un bon équilibre" entre prêts et subsides

Elle a aussi évoqué la nécessité de relever de 1,2% à 2% de la somme des RNB de tous les États membres le plafond jusqu'auquel l'UE peut se financer par ses propres ressources pour effectuer ses paiements. Le débat sur les ressources propres de l'UE, lié notamment aux impôts européens, est l'un des volets les plus sensibles du débat budgétaire.

Les fonds qui seront attribués aux Etats devront présenter "un bon équilibre" entre prêts et subsides, les premiers devant être remboursés au contraire des seconds, dès lors plus représentatifs d'une véritable solidarité.

Quant au plan d'urgence de l'Eurogroupe, il devra être opérationnel le 1er juin prochain, ont demandé les chefs d'Etat et de gouvernement. Ce plan, pour rappel, consiste en des prêts aux Etats membres via le Mécanisme européen de stabilité (MES), des garanties aux entreprises via la Banque européenne d'investissement (BEI) et le programme "SURE" de la Commission en soutien aux plans nationaux de chômage partiel.

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont également validé ce jeudi les principes d'un stratégie commune de déconfinement telle qu'annoncée par la Commission, pour éviter que les Etats membres ne sortent de la crise dans le même désordre qu'ils y sont entrés.

Côté belge, on soulignait "l'approche solidaire" des différents acteurs européens (Commission, conseil, Banque centrale, Eurogroupe, Parlement) dont les Etats membres. L'accord dégagé entre grands argentiers de l'Eurogroupe était déjà "un signal clair vers l'étranger", avant que n'arrivent les engagements pour une mise en oeuvre rapide d'une nouvelle proposition de budget pluriannuel et d'un fonds de relance spécifique, faisait-on valoir.

Pour le redémarrage de l'économie, ils ont chargé la Commission d'établir les besoins par Etat et par secteur et de présenter rapidement une proposition de fonds de relance qui pourrait être lié au budget 2021-2027 de l'UE, a indiqué le président du Conseil Charles Michel."Nous sommes tous d'accord de travailler à un fonds de relance spécifique, pour dire que c'est urgent et nécessaire, qu'il doit être d'une ampleur suffisante pour l'importance de la crise et qu'il soit orienté vers les secteurs et les régions géographiques de l'Europe qui ont été les plus touchés", a commenté le Belge à l'issue d'une réunion de plus de quatre heures. La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a évoqué la 2e ou 3e semaine de mai pour valider une proposition en collège, après une étroite concertation avec les Etats membres. D'autres sources évoquaient une échéance plus proche: le 6 mai, date de la prochaine réunion des dirigeants européens par vidéoconférence. L'ampleur, le fonctionnement et le financement du fonds n'ont pas fait l'objet d'accords, lors de cette réunion informelle pour laquelle aucune décision n'était d'ailleurs prévue à ce sujet. "Nous parlons en millier de milliards, pas en milliard", a averti l'Allemande. La Commission envisage de collecter sur les marchés financiers, avec les garanties des Etats membres, des fonds à canaliser vers les Etats via le budget pluriannuel. Ce budget, sur lequel les 27 n'étaient pas encore parvenus à s'entendre avant l'éclatement de la crise du coronavirus, est à ses yeux l'instrument de cohésion et de solidarité le plus fiable. Elle a aussi évoqué la nécessité de relever de 1,2% à 2% de la somme des RNB de tous les États membres le plafond jusqu'auquel l'UE peut se financer par ses propres ressources pour effectuer ses paiements. Le débat sur les ressources propres de l'UE, lié notamment aux impôts européens, est l'un des volets les plus sensibles du débat budgétaire. Les fonds qui seront attribués aux Etats devront présenter "un bon équilibre" entre prêts et subsides, les premiers devant être remboursés au contraire des seconds, dès lors plus représentatifs d'une véritable solidarité. Quant au plan d'urgence de l'Eurogroupe, il devra être opérationnel le 1er juin prochain, ont demandé les chefs d'Etat et de gouvernement. Ce plan, pour rappel, consiste en des prêts aux Etats membres via le Mécanisme européen de stabilité (MES), des garanties aux entreprises via la Banque européenne d'investissement (BEI) et le programme "SURE" de la Commission en soutien aux plans nationaux de chômage partiel. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont également validé ce jeudi les principes d'un stratégie commune de déconfinement telle qu'annoncée par la Commission, pour éviter que les Etats membres ne sortent de la crise dans le même désordre qu'ils y sont entrés.Côté belge, on soulignait "l'approche solidaire" des différents acteurs européens (Commission, conseil, Banque centrale, Eurogroupe, Parlement) dont les Etats membres. L'accord dégagé entre grands argentiers de l'Eurogroupe était déjà "un signal clair vers l'étranger", avant que n'arrivent les engagements pour une mise en oeuvre rapide d'une nouvelle proposition de budget pluriannuel et d'un fonds de relance spécifique, faisait-on valoir.