Des sources du ministère de la Santé ont indiqué vendredi soir que les Pouilles, la Sardaigne, la Sicile, l'Ombrie et la province autonome de Bolzano seraient à partir de dimanche au niveau d'alerte d'"orange" (risque moyen), tandis que tout le reste de l'Italie serait au niveau "jaune" (risque modéré).

Pour une région, être dans le jaune ouvre la voie à la réouverture des bars et restaurants en journée et facilite les déplacements. En outre les musées peuvent rouvrir dans ces régions, mais seulement en semaine, pas le weekend.

Cet assouplissement représente un hiatus avec la tendance générale des autres pays européens, qui au contraire mettent en oeuvre des restrictions plus sévères. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti jeudi qu'il était "trop tôt pour assouplir" les restrictions en raison de la circulation "encore très élevée" du virus. "L'Italie est à contre-courant", a confirmé Walter Ricciardi, un expert en santé publique qui conseille le ministère italien de la Santé face à la pandémie. "Actuellement il est extrêmement difficile de proposer des mesures plus sévères en raison de la résistance des politiques et de l'opinion publique", a-t-il expliqué à l'AFP.

La France, confrontée au même défi, envisage un troisième confinement, et le président Emmanuel Macron devrait annoncer de nouvelles mesures ce week-end ou lundi. L'Italie, premier pays européen durement touché par la première vague de coronavirus, a enregistré près de 88.000 morts depuis le début de la pandémie, et la troisième économie de la zone euro a plongé dans sa pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Les dirigeants italiens sont actuellement monopolisés par la crise politique provoquée par la démission mardi du Premier ministre Giuseppe Conte, qui expédie les affaires courantes en attendant que le président de la République Sergio Mattarella annonce sa décision sur la suite à donner: renommer M. Conte, désigner un nouveau chef de gouvernement ou provoquer des élections anticipées.

"Nous sommes en guerre (...) et si nous devions faire une comparaison avec la Deuxième Guerre, nous ne serions pas en 1945, mais en 1941", a estimé M. Ricciardi, pour qui la victoire contre le Covid-19 est encore loin. "Si nous n'avons pas un gouvernement disposant des pleins pouvoirs (...) il est clair que la situation risque de devenir encore plus grave", a-t-il ajouté.

Des sources du ministère de la Santé ont indiqué vendredi soir que les Pouilles, la Sardaigne, la Sicile, l'Ombrie et la province autonome de Bolzano seraient à partir de dimanche au niveau d'alerte d'"orange" (risque moyen), tandis que tout le reste de l'Italie serait au niveau "jaune" (risque modéré). Pour une région, être dans le jaune ouvre la voie à la réouverture des bars et restaurants en journée et facilite les déplacements. En outre les musées peuvent rouvrir dans ces régions, mais seulement en semaine, pas le weekend.Cet assouplissement représente un hiatus avec la tendance générale des autres pays européens, qui au contraire mettent en oeuvre des restrictions plus sévères. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti jeudi qu'il était "trop tôt pour assouplir" les restrictions en raison de la circulation "encore très élevée" du virus. "L'Italie est à contre-courant", a confirmé Walter Ricciardi, un expert en santé publique qui conseille le ministère italien de la Santé face à la pandémie. "Actuellement il est extrêmement difficile de proposer des mesures plus sévères en raison de la résistance des politiques et de l'opinion publique", a-t-il expliqué à l'AFP.La France, confrontée au même défi, envisage un troisième confinement, et le président Emmanuel Macron devrait annoncer de nouvelles mesures ce week-end ou lundi. L'Italie, premier pays européen durement touché par la première vague de coronavirus, a enregistré près de 88.000 morts depuis le début de la pandémie, et la troisième économie de la zone euro a plongé dans sa pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale.Les dirigeants italiens sont actuellement monopolisés par la crise politique provoquée par la démission mardi du Premier ministre Giuseppe Conte, qui expédie les affaires courantes en attendant que le président de la République Sergio Mattarella annonce sa décision sur la suite à donner: renommer M. Conte, désigner un nouveau chef de gouvernement ou provoquer des élections anticipées."Nous sommes en guerre (...) et si nous devions faire une comparaison avec la Deuxième Guerre, nous ne serions pas en 1945, mais en 1941", a estimé M. Ricciardi, pour qui la victoire contre le Covid-19 est encore loin. "Si nous n'avons pas un gouvernement disposant des pleins pouvoirs (...) il est clair que la situation risque de devenir encore plus grave", a-t-il ajouté.