Tout comme la Belgique, la France connait, elle aussi, un rebond des contaminations de coronavirus depuis plusieurs semaines, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de deuxième vague mais qui a forcé les autorités à prendre à nouveau des mesures, comme l'obligation du port du masque dans certaines villes. En France métropolitaine, la situation sanitaire est désormais "préoccupante", résume Santé publique France dans son dernier bulletin hebdomadaire publié le 13 août. L'ensemble des indicateurs de suivi de l'épidémie continuent de se dégrader, et la transmission s'accentue. Elle concerne toutes les tranches d'âge et plus particulièrement les jeunes adultes.
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Tout comme la Belgique, la France connait, elle aussi, un rebond des contaminations de coronavirus depuis plusieurs semaines, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de deuxième vague mais qui a forcé les autorités à prendre à nouveau des mesures, comme l'obligation du port du masque dans certaines villes. En France métropolitaine, la situation sanitaire est désormais "préoccupante", résume Santé publique France dans son dernier bulletin hebdomadaire publié le 13 août. L'ensemble des indicateurs de suivi de l'épidémie continuent de se dégrader, et la transmission s'accentue. Elle concerne toutes les tranches d'âge et plus particulièrement les jeunes adultes.Les derniers chiffres publiés lundi par la direction générale de la Santé (DGS) confirment une augmentation du nombre d'admissions à l'hôpital pour Covid-19 en France. Le nombre de patients en réanimation connait, lui aussi, un rebond sensible. Les hôpitaux français ont ainsi admis 234 nouveaux patients atteints de Covid-19 au cours des dernières 24 heures, contre 173 vendredi, jour du dernier point quotidien. 4.925 personnes sont actuellement hospitalisées pour ce motif. "Le nombre de personnes hospitalisées pour COVID est en hausse depuis 3 semaines, notamment chez les moins de 40 ans", souligne le ministère.Les services de réanimation comptent 384 personnes hospitalisées pour infection au coronavirus, soit 17 de plus que vendredi. Le nombre de personnes en réanimation remonte ainsi au niveau constaté le 28 juillet. Depuis le pic atteint le 8 avril, avec 7.148 patients en réanimation, ce chiffre n'a cessé de baisser jusqu'à fin juillet et évolue peu depuis. En France, 30.429 personnes sont décédées depuis le début de l'épidémie, dont 19.924 au sein des établissements hospitaliers et 10.505 en établissements sociaux et médico-sociaux. Le nombre de nouveaux cas positifs détectés a en revanche chuté à 493 au cours des dernières 24 heures, contre plus de 3.000 samedi et dimanche selon Santé publique France et plus de 2.500 au cours des trois jours précédents, selon les chiffres du ministère. Mais le pourcentage de tests positifs a continué à augmenter, à 2,9% contre 2,4% vendredi."En France métropolitaine, le nombre de nouveaux cas de COVID pour 100.000 habitants (incidence) augmente dans toutes les classes d'âge. La hausse est particulièrement marquée chez les 25-35 ans", observe-t-elle aussi. "Près de la moitié de personnes pour lesquelles le test PCR s'est avéré positif ne présentaient aucun symptôme mais étaient donc susceptibles de transmettre le Covid à leurs contacts proches", ajoute-t-elle.Paris et le département des Bouches-du-Rhône sont les zones qui inquiètent davantage les autorités françaises. Elles ont d'ailleurs été classées zones de "circulation active" du coronavirus par un décret. Cela permet à leurs préfets de prendre des mesures supplémentaires, comme limiter la circulation des personnes et des véhicules et ordonner la fermeture provisoire des bars, restaurants, centres commerciaux ou musées notamment, ainsi qu'interdire les marchés. Ce décret, qui modifie et complète les textes régissant les mesures de lutte contre le Covid-19, mises en place depuis la sortie du confinement, entérine également la prolongation de l'interdiction des événements de plus de 5.000 personnes. Jusqu'ici, l'interdiction devait s'achever le 31 août. Le chef du gouvernement a indiqué qu'elle serait prolongée "jusqu'au 30 octobre", une date qui n'est cependant pas précisée dans le décret. Depuis juillet, le nombre de foyers épidémique détectés par semaine augmente, la majorité étant identifiée au sein des entreprises. Face à ce constat, les ­appels se multiplient pour rendre le port du masque obligatoire dans les entreprises et mettre à jour le protocole de déconfinement sur lequel planche le ministère du travail. Le port du masque sera donc "systématisé" dans "tous les espaces clos et partagés" des entreprises en France, a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne."ll est important de noter que nous assistons majoritairement à une circulation du virus hors clusters" précise la DGS au journal Le Monde. "C'est pour cela que le port du masque en extérieur ainsi qu'à l'intérieur, ainsi que les gestes barrières, sont primordiaux afin de stopper cette circulation sur le territoire." (avec AFP)