Ce soir-là, neuf hommes avaient mené une série d'attaques aux abords du Stade de France de Saint-Denis et dans la capitale, à des terrasses de restaurants et dans la salle de concerts du Bataclan, faisant 130 morts et plus de 350 blessés.

Le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, accompagnés par la maire de Paris Anne Hidalgo ainsi que des élus locaux ont assisté vers 09H00 à une première cérémonie au Stade de France, au nord de Paris, où trois premiers jihadistes s'étaient fait exploser, tuant une personne et faisant des dizaines de blessés. La famille de cette victime, Manuel Diaz, était présente. Un cortège doit rallier ensuite les terrasses des bars et restaurants parisiens visées par les fusillades, où 39 personnes ont trouvé la mort: le Carillon et le Petit Cambodge, la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire - où un jihadiste s'était fait exploser - et enfin, la Belle équipe. Le parcours s'achèvera à 11H00 devant le Bataclan, la salle de concerts du XIe arrondissement où 90 personnes ont été assassinées.

Pour la première fois, le président de la République n'assiste pas à la cérémonie. En 2017, Emmanuel Macron, élu quelques mois auparavant, et son prédécesseur François Hollande avaient tous deux rendu hommage aux victimes des attentats en retraçant ce même parcours.

A 12H30, les associations de victimes Life for Paris et 13onze15 ont prévu une cérémonie commémorative devant la mairie du XIe arrondissement, avec des discours, quelques morceaux de musique ainsi qu'un lâcher de ballons. Cette journée se terminera par la remise officielle d'une "médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme", reconnaissance créée en juillet 2016, à des victimes du 13-Novembre à l'hôtel Matignon.

Le maire de Londres Sadiq Khan assistait également aux cérémonies pour "témoigner de l'amitié très forte qui lie leurs deux villes et de leur solidarité mutuelle face au terrorisme", indique-t-on à la Ville de Paris, alors que la capitale anglaise a été touchée elle aussi par plusieurs attentats en 2017 et 2018.

Stress post-traumatique et dépression

Trois ans après, le mois de novembre reste une période compliquée pour de nombreuses victimes et leurs proches. Si certains se terrent chez eux, d'autres fuient Paris et les cérémonies officielles. D'autres encore se font fort de célébrer la vie et se retrouvent dans un bar. "La reconstruction, elle n'est pas terminée, on en a pour toute la vie", confiait en octobre à l'AFP Anne, 45 ans, (prénom modifié) qui était au Bataclan avec son compagnon. "Vous ne vous en remettez jamais. C'est pas une longue maladie, même si la finalité est la même: l'absence de la personne aimée. Mais on l'a tué. C'est injuste", confie Aurore Bonnet, dont le mari Emmanuel a été tué au Bataclan.

Selon des enquêtes menées 6 et 18 mois après les faits auprès de 190 civils (otages, blessés, témoins, proches des victimes) et rendues publiques mardi, 18% de la population exposée aux attentats de janvier 2015 souffrait d'"état de stress post-traumatique" (ESPT) et 20% de troubles dépressifs ou anxieux. 53% d'entre eux ont reçu une aide psychologique dans les 48 heures, mais l'étude note "un défaut de prise en charge" et préconise, "dans la mesure où les troubles de santé mentale touchaient 40% des personnes impactées" d'étendre à tous l'aide psychologique.

Certaines victimes attendent désormais la tenue du procès, qui pourrait avoir lieu en 2020. Malgré l'absence probable des commanditaires, le box des accusés réunira des membres de la cellule qui ont participé à la préparation des attaques et l'unique membre des commandos encore en vie, Salah Abdeslam, actuellement détenu à Fleury-Mérogis. Il avait déposé les trois kamikazes du Stade de France le soir des attaques avant d'abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu'il devait lui aussi mener une attaque-suicide.

Ce soir-là, neuf hommes avaient mené une série d'attaques aux abords du Stade de France de Saint-Denis et dans la capitale, à des terrasses de restaurants et dans la salle de concerts du Bataclan, faisant 130 morts et plus de 350 blessés.Le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, accompagnés par la maire de Paris Anne Hidalgo ainsi que des élus locaux ont assisté vers 09H00 à une première cérémonie au Stade de France, au nord de Paris, où trois premiers jihadistes s'étaient fait exploser, tuant une personne et faisant des dizaines de blessés. La famille de cette victime, Manuel Diaz, était présente. Un cortège doit rallier ensuite les terrasses des bars et restaurants parisiens visées par les fusillades, où 39 personnes ont trouvé la mort: le Carillon et le Petit Cambodge, la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire - où un jihadiste s'était fait exploser - et enfin, la Belle équipe. Le parcours s'achèvera à 11H00 devant le Bataclan, la salle de concerts du XIe arrondissement où 90 personnes ont été assassinées.Pour la première fois, le président de la République n'assiste pas à la cérémonie. En 2017, Emmanuel Macron, élu quelques mois auparavant, et son prédécesseur François Hollande avaient tous deux rendu hommage aux victimes des attentats en retraçant ce même parcours.A 12H30, les associations de victimes Life for Paris et 13onze15 ont prévu une cérémonie commémorative devant la mairie du XIe arrondissement, avec des discours, quelques morceaux de musique ainsi qu'un lâcher de ballons. Cette journée se terminera par la remise officielle d'une "médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme", reconnaissance créée en juillet 2016, à des victimes du 13-Novembre à l'hôtel Matignon. Le maire de Londres Sadiq Khan assistait également aux cérémonies pour "témoigner de l'amitié très forte qui lie leurs deux villes et de leur solidarité mutuelle face au terrorisme", indique-t-on à la Ville de Paris, alors que la capitale anglaise a été touchée elle aussi par plusieurs attentats en 2017 et 2018.Trois ans après, le mois de novembre reste une période compliquée pour de nombreuses victimes et leurs proches. Si certains se terrent chez eux, d'autres fuient Paris et les cérémonies officielles. D'autres encore se font fort de célébrer la vie et se retrouvent dans un bar. "La reconstruction, elle n'est pas terminée, on en a pour toute la vie", confiait en octobre à l'AFP Anne, 45 ans, (prénom modifié) qui était au Bataclan avec son compagnon. "Vous ne vous en remettez jamais. C'est pas une longue maladie, même si la finalité est la même: l'absence de la personne aimée. Mais on l'a tué. C'est injuste", confie Aurore Bonnet, dont le mari Emmanuel a été tué au Bataclan.Selon des enquêtes menées 6 et 18 mois après les faits auprès de 190 civils (otages, blessés, témoins, proches des victimes) et rendues publiques mardi, 18% de la population exposée aux attentats de janvier 2015 souffrait d'"état de stress post-traumatique" (ESPT) et 20% de troubles dépressifs ou anxieux. 53% d'entre eux ont reçu une aide psychologique dans les 48 heures, mais l'étude note "un défaut de prise en charge" et préconise, "dans la mesure où les troubles de santé mentale touchaient 40% des personnes impactées" d'étendre à tous l'aide psychologique.Certaines victimes attendent désormais la tenue du procès, qui pourrait avoir lieu en 2020. Malgré l'absence probable des commanditaires, le box des accusés réunira des membres de la cellule qui ont participé à la préparation des attaques et l'unique membre des commandos encore en vie, Salah Abdeslam, actuellement détenu à Fleury-Mérogis. Il avait déposé les trois kamikazes du Stade de France le soir des attaques avant d'abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu'il devait lui aussi mener une attaque-suicide.