Plusieurs dizaines d'associations fédérées au sein de la plate-forme Mirabal Belgium sont à l'initiative de cette mobilisation. Le cortège est parti vers 14H30. Il a arpenté les rues du centre de Bruxelles, en passant par le Mont des Arts et la place de la Chapelle, avant de revenir peu après 15H30 sur la place Poelaert. Les participants ont crié des slogans et ont arboré de multiples banderoles et pancartes avec des messages contre les violences masculines et en faveur de l'indépendance économiques des femmes. "C'est vraiment essentiel de se mobiliser collectivement, les femmes avec les hommes, conter les violences faites aux femmes", estime Emily Burns, coordinatrice de la campagne Rosa. "Pour lutter contre les violences, on a besoin d'avoir une indépendance économique. C''est indispensable. Comment quitter un conjoint violent si on ne peut pas subvenir à ses besoins ? (...) Un salaire décent et des allocations sociales individualisées sont à lier à la lutte contre les violences faites aux femmes. Les femmes gagnent toujours 20% de moins que les hommes. C'est toujours un gouffre énorme".

La section francophone d'Amnesty International a fait valoir son nouveau rapport qui met en balance les différentes législations sur le viols dans 31 pays en Europe. Parmi eux, seuls l'Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique, Chypre, l'Allemagne, l'Islande, le Luxembourg et la Suède définissent les actes sexuels non consentis comme un viol. Les autres se fondent sur l'usage de la force, la contrainte ou l'incapacité de la victime de se défendre. D'après la dernière étude de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, une femme sur 25 dans l'Union européenne a déclaré avoir été victime d'un viol après l'âge de 15 ans. Par ailleurs, le tunnel Stéphanie est rouvert à la circulation, indique Bruxelles Mobilité.

Espagne: des milliers de manifestants contre les violences envers les femmes

Après les défilés en France samedi, des milliers de personnes ont aussi manifesté dimanche à travers l'Espagne à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Les manifestants se sont rassemblés dans de nombreuses villes dont Madrid, Barcelone, Séville, Valence, Bilbao ou Pampelune, dans un pays où la lutte contre les violences sexistes constitue une cause nationale.

"Nous sommes ici pour toutes les femmes assassinées, à Madrid et dans toute l'Espagne. Nous sommes personnellement concernés", a témoigné une manifestante de 60 ans, Rosa Orea, dans le défilé madrilène.

Depuis 2003, 972 femmes sont mortes en Espagne, tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, dont 44 depuis le début de cette année, selon les chiffres du gouvernement.

"Nous faisons ce décompte dans notre pays, mais il s'agit d'un problème mondial", a ajouté cette manifestante, accompagnée de son mari, qui arborait sur son t-shirt le slogan "Madrid sans violences conjugales".

Plusieurs milliers de personnes ont participé au défilé dans la capitale espagnole, des hommes et des femmes de tous âges, venus en famille ou entre amis, criant des slogans comme "Madrid sera le cimetière du sexisme" ou "Nous ne sommes pas toutes là, il manque celles qui ont été assassinées".

"La situation a changé avec notre génération, mais il faut continuer à lutter, parce que cette violence reste plus répandue qu'il n'y paraît", remarquait Sofia Serrano, une étudiante d'une vingtaine d'années.

"Les hommes aussi doivent participer à cette lutte. Ce sont les femmes qui sont les actrices, mais il faut les soutenir", ajoutait son ami Leonardo Capponi.

Depuis plus de dix ans, la lutte contre les violences conjugales est devenue une cause prioritaire en Espagne et le pays s'est doté en 2004 d'une loi contre ce fléau.

Le Premier ministre Pedro Sanchez a rappelé dimanche depuis Bruxelles "l'engagement" de son gouvernement, composé de plus de femmes que d'hommes, à lutter pour "l'éradication" des violences conjugales mais aussi de la "culture sexiste".

Plusieurs dizaines d'associations fédérées au sein de la plate-forme Mirabal Belgium sont à l'initiative de cette mobilisation. Le cortège est parti vers 14H30. Il a arpenté les rues du centre de Bruxelles, en passant par le Mont des Arts et la place de la Chapelle, avant de revenir peu après 15H30 sur la place Poelaert. Les participants ont crié des slogans et ont arboré de multiples banderoles et pancartes avec des messages contre les violences masculines et en faveur de l'indépendance économiques des femmes. "C'est vraiment essentiel de se mobiliser collectivement, les femmes avec les hommes, conter les violences faites aux femmes", estime Emily Burns, coordinatrice de la campagne Rosa. "Pour lutter contre les violences, on a besoin d'avoir une indépendance économique. C''est indispensable. Comment quitter un conjoint violent si on ne peut pas subvenir à ses besoins ? (...) Un salaire décent et des allocations sociales individualisées sont à lier à la lutte contre les violences faites aux femmes. Les femmes gagnent toujours 20% de moins que les hommes. C'est toujours un gouffre énorme". La section francophone d'Amnesty International a fait valoir son nouveau rapport qui met en balance les différentes législations sur le viols dans 31 pays en Europe. Parmi eux, seuls l'Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique, Chypre, l'Allemagne, l'Islande, le Luxembourg et la Suède définissent les actes sexuels non consentis comme un viol. Les autres se fondent sur l'usage de la force, la contrainte ou l'incapacité de la victime de se défendre. D'après la dernière étude de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, une femme sur 25 dans l'Union européenne a déclaré avoir été victime d'un viol après l'âge de 15 ans. Par ailleurs, le tunnel Stéphanie est rouvert à la circulation, indique Bruxelles Mobilité.Espagne: des milliers de manifestants contre les violences envers les femmesAprès les défilés en France samedi, des milliers de personnes ont aussi manifesté dimanche à travers l'Espagne à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.Les manifestants se sont rassemblés dans de nombreuses villes dont Madrid, Barcelone, Séville, Valence, Bilbao ou Pampelune, dans un pays où la lutte contre les violences sexistes constitue une cause nationale."Nous sommes ici pour toutes les femmes assassinées, à Madrid et dans toute l'Espagne. Nous sommes personnellement concernés", a témoigné une manifestante de 60 ans, Rosa Orea, dans le défilé madrilène.Depuis 2003, 972 femmes sont mortes en Espagne, tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, dont 44 depuis le début de cette année, selon les chiffres du gouvernement."Nous faisons ce décompte dans notre pays, mais il s'agit d'un problème mondial", a ajouté cette manifestante, accompagnée de son mari, qui arborait sur son t-shirt le slogan "Madrid sans violences conjugales".Plusieurs milliers de personnes ont participé au défilé dans la capitale espagnole, des hommes et des femmes de tous âges, venus en famille ou entre amis, criant des slogans comme "Madrid sera le cimetière du sexisme" ou "Nous ne sommes pas toutes là, il manque celles qui ont été assassinées"."La situation a changé avec notre génération, mais il faut continuer à lutter, parce que cette violence reste plus répandue qu'il n'y paraît", remarquait Sofia Serrano, une étudiante d'une vingtaine d'années."Les hommes aussi doivent participer à cette lutte. Ce sont les femmes qui sont les actrices, mais il faut les soutenir", ajoutait son ami Leonardo Capponi.Depuis plus de dix ans, la lutte contre les violences conjugales est devenue une cause prioritaire en Espagne et le pays s'est doté en 2004 d'une loi contre ce fléau.Le Premier ministre Pedro Sanchez a rappelé dimanche depuis Bruxelles "l'engagement" de son gouvernement, composé de plus de femmes que d'hommes, à lutter pour "l'éradication" des violences conjugales mais aussi de la "culture sexiste".