On les appelle les "tipping points" ; les points de rupture. A partir d'eux, le climat change de manière radicale et irréversible. Des événements considérés comme des points de rupture sont la fonte des glace rapide au Groenland, qui fait monter le niveau des eaux, le fait que la forêt amazonienne rejette plus de CO2 qu'elle n'en absorbe, et les canicules en Sibérie qui ont fait fondre le sol gelé (pergélisol), ce qui a fait relâcher d'énormes quantités de méthane dans l'air. Un effondrement du Gulf Stream serait également un point de rupture absolument catastrophique.

Mais la fonte des glaces au Groenland ne font pas que monter le niveau des mers. L'eau douce qui en découle se fond dans le courant du Golfe (eau salé), et le perturbe : il ralentit plus vite que ce que les modèles prédisaient. Le système de courants d'Atlantique du Nord, aussi appelé AMOC (circulation méridienne de retournement Atlantique, Atlantic meridional overturning circulation en anglais), régule le cimat : des courants d'eau chaude viennent du Golfe de Mexique vers l'Europe.

L'impact d'un tel effondrement serait total : les pluies diminueraient fortement en Inde, Amérique du Sud et Afrique de l'Ouest, causant des sécheresses. Il y aurait des tempêtes violentes et une baisse des températures sur le continent européen, une hausse du niveau de la mer et des inondations en Amerique du Nord-Est, et la forêt amazonienne ainsi que l'Antarctique seraient davantage en danger.

Des chercheurs de l'Institut de recherche sur l'impact du climat à Potsdam en Allemagne, cités dans leGuardian ont observé des signes qui indiquent cet effondrement. Sur le siècle passé, les courants ont perdu en stabilité. Huit jeux de données différents, sur le taux de sel dans l'eau et sur la température, récoltées sur 150 ans, permettent aux chercheurs de montrer que les courants perdent stabilité à cause de la hausse des températures.

Les courants sont à leur point le plus lent depuis au moins 1.600 ans. Des analyses de carottes glacières des dernières 100.000 années permettent d'analyser l'évolution de ces courants. Ils passent de phases rapides à des phases lentes et faibles. L'augmentation de la température peut faire basculer, de manière brutale, le courant dans la phase lente. L'étude conclut qu'il serait donc en train de basculer vers la phase lente.

Les chercheurs ne savent pas prédire la date de l'effondrement, cela pourrait être dans une dizaine d'années, comme dans quelques siècles, mais le niveau de CO2 à partir duquel l'AMOC s'effondre est connu. Pour les chercheurs, il faudrait alors tout mettre en oeuvre pour éviter les émissions de gaz à effet de serre.

On les appelle les "tipping points" ; les points de rupture. A partir d'eux, le climat change de manière radicale et irréversible. Des événements considérés comme des points de rupture sont la fonte des glace rapide au Groenland, qui fait monter le niveau des eaux, le fait que la forêt amazonienne rejette plus de CO2 qu'elle n'en absorbe, et les canicules en Sibérie qui ont fait fondre le sol gelé (pergélisol), ce qui a fait relâcher d'énormes quantités de méthane dans l'air. Un effondrement du Gulf Stream serait également un point de rupture absolument catastrophique.Mais la fonte des glaces au Groenland ne font pas que monter le niveau des mers. L'eau douce qui en découle se fond dans le courant du Golfe (eau salé), et le perturbe : il ralentit plus vite que ce que les modèles prédisaient. Le système de courants d'Atlantique du Nord, aussi appelé AMOC (circulation méridienne de retournement Atlantique, Atlantic meridional overturning circulation en anglais), régule le cimat : des courants d'eau chaude viennent du Golfe de Mexique vers l'Europe. L'impact d'un tel effondrement serait total : les pluies diminueraient fortement en Inde, Amérique du Sud et Afrique de l'Ouest, causant des sécheresses. Il y aurait des tempêtes violentes et une baisse des températures sur le continent européen, une hausse du niveau de la mer et des inondations en Amerique du Nord-Est, et la forêt amazonienne ainsi que l'Antarctique seraient davantage en danger.Des chercheurs de l'Institut de recherche sur l'impact du climat à Potsdam en Allemagne, cités dans leGuardian ont observé des signes qui indiquent cet effondrement. Sur le siècle passé, les courants ont perdu en stabilité. Huit jeux de données différents, sur le taux de sel dans l'eau et sur la température, récoltées sur 150 ans, permettent aux chercheurs de montrer que les courants perdent stabilité à cause de la hausse des températures.Les courants sont à leur point le plus lent depuis au moins 1.600 ans. Des analyses de carottes glacières des dernières 100.000 années permettent d'analyser l'évolution de ces courants. Ils passent de phases rapides à des phases lentes et faibles. L'augmentation de la température peut faire basculer, de manière brutale, le courant dans la phase lente. L'étude conclut qu'il serait donc en train de basculer vers la phase lente.Les chercheurs ne savent pas prédire la date de l'effondrement, cela pourrait être dans une dizaine d'années, comme dans quelques siècles, mais le niveau de CO2 à partir duquel l'AMOC s'effondre est connu. Pour les chercheurs, il faudrait alors tout mettre en oeuvre pour éviter les émissions de gaz à effet de serre.