C'est une histoire qui remonte à avant le confinement, mais diffusée seulement hier. Une équipe de France 2 a mené l'enquête pour tenter de découvrir les coupables d'un trafic international de déchets qui pollue la campagne française. Une dizaine de villages sont concernés par cette pollution qui représente 800 tonnes de déchets éparpillés sur différents sites en quelques semaines.

Sur place, les autorités ont ouvert une enquête. Les riverains ont également mené la leur, pour découvrir d'où provenaient ces déchets composés de gravats et de déchets ménagers. Il s'avère qu'ils proviennent de la région d'Anvers, d'une des plus grandes déchetteries du pays.

Les riverains ont pu photographier des camions immatriculés en Belgique appartenant à la société de transport et de logistique Jost Group. La société reconnait avoir déversé près de 200 tonnes de déchets aux emplacements indiqués par son client. Contactée, elle se dit victime. "Nous nous considérons comme des victimes au même titre que les communes qui ont été touchées", affirme Véronique Hustin, chargée de communication Jost Transport. "Nous avons déposé une plainte auprès du tribunal de l'entreprise de Bruxelles".

Le gérant de la déchetterie anversoise s'estime également victime de ce trafic. L'entreprise pensait avoir trouvé une filière pour se débarrasser des déchets qu'elle ne sait pas traiter sur place. "Nous avons payé 108 euros la tonne pour nous débarrasser de ces déchets. Ils nous ont dit qu'ils comptaient en recycler une partie et que le reste irait dans différents endroits en France", affirme le gérant.

Ces déchets étaient en principe destinés à l'entreprise française EcoDéchets, basée à Lyon, selon les bons de commande retrouvés par les journalistes de France2. Or, ce sont des faux et le gestionnaire d'EcoDéchets tombe des nues. "Je vais porter plainte parce que c'est une usurpation d'identité", affirme-t-il, outré à la découverte de ces documents.

Le Belge Johnny Demeter est un intermédiaire qui a joué un rôle important dans cette histoire. Il a été payé par la déchetterie anversoise pour récupérer les ordures et les confier au transporteur censé les déposer dans des centres de tri en France. Et bien payé, puisqu'il admet avoir fait un bénéfice de 200.000 euros pour orchestrer ce transfert.

Johnny Demeter., Capture d'écran France 2
Johnny Demeter. © Capture d'écran France 2

Il dément avoir falsifié les bons de livraison et se dit victime d'un autre intermédiaire dont il ne veut révéler l'identité que devant la justice.

Le parquet français a ouvert une enquête pour escroquerie en bande organisée et association de malfaiteurs. Une autre enquête est également en cours chez nous.

C'est une histoire qui remonte à avant le confinement, mais diffusée seulement hier. Une équipe de France 2 a mené l'enquête pour tenter de découvrir les coupables d'un trafic international de déchets qui pollue la campagne française. Une dizaine de villages sont concernés par cette pollution qui représente 800 tonnes de déchets éparpillés sur différents sites en quelques semaines. Sur place, les autorités ont ouvert une enquête. Les riverains ont également mené la leur, pour découvrir d'où provenaient ces déchets composés de gravats et de déchets ménagers. Il s'avère qu'ils proviennent de la région d'Anvers, d'une des plus grandes déchetteries du pays. Les riverains ont pu photographier des camions immatriculés en Belgique appartenant à la société de transport et de logistique Jost Group. La société reconnait avoir déversé près de 200 tonnes de déchets aux emplacements indiqués par son client. Contactée, elle se dit victime. "Nous nous considérons comme des victimes au même titre que les communes qui ont été touchées", affirme Véronique Hustin, chargée de communication Jost Transport. "Nous avons déposé une plainte auprès du tribunal de l'entreprise de Bruxelles". Le gérant de la déchetterie anversoise s'estime également victime de ce trafic. L'entreprise pensait avoir trouvé une filière pour se débarrasser des déchets qu'elle ne sait pas traiter sur place. "Nous avons payé 108 euros la tonne pour nous débarrasser de ces déchets. Ils nous ont dit qu'ils comptaient en recycler une partie et que le reste irait dans différents endroits en France", affirme le gérant. Ces déchets étaient en principe destinés à l'entreprise française EcoDéchets, basée à Lyon, selon les bons de commande retrouvés par les journalistes de France2. Or, ce sont des faux et le gestionnaire d'EcoDéchets tombe des nues. "Je vais porter plainte parce que c'est une usurpation d'identité", affirme-t-il, outré à la découverte de ces documents. Le Belge Johnny Demeter est un intermédiaire qui a joué un rôle important dans cette histoire. Il a été payé par la déchetterie anversoise pour récupérer les ordures et les confier au transporteur censé les déposer dans des centres de tri en France. Et bien payé, puisqu'il admet avoir fait un bénéfice de 200.000 euros pour orchestrer ce transfert. Il dément avoir falsifié les bons de livraison et se dit victime d'un autre intermédiaire dont il ne veut révéler l'identité que devant la justice. Le parquet français a ouvert une enquête pour escroquerie en bande organisée et association de malfaiteurs. Une autre enquête est également en cours chez nous.