Nature et Progrès travaille depuis 2015 sur la question de l'abattage à la ferme, une pratique consistant à effectuer la mise à mort de l'animal sur le lieu de l'élevage pour ensuite confier la dépouille à un abattoir chargé d'assurer son traitement en conditions hygiéniques contrôlées. L'association est récemment parvenue à constituer un groupe d'acteurs, constitué d'éleveurs, consommateurs, vétérinaires et chercheurs.

Ses membres étaient à Nassogne vendredi pour présenter le dossier qu'ils ont rédigé afin de promouvoir ce type d'abattage alternatif. "Les éleveurs spécialisés dans le bio élèvent souvent des races plus rustiques, plus sauvages, particulièrement sensibles au stress de la manutention quand elles sont amenées à l'abattoir", observe Sylvie La Spina, agronome et responsable du projet chez Nature & Progrès. "L'abattage à la ferme permet d'accroître le bien-être de l'animal en lui évitant le transport et la manutention. Ce qui se traduit par une augmentation de la qualité de la viande. Il assure également une plus grande autonomie des éleveurs en leur permettant de se réapproprier cette étape sensible du processus."

Plusieurs méthodes existent: le camion d'abattage mobile regroupant la mise à mort et le traitement des carcasses à bord du véhicule, l'abattage dans un bâtiment de ferme ou encore le tir en enclos. Mais des obstacles persistent, comme l'obligation pour les éleveurs d'amener leurs bêtes vivantes à l'abattoir. Le groupe d'acteurs plaide pour une adaptation de la réglementation en dissociant la mise à mort du traitement des carcasses. "L'abattage à la ferme ne remet pas la qualité sanitaire de la viande en cause dans la mesure où le transport des carcasses est bien cadré."

Le dossier doit être soumis aux autorités politiques et institutionnelles.

Nature et Progrès travaille depuis 2015 sur la question de l'abattage à la ferme, une pratique consistant à effectuer la mise à mort de l'animal sur le lieu de l'élevage pour ensuite confier la dépouille à un abattoir chargé d'assurer son traitement en conditions hygiéniques contrôlées. L'association est récemment parvenue à constituer un groupe d'acteurs, constitué d'éleveurs, consommateurs, vétérinaires et chercheurs. Ses membres étaient à Nassogne vendredi pour présenter le dossier qu'ils ont rédigé afin de promouvoir ce type d'abattage alternatif. "Les éleveurs spécialisés dans le bio élèvent souvent des races plus rustiques, plus sauvages, particulièrement sensibles au stress de la manutention quand elles sont amenées à l'abattoir", observe Sylvie La Spina, agronome et responsable du projet chez Nature & Progrès. "L'abattage à la ferme permet d'accroître le bien-être de l'animal en lui évitant le transport et la manutention. Ce qui se traduit par une augmentation de la qualité de la viande. Il assure également une plus grande autonomie des éleveurs en leur permettant de se réapproprier cette étape sensible du processus." Plusieurs méthodes existent: le camion d'abattage mobile regroupant la mise à mort et le traitement des carcasses à bord du véhicule, l'abattage dans un bâtiment de ferme ou encore le tir en enclos. Mais des obstacles persistent, comme l'obligation pour les éleveurs d'amener leurs bêtes vivantes à l'abattoir. Le groupe d'acteurs plaide pour une adaptation de la réglementation en dissociant la mise à mort du traitement des carcasses. "L'abattage à la ferme ne remet pas la qualité sanitaire de la viande en cause dans la mesure où le transport des carcasses est bien cadré." Le dossier doit être soumis aux autorités politiques et institutionnelles.