"On parle beaucoup du lien entre la perte de biodiversité et le covid. Mais ce n'est pas le premier exemple, ni le dernier et encore moins le plus parlant. Pensez à la manière dont l'une des épidémies les plus meurtrières d'Ebola a sans doute démarré: un jeune garçons jouant près d'un arbre dans un village reculé de Guinée. Un arbre infesté de chauves-souris poussées vers ce village parce que 80% des forêts de la région avaient été détruites", a exposé l'Allemande, à l'entame du "One Planet Summit" organisé par la France, la Banque mondiale et les Nations unies.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, n'a pas dit autre chose. "Le covid-19 a remis en lumière de manière brutale le lien entre la perte de biodiversité et le développement des zoonoses", ces maladies qui passent de l'animal à l'homme, notamment en raison des contacts plus fréquents entre espèces causés par la destruction des habitats sauvages. Le Belge a souligné l'impact du commerce d'animaux sauvages. Il a répété son plaidoyer en faveur d'un traité international pour gérer les pandémies.

Aucun des objectifs fixés pour la décennie écoulée en terme de protection de la biodiversité n'a été atteint

Pour le président français Emmanuel Macron, "2021 est l'année de la réconciliation de tous nos défis", avec le congrès mondial de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15), la COP26 pour le climat, la COP contre la désertification. Il a défendu l'idée d'un "sommet de toutes les COP".

Au niveau international, aucun des objectifs fixés pour la décennie écoulée en terme de protection de la biodiversité n'a été atteint, a-t-il rappelé.

L'un des projets sur lesquels se sont engagés certains participants est celui de la Grande Muraille verte en Afrique, vieux de 15 ans et que les intervenants comptent relancer. Des milliers de kilomètres d'arbres sont appelés à former une ceinture verte de Dakar à Djibouti pour endiguer la progression du Sahara, alors que la désertification génère famine, guerres et déplacements de populations.

Un événement avant le sommet a permis de confirmer des promesses pour 11,8 milliards d'euros sur la période 2021-2025 en faveur de ce projet. Mais le sommet en lui-même n'a pas permis de détailler les promesses des participants ni mis beaucoup plus d'argent sur la table.

Concernant la protection des écosystèmes, le sommet veut relancer la "Coalition de la haute ambition pour la nature" - chapeautée par la France, la Grande-Bretagne et le Costa Rica -, avec pour objectif d'y intégrer une cinquantaine de pays, chacun s'engageant à placer 30% de son territoire en espaces protégés.

Sur la question des financements en faveur de la biodiversité, il ambitionne de porter une coalition visant à consacrer 30% des financements publics en faveur du climat à des "solutions basées sur la nature" (reboisement par exemple).

Pour l'ONG Avaaz, ce sommet montre que "les dirigeants mondiaux commencent à se réveiller et à réaliser que la perte de biodiversité est une menace pour notre sécurité alimentaire, nous rend vulnérable aux pandémies et minera tout progrès pour stabiliser le climat". Pour autant, protéger 30% de la Terre "ne va pas assez loin". Greenpeace France pointait du doigt sur Twitter des décisions récentes prises par la France, dont la "réintroduction des néonicotinoïdes".

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) demande d'"interdire la chasse d'espèces menacées".

Cette grand'messe de la biodiversité n'a pas impressionné la militante écologiste Greta Thunberg. Dans un tweet, la jeune Suédoise a qualifié le sommet de "bla-bla" qui risque de consolider des décennies de destructions supplémentaires de la planète.

"On parle beaucoup du lien entre la perte de biodiversité et le covid. Mais ce n'est pas le premier exemple, ni le dernier et encore moins le plus parlant. Pensez à la manière dont l'une des épidémies les plus meurtrières d'Ebola a sans doute démarré: un jeune garçons jouant près d'un arbre dans un village reculé de Guinée. Un arbre infesté de chauves-souris poussées vers ce village parce que 80% des forêts de la région avaient été détruites", a exposé l'Allemande, à l'entame du "One Planet Summit" organisé par la France, la Banque mondiale et les Nations unies. Le président du Conseil européen, Charles Michel, n'a pas dit autre chose. "Le covid-19 a remis en lumière de manière brutale le lien entre la perte de biodiversité et le développement des zoonoses", ces maladies qui passent de l'animal à l'homme, notamment en raison des contacts plus fréquents entre espèces causés par la destruction des habitats sauvages. Le Belge a souligné l'impact du commerce d'animaux sauvages. Il a répété son plaidoyer en faveur d'un traité international pour gérer les pandémies.Pour le président français Emmanuel Macron, "2021 est l'année de la réconciliation de tous nos défis", avec le congrès mondial de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15), la COP26 pour le climat, la COP contre la désertification. Il a défendu l'idée d'un "sommet de toutes les COP". Au niveau international, aucun des objectifs fixés pour la décennie écoulée en terme de protection de la biodiversité n'a été atteint, a-t-il rappelé. L'un des projets sur lesquels se sont engagés certains participants est celui de la Grande Muraille verte en Afrique, vieux de 15 ans et que les intervenants comptent relancer. Des milliers de kilomètres d'arbres sont appelés à former une ceinture verte de Dakar à Djibouti pour endiguer la progression du Sahara, alors que la désertification génère famine, guerres et déplacements de populations. Un événement avant le sommet a permis de confirmer des promesses pour 11,8 milliards d'euros sur la période 2021-2025 en faveur de ce projet. Mais le sommet en lui-même n'a pas permis de détailler les promesses des participants ni mis beaucoup plus d'argent sur la table. Concernant la protection des écosystèmes, le sommet veut relancer la "Coalition de la haute ambition pour la nature" - chapeautée par la France, la Grande-Bretagne et le Costa Rica -, avec pour objectif d'y intégrer une cinquantaine de pays, chacun s'engageant à placer 30% de son territoire en espaces protégés. Sur la question des financements en faveur de la biodiversité, il ambitionne de porter une coalition visant à consacrer 30% des financements publics en faveur du climat à des "solutions basées sur la nature" (reboisement par exemple). Pour l'ONG Avaaz, ce sommet montre que "les dirigeants mondiaux commencent à se réveiller et à réaliser que la perte de biodiversité est une menace pour notre sécurité alimentaire, nous rend vulnérable aux pandémies et minera tout progrès pour stabiliser le climat". Pour autant, protéger 30% de la Terre "ne va pas assez loin". Greenpeace France pointait du doigt sur Twitter des décisions récentes prises par la France, dont la "réintroduction des néonicotinoïdes". La Ligue de protection des oiseaux (LPO) demande d'"interdire la chasse d'espèces menacées".Cette grand'messe de la biodiversité n'a pas impressionné la militante écologiste Greta Thunberg. Dans un tweet, la jeune Suédoise a qualifié le sommet de "bla-bla" qui risque de consolider des décennies de destructions supplémentaires de la planète.