Les résultats de cette étude, à laquelle ont participé des chercheurs de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) sous la houlette du Centre de vol spatial Goddard de la Nasa, ont été publiés jeudi dans une édition spéciale de la revue The Cryosphere.

"La force de ce projet, c'est que pour la première fois la quasi totalité des modèles de calotte glaciaire ont mené des expériences identiques en suivant un même scénario climatique", explique Philippe Huybrechts, glaciologue à la VUB. "Cela nous a permis d'avoir une meilleure idée de l'incertitude causée par les différences dans la dynamique des glaces et les futures conditions océaniques et atmosphériques. Il s'agit d'un grand pas en avant pour l'information du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)."

L'équipe du projet ISMIP6 (pour "Ice Sheet Model Intercomparison Project") a travaillé sur deux scénarios: une hausse rapide des émissions de carbone et une augmentation plus limitée. "L'une des grandes incertitudes concernant la hausse du niveau de la mer réside dans la contribution des eaux issues de la calotte glaciaire", pointe la cheffe de projet, Sophie Nowicki. "En effet, la fonte de la calotte dépend elle-même de l'évolution du climat."

Dans le premier scénario, les chercheurs ont déterminé que l'eau douce de la calotte glaciaire du Groenland provoquerait, d'ici 2100, une augmentation du niveau de la mer d'environ 9 cm supplémentaires (avec une incertitude pour quelque 5 cm). Dans le second scénario, de plus faibles émissions de carbone feraient tout de même grimper le niveau de la mer d'environ 3 cm à l'échelle mondiale (avec une incertitude pour environ 1,5 cm). Cette hausse s'ajoute aux prévisions d'ores et déjà admises comme causes du réchauffement climatique depuis la révolution industrielle.

Du côté de l'Antarctique, les prévisions sont plus compliquées. En Antarctique occidental, les courants océaniques chauds font fondre la base des grandes nappes glaciaires flottantes, tandis que la vaste calotte glaciaire de l'Antarctique oriental pourrait gagner en masse à mesure que des températures plus élevées favorisent les chutes de neige. Les résultats du projet offrent donc un plus large éventail de possibilités: d'une hausse de 30 cm du niveau de la mer d'ici 2100 à une baisse de 8 cm. Les projections régionales montrent que l'impact sera le plus important en Antarctique occidental, où l'augmentation du niveau des eaux atteindra jusqu'à 18 cm en prenant en compte les conditions climatiques les plus chaudes.

Les projections pour les deux calottes glaciaires se situent entre 0 et +20 cm suivant un scénario où les émissions de carbone sont limitées, -4 et +44 cm dans le cas d'une hausse rapide de ces émissions.

Les modèles de la VUB ont été développés il y a plus de 30 ans et sont longtemps restés uniques en leur genre. Ils ont servi de base aux projections concernant le niveau de la mer en lien avec les calottes glaciaires des pôles pour de précédents rapports du GIEC.

Les résultats de cette étude, à laquelle ont participé des chercheurs de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) sous la houlette du Centre de vol spatial Goddard de la Nasa, ont été publiés jeudi dans une édition spéciale de la revue The Cryosphere."La force de ce projet, c'est que pour la première fois la quasi totalité des modèles de calotte glaciaire ont mené des expériences identiques en suivant un même scénario climatique", explique Philippe Huybrechts, glaciologue à la VUB. "Cela nous a permis d'avoir une meilleure idée de l'incertitude causée par les différences dans la dynamique des glaces et les futures conditions océaniques et atmosphériques. Il s'agit d'un grand pas en avant pour l'information du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)." L'équipe du projet ISMIP6 (pour "Ice Sheet Model Intercomparison Project") a travaillé sur deux scénarios: une hausse rapide des émissions de carbone et une augmentation plus limitée. "L'une des grandes incertitudes concernant la hausse du niveau de la mer réside dans la contribution des eaux issues de la calotte glaciaire", pointe la cheffe de projet, Sophie Nowicki. "En effet, la fonte de la calotte dépend elle-même de l'évolution du climat." Dans le premier scénario, les chercheurs ont déterminé que l'eau douce de la calotte glaciaire du Groenland provoquerait, d'ici 2100, une augmentation du niveau de la mer d'environ 9 cm supplémentaires (avec une incertitude pour quelque 5 cm). Dans le second scénario, de plus faibles émissions de carbone feraient tout de même grimper le niveau de la mer d'environ 3 cm à l'échelle mondiale (avec une incertitude pour environ 1,5 cm). Cette hausse s'ajoute aux prévisions d'ores et déjà admises comme causes du réchauffement climatique depuis la révolution industrielle. Du côté de l'Antarctique, les prévisions sont plus compliquées. En Antarctique occidental, les courants océaniques chauds font fondre la base des grandes nappes glaciaires flottantes, tandis que la vaste calotte glaciaire de l'Antarctique oriental pourrait gagner en masse à mesure que des températures plus élevées favorisent les chutes de neige. Les résultats du projet offrent donc un plus large éventail de possibilités: d'une hausse de 30 cm du niveau de la mer d'ici 2100 à une baisse de 8 cm. Les projections régionales montrent que l'impact sera le plus important en Antarctique occidental, où l'augmentation du niveau des eaux atteindra jusqu'à 18 cm en prenant en compte les conditions climatiques les plus chaudes. Les projections pour les deux calottes glaciaires se situent entre 0 et +20 cm suivant un scénario où les émissions de carbone sont limitées, -4 et +44 cm dans le cas d'une hausse rapide de ces émissions. Les modèles de la VUB ont été développés il y a plus de 30 ans et sont longtemps restés uniques en leur genre. Ils ont servi de base aux projections concernant le niveau de la mer en lien avec les calottes glaciaires des pôles pour de précédents rapports du GIEC.