"Des régions telles que le cercle arctique et l'ouest des Etats-Unis ont connu des feux d'une intensité et causant des émissions sans précédent", écrit le service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS) dans une évaluation par satellite des incendies effectuée entre le 1er janvier et le 7 décembre 2020.

"Si 2020 a sans conteste été une année dévastatrice dans les zones les plus affectées par les incendies, les émissions mondiales (dues aux feux) ont été plus basses en raison de meilleures gestions des feux et de mesures d'atténuation", a souligné dans un communiqué le responsable scientifique du CAMS, Mark Parrington.

Mais cette baisse globale, qui se poursuit depuis le début en 2003 du suivi par Copernicus, ne doit pas conduire à "la complaisance, car les incendies dans les régions les plus affectées ont connu une intensité record en raison de conditions plus chaudes et plus sèches", poursuit-il.

En conséquence, "de plus en plus de polluants ont été transportés sur des milliers de kilomètres, affectant la qualité de l'air pour des millions de personnes", souligne encore le scientifique.

En septembre, Copernicus avait ainsi relevé que des fumées des incendies ravageant l'ouest des Etats-Unis avaient atteint l'Europe, à 8.000 kilomètres de distance.

"Dans plusieurs Etats américains, partant de Californie et du Colorado, puis s'étendant à l'Oregon, l'Etat de Washington, l'Utah, le Montana et l'Idaho, les données montrent une activité de dizaines à des centaines de fois plus intenses que les moyennes nationales de 2003-2019", souligne Copernicus.

Dans l'Arctique, dès le mois de septembre, le CAMS "a pu confirmer que les feux d'été avaient établi de nouveaux records d'émissions, avec des panaches de fumée équivalents à plus du tiers de la surface du Canada".

L'Australie a également connu une saison d'incendies très intenses, qui ont dégagé des fumées recouvrant 20 millions de km2, soit environ la surface combinée de la Russie et d'un tiers de l'Europe.

Les épisodes de "méga-feux" très médiatisés sont de plus en plus nombreux, notamment favorisés par des températures en hausse et des sécheresses qui se multiplient selon les scientifiques sous l'effet du réchauffement climatique. D'autres sont notamment causés par des opérations de déforestations, comme en Amazonie.

Mais globalement, depuis 2003 et le début de ses relevés, Copernicus enregistre une baisse des émissions de carbone dues à ces incendies, passées de plus de 2.000 mégatonnes à 1.690 en 2020, après 1.870 mégatonnes en 2019.

"Des régions telles que le cercle arctique et l'ouest des Etats-Unis ont connu des feux d'une intensité et causant des émissions sans précédent", écrit le service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS) dans une évaluation par satellite des incendies effectuée entre le 1er janvier et le 7 décembre 2020. "Si 2020 a sans conteste été une année dévastatrice dans les zones les plus affectées par les incendies, les émissions mondiales (dues aux feux) ont été plus basses en raison de meilleures gestions des feux et de mesures d'atténuation", a souligné dans un communiqué le responsable scientifique du CAMS, Mark Parrington. Mais cette baisse globale, qui se poursuit depuis le début en 2003 du suivi par Copernicus, ne doit pas conduire à "la complaisance, car les incendies dans les régions les plus affectées ont connu une intensité record en raison de conditions plus chaudes et plus sèches", poursuit-il. En conséquence, "de plus en plus de polluants ont été transportés sur des milliers de kilomètres, affectant la qualité de l'air pour des millions de personnes", souligne encore le scientifique. En septembre, Copernicus avait ainsi relevé que des fumées des incendies ravageant l'ouest des Etats-Unis avaient atteint l'Europe, à 8.000 kilomètres de distance."Dans plusieurs Etats américains, partant de Californie et du Colorado, puis s'étendant à l'Oregon, l'Etat de Washington, l'Utah, le Montana et l'Idaho, les données montrent une activité de dizaines à des centaines de fois plus intenses que les moyennes nationales de 2003-2019", souligne Copernicus.Dans l'Arctique, dès le mois de septembre, le CAMS "a pu confirmer que les feux d'été avaient établi de nouveaux records d'émissions, avec des panaches de fumée équivalents à plus du tiers de la surface du Canada". L'Australie a également connu une saison d'incendies très intenses, qui ont dégagé des fumées recouvrant 20 millions de km2, soit environ la surface combinée de la Russie et d'un tiers de l'Europe. Les épisodes de "méga-feux" très médiatisés sont de plus en plus nombreux, notamment favorisés par des températures en hausse et des sécheresses qui se multiplient selon les scientifiques sous l'effet du réchauffement climatique. D'autres sont notamment causés par des opérations de déforestations, comme en Amazonie.Mais globalement, depuis 2003 et le début de ses relevés, Copernicus enregistre une baisse des émissions de carbone dues à ces incendies, passées de plus de 2.000 mégatonnes à 1.690 en 2020, après 1.870 mégatonnes en 2019.