La stratégie wallonne

Le gouvernement, via sa ministre de l'Environnement Céline Tellier (Ecolo), compte développer une "stratégie 360°", ce qui semble aller dans le sens d'une politique transversale. Parmi les objectifs majeurs : stopper le déclin de la biodiversité d'ici à 2030 et développer une agriculture comme une gestion forestière "appuyant les services rendus par les écosystèmes" - là où ceux-ci se font plutôt concurrence pour le moment.
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Le gouvernement, via sa ministre de l'Environnement Céline Tellier (Ecolo), compte développer une "stratégie 360°", ce qui semble aller dans le sens d'une politique transversale. Parmi les objectifs majeurs : stopper le déclin de la biodiversité d'ici à 2030 et développer une agriculture comme une gestion forestière "appuyant les services rendus par les écosystèmes" - là où ceux-ci se font plutôt concurrence pour le moment. L'une des actions phares consiste à compléter le réseau régional des aires strictement protégées, en vue d'atteindre 5 % du territoire régional sous ce statut à l'horizon 2030. "A l'heure actuelle, les réserves naturelles couvrent moins de 1 % du territoire wallon, précise Grégory Mahy, professeur à la faculté Gembloux Agro-Bio Tech de l'ULiège. C'est très largement insuffisant." Il est question aussi d'actions de reméandrage de cours d'eau, de diversifier les essences dans les forêts et d'inclure la biodiversité dans la réforme de la Politique agricole commune. Cette stratégie fera l'objet d'une enquête publique. Le 1er avril dernier, le gouvernement a par ailleurs lancé le programme opérationnel de son projet Yes We Plant, visant à planter 4 000 kilomètres de haies et/ou un million d'arbres en Wallonie, en concertation avec de nombreux secteurs.Le gouvernement veut faire de la capitale une "Région nature", où "tout est mis en oeuvre pour redévelopper la biodiversité", indique le cabinet du ministre de l'Environnement, Alain Maron (Ecolo). Sa stratégie comporte six axes, visant notamment à améliorer la circulation des espèces, à utiliser avec parcimonie le patrimoine foncier existant et à créer de nouveaux éléments urbains insérant de la nature. Pour les particuliers, la Région a mis en place certains soutiens financiers : des primes à la rénovation pour augmenter la biomasse en intérieur d'îlot ou rendre les sols plus perméables, ou encore un appel à projet, Inspirons le quartier, dans lequel des collectifs citoyens peuvent recevoir des subsides pour végétaliser et protéger la biodiversité de leurs rues. Le centre de compétence en gestion écologique de Bruxelles Environnement forme des professionnels et des communes aux pratiques favorisant la biodiversité, tandis qu'un facilitateur nature accompagne particuliers et entreprises à intégrer la nature dans leur bâti.